‹ Souvenirs d'ItalieChapitre 16 sur 38 · SOUVENIR ÉPISODIQUE · texte numérisé non relu

SOUVENIR ÉPISODIQUE

lÂnquenda te&us, et domus^ elpUeensi Uxor, ....

HOKAT. od. xr, lib. If .

Hélas! il faot quitter la terre, ta mtrie, Ta riante maison, ta compagne chérie.

Sterniiur infeUx cœhtmquô

jispieii, etdulee* moriênt nminiêcitur Argots

. YiEOXi.. £neid. lib. X.

L*infortané snccombe. .

Il regarde le ciel ; et moarant, sa pensée Vers son pays natal s'est encore élancée.

Un séjour prolongé à Rome m'avait permis d'étudier à loisir les monumens et les moeurs d'une cité bien vieillie, tout immortelle.

qu'eUe est. Maintes fois , errant de nuit dans le Forum et dans le Colysée , j'avais eu beau jeu à pérorer sur la vanité des choses de ce

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monde. Vivant dans la société des artistes , î^^i »YO|inê qjvQO ei|x œt* OÎ^Tlrt* àm* templative , ce doux /ar^ruente occupé , qui est une véritable existence sous les •climats méridioiiaux. Ce ne fut pas saûs un vif sentiment de regret que je quittai cette Rome que j'avais tant désirée.

Dans le voiturin où je montai à la pointe du Peuple j je trouvai trois voyageurs, un Français qui venait de Naples, une jeune Française qui retoiu*nait dans sa famille, après avoir ^Ité employée au service de la défunte princesse Borghèse , et un marchand de Livoum^ Nous nous rendions tous à Florence par la route de Pérouse, l'une des plus pittoresques de lltalie , et inâniment plus agréable que celW de Sienne.

A Terni nous primes la poste pour aller voir la cascade renommée de Mtarfftora; elle est formée par le FeHno^ rivière quî, venue de» Abrazzes, se précipite d^me hauteur de mHIe pieds. Cette scène de la nature est tout*à-feft admirable , et les montagnes sauvage» qui forment Fencad rement du tabfeau, sont

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de l'élfisl ie plus grandiose. Ta! vu toutes Im cascades célèbres de la Suisse, et je ne crob pas que dans le genre lïiajestueux et terrible, ce pays ait rien à opf>oser à la magnifique chute du Yelitao, si ce n'est peui*étre celle de la Mctndegg^ dans ÏOber^HasslL

En voyage, depuis un temps immémorial, les êtres souvent les plus hétérogtoes suivent Fattraction de la nécessité ; nous ne tardâmes pas, mes compagnons et moi, à nous entendre, et dès la seconde journée nous éticms les meilleurs amis du mondé. Il n'y avait point d'Anglais^ et la connaissance fut bientôt faite. Des Français en pays étranger aiment à par^ 1er leur langue. Le monsieur qui venait de Naples était un homme instruit et de bonnes manières ; b Française avait toute kt vivacité nationale; le Livournais paraissait n'entendre malice que dans son commerce, et noms eût vendu bien cher, si nous l'avions voulu, de faux camées antiques. * On devisait , on contait des: »peotures de voyage , et il y avait par>« ei parwlà lo mot pour rire. /

Emra Spolète et PoUgno neitre hilarité fut

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