I.F, SAINT SIKGE, I.RS SCIENCES RT LES BEMX-AUTS i
s'inspiivi' dans le sôjoiu iminorlcl des vertus glorifiées, vous le \oyez copier niisérabfcmont les ignobles figures de lOIynnpe payen.
Léonaid de Vinci. (*) dont Milan possède I admirable c(^ne que les amateurs de la peinture ne manquent jamais d'aller \ isiter dans l'ancien réfectoire des Dominicains, %oulut avant de descendre dans la tombe jiaraitre encore dans Tarène en face des jeunes maîtres et essayer jiour la dernière fois la force de son talent ; il peignit le tableau de la sainte famille, qu'on admire aujourd hui dans la galerie de saint Pétersbourg. Cette œuvre est parfaite sous le lapport du dessin.
Sansovino, (**) ce célèbre sculpteur qui semble faire respirer le bronze, acheva les quatre bas-reliefs de la chapelle de Notre-Dame de Lorette.
Si les beaux-arts curent Icin-s maîtres, l'histoire aussi se glorifie (le posséder de grands hommes : en première ligne nous trouvons un nouveau Tite-Live qui se formait sous le génie protecteur de Léon X: Paul Jove(***) entreprit d'écrire l'expédition de Charles VIII en Italie. L'auteur ne se contente pas d'exposer les é\ énements, il remonte aux causes, apprécie les effets et raisonne sur les mœurs, sur les costumes et sur les institutions des di^•ers peuples dont il a occasion de parler.
(*) Ce C(''ièl)re artiste vit le jour de parenl.s nohie.s dan.s le chàleau de Vinci près dt.' Florence en WV.ï. Ayant éludié la peinture .sous Verrocchio, il surpassa bientôt son niaiire. Comme lui, il aimait mieux à de.ssincr qu'à peindre. Ce fut à ses études de sculpture, qu'il dut le relief et le ntoëlleux qu'il sut si bien accorder dans ses tableaux. \ la demande du prince Louis Srorza,(lue de Milan, il aecepla la direclion de Tacadémie (rarcliiteciore et y inlroduisil le goùl pur et simple des modèles ^rees et romains. Il mourul vers !"an IjiiOà Fontainebleau (tù François I l'avait cond»lé de bienfaits. Son traité de la peinture, écrit en italien, est très estimé.
(•*) Il naquit à Florence en 1179 et :nourul en 1j70.
(***)Ce célèbre liislorien naquit à Cômeeii Lond)anlieen 1 182. Léon .\ pour encouraj^er ses talents le nomma chevalier ei professeur de pliilosophie au f^unnase romain. Ouelque tenqts après il lui êtes e au sié}:;e épiscopal de Nocera et mourut à Florence en l'-i'-ri.
Vers la même époqui; Machiavel (*) dans son livre du prince nous fait connaître une détestable politique. L'écrivain pose la conservation des gouvernements sur des bases évidemment vicieuses, puisqu'il conseille d'employer la force brutale, la ruse, la fraude et le mensonge pour tenir les peuples dans la soumission. C'est un des ouvrages les plus pernicieux qui se soient répandus dans le monde. Machiavel écrivit encore l'histoire de Florence dans le style de Tacite: comme le biographe d"Agricola,il y est concis, sobre d'ornements et profond philosophe. Sa vie se passa toute entière à Florence.
A côté de ces deux écrivains paraît encore le grave Guicciardini (**) dont la plume austère raconte les événements arrivés en Italie depuis lexpédition de Charles VIII. Ce profond philosophe fait intervenir partout la Providence comme arbitre des choses humaines. L historien a été témoin de tout ce qu'il écrit; les charges qu il a remplies lui permirent de pénétrer facilement les causes de tous les événements et de dérouler les replis dans laquelle s'entortille la diplomatie. Quelquefois prolixe, Guicciardini, à limitation de Tite-Live, aime trop les harangues, bien quil en ait souvent qui sont de véritables chefs-d'œuvre.
La linguistique prit aussi un nouvel essor grâces aux fortes étu-
(*) Machiavel, Nicolas, vit le jour à Florence, (riitie faiiullc iiohio el patricienne. Il niaurnl en l'iiiT, pauvre et (lisf^racié de son parti, à I âj^e de cinquanle-liuil ans, tué par des remèdes contraires qn'il s'éiaii administrés lui-nièine les croyant cllicaces.
(**)!! naquit à Florence d'une famille nol»lc et ancienne. '\yanl obtenu le ;^rafle de docteur, il expliqua dans sa ville natale avec un rare lalent les institutions de Jnslinien. Il n'avail (pie trente ans, (|ii,ind la république l'envoya, comme ambassadeur, à la cour de Ferdinand, roi d'Arraj^on. Léon X le nomma, en r.)!->, avocat consislorial rjii .saint sié^^c.I'Ius tard on lui conlia le j^ouvernemcnl de Modène e( de lleg^io. Sous (llément Vil, il devint j^'ouverneur de Bologne cl mourut à Florence en LiiO, âgé de :»8 ans.