TERMES D'ARCHÉOLOGIE
Arabesques. Espèce d'ornementation peinte ou sculptée, empruntée aux arts de l'Orient par les Grecs et les Romains : composée d'un mélange d'architecture, de feuilles, de tleurs, de fruits, d'animaux fantastiques ou réels, de figures humaines. Le moyen-âge a donné aux arabesques un caractère particulier. La renaissance, à son tour, les a prodiguées sous toutes les formes dans les édifices élevés sous son ins])iration.
Architrave. Partie de l'entablement qui repo.sc sur le chapiteau dos colonnes.
AUiqjie. Ordre ou étage supérieur d'un édifice, de hauteur moindre que les ordres ou étages inférieurs.
Bas-reliefs. Sculptures ù demi engagées dans le bloc de marbre ou de pierre : les figures de Haut-rclirf en sont presque complètement détachées.
Cannebircs. Sillons arrondis, creusés longitudinalemcnt sur le fût d'une colonne on diin |)ilastre.
Carinlidr. Figure de femme qui soutient une corniche sur sa tête On flonne aussi ce nom à une t(Mi' d Iiouhik' servant d'fMncmf^nt, surtout lor.squ'ellc lient une console
TERMES I)'aiu;iikoi.()(;ii;. o03
Chapiteau. Couronnement posé uu sommet de la colonne.
Comparliments . Dispositions en figuies ou en parties symétriques, tracéessur la surface d'une muraille, d'un pavé, d'un vitrail, d'une voûte, d'un panneau, par des moulures, des dessins, ou même par de simples variétés de couleurs ou de matières.
Corniche. Partie supérieure de l'entablement, ou couronnement composé de moulures plus ou moins riches.
Entablement. Assemblage de moulures qui couronnent un bâtiment ou un ordre d'architecture. 11 est composé de l'architrave, de la frise et de la corniche.
Fresque. Peinture à l'eau appliqué sur un espace fraîchement enduit de mortier.
Frise. Partie de l'entablement située entre l'architrave et la corniche.
Fronton. Corniche triangulaire qui couronne l'entrée dun édifice.
Gothique. Qui vient des Goths. Terme appliqué très improprement à l'architecture ogivale. Il est maintenant consacré par l'usage.
Hémicycle. Mot grec qui signifie demi-cercle.
Mosaïque. Ouvrage de rapport, oii, par le moyen de petites pierres et de petits morceaux de verres différemment colorés, sont représentées des figures et même des tableaux.
Obélisque. Pyramide étroite et longue, faite d'une seule pierre^ élevée pour servir de monument public.
Ogive. Arc curviligne. On ne connaît pas exactement l'étymologie de ce mot. L'ogive en tiers-points s'inscrit dans un triangle équilatéral : on la trace en divisant la corde qui soutend l'arc en trois parties égales et en appuyant la pointe du compas sur les points internes latéraux. Cette forme appartient surtout au treizième siècle.
Ordres. Les ordres grecs sont au nombre de trois : le Dorique, \ Ionique et le Corinthien; les Romains ont ajouté le Toscan et le Composite; ce qui comprend les cinq ordres d architecture admis universellement aujourd hui. L ordre Dorique se fait distinguer par une
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grande sobriété d ornements : il semble appartenir au premier âge de l'art chez les Grecs, et rappelle la simplicité mélancolique etsé- \'ère de larchitecture égyptienne. L'ordre Ionique a été découvert en lonie, pour la construction du fameux temple de Diane, à Ephèse, Tune des merveillesde l'ancien monde. Les proportions de cet ordre sont très belles et ses détails très élégants. L'ordre Corinthien ï\i\ découvert à Gorinthe par GallimagnC;, sculpteur athénien. Son chapiteau est orné de deux rangées de feuilles d'acanthe. La frise peut recevoir des bas-reliefs et la corniche présente des modillons.
L'ordre Toscan est à la fois le plus simple et le moins orné de tous. Les colonnes n'y sont jamais ornées de cannelures ; le chapiteau ne se fait remarquer que par quelques moulures rares et simples, et la frise ne reçoit jamais d'ornements. On n'emploie cet ordre que pour les édifices qui exigent une grande solidité.
L'ordre Composite^, qu'on appelle quekjuefois ordre romain, pour mieux attester son origine, dût sa naissance au goût de luxe et de magnificence qui se répandit à Rome après la conquête des provinces grecques. On pense que ce fut sous l'empire d Auguste que les artistes romains, pour donner à leurs édifices plus de grâce, réunirent les caractères des deux plus beaux ordres grecs pour n'en composer qu'un seul. Il a été nommé Composite, parce que son chapiteau est composé de la belle corbeille d'acanthe, du chapiteau Corinthien et des \olutes Ioniques. Cet ordre jicut rece^oil• une glande (|uantit(^ d'ninements,etl'on ne peut nier quil nait une magnificence propre à flatter agréablement la vue.
Péristyle. Galerie haute et couverte, formée autour des grands édifices par des colonnes régulièrement espacées. On appelle quelquefois de ce nom le vestibule de nos églises, (piand il présente en avant une rangée de colonnes.
Portique. Espace composé de voûtes ou d'aicades non fermées et supportées \ydv des colonnes ou des pilastres.
Sarcophafje. Tombeau dans lecpiel les anciens disposaient les cor])s qu'ils ne voulaient pas brûler.
NOIRS. ;iO;')
Soubassement, piédestal continu, nommé aussi Stylobate.
Stuc. Mortier composé de marbre pulvérisé et de chaux, dont on fait des ornements et des enduits qui ont toute l'apparence du marbre et en prennent le poli.
Thermes. Bâtiments destines aux bains. Il y en avait de publics ; la plupart étaient dans les dépendances des palais des empereurs romains et des citoyens riches.
Triforiitm. Galerie établie dans les anciennes Basiliques au-dessusdes nefs mineures. Cette galerie, quoique modifiée dans ses formes et dans sa destination, se retrouve dans un grand nombre d'églises Romano-Byzantines et ogivales.
(Voir archéologie chrétienne par le chanoine Bourrassée. Tours 1847.)