‹ Souvenirs d'ItalieChapitre 6 sur 38 · LE PALAIS DE SAINT -MARC · texte numérisé non relu

LE PALAIS DE SAINT -MARC

A VENISB.

LVpuleiicl! d^iine cité de coinmerte s^est changée

«11 anc y)*imttté Mdeuae. .. Ah.' eonmeat s*«8t écKp»

séc tant de gloire!.... Comment se sont anéantis tant

I de traivatnc!... Ainsi donc périssent les onTrages des

hommes! Ainsi a'éTanoniatent les empires et les nations ! VoLKET , Les Ruines » chap. IT«

Les premiers empressemens du voyageur à Venise sont pour la place deSaint-Marc. Là se voient la vénérable basilique consacrée au patron de Venise, et le gothique palais des doges^ Le faste de ces deux édifices commande la surprise et l'admiration.

L'église, avec ses nombreuses coupoles, réalise l'idée que nous nous formons d'une mosquée. Sainte - Sophie de Gonstantinople

i6 l'ec;lise kt le paIÂis

servit en effet de modèle à ce temple chrétieii construit au X® siècle; mais l'architecte fut sans doute mauvais imitateur, car la massive cathédrale vénitienne ne se distingue réellemëiit qu^ par ses formes inusitées et le luie desornemens. Ce luxe est inouï: la façade est revêtue, comme l'intérieur, de mosaïques sur un fond doré, qui, pour être éclatantes, ne sont pas moins d'un goût barbare. Le serpen-* tin, le porphyre, Içs jaspes, les granits, les marbres les plus précieux, les pierres dures les plus rares, l'or, l'argent, le bronze, y sont prodigués à l'iîifitii. On admire particulièrement, au fonddu chœur, deux colonnes en albâtre transparent oriental, qui passent pour les plus belles qui existent. Toutes ces richesses accumulées , dont a hérité le culte chrétien , attestent ce que fut là puissance de la république vénitienne, alors cjue, victorieuse à Lépante , à Candie, elle dictait des lois à l'Orient. Cette puissance détruite ne se retrace plus que dans des souvenirs muets. Une telle magnificence , malheureusement , étoniie , éblouit, sans satisfaire l'œil qui eh est cdmme

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