CATTOLICA
dis encore une fois, son autorité n'est pas recevable. Car s'il a mal crû pendant près de quatre-vingt-dix ans, je ne croirai pas qu'il croie bien après quatre-vingt-dix ans; et s'il croit bien maintenant, que doit-on juger de ceux qu'il a baptisés dans la foi qu'il tenait alors, et qui sont sortis de ce monde? Que dirait-on de lui même s'il fut mort avant cette assemblée? Donc, comme je l'ai dit, le préjugé de son autorité n'a aucune force parce qu'elle se détruit elle-même. Aussi lisons nous que la justice du juste ne le sauvera point, s'il tombe une fois dans l'erreur. '» (*)
A un mille de Cattolica on traverse un pont en briques, qui n'a qu'une seule arche. Le torrent qui coule en dessous se dessèche en été; on y a mis une inscription en prose de longue haleine, ainsi que les vers suivants :
Hic qui sublimis pons nititur arduus arcu Impositoque vagas pondère calcat aquas,
Alterium testatur, dominoque superbus Alteris clarum sidère (**) nomen habet.
Si foret Eridano nitidis pons dandus in astris; Non alio dignus, crédite, ponte foret.
Peu après on traverse la Conca, ainsi appellée de l'antique ville Conca, dont on voit encore les ruines dans la mer du côté de Rimini (***), on se replie ensuite vers la mer et l'on marche pendant quinze milles sur les dunes.
C) Gaume, les trois Rome tome III et Bibl. Patrum lomo II.
(**) Le cardinal Allieri, qui fil construire ce pont, perlait des cloiles dans ses armes.
{***) Al lido de) mare, essendo la marina quiela c piacevole, se vedono le mura con le sommilà délie lorri, cl d'allri odificj délia cilla di Conca, già moilo lempo de! mar sommcrsa. (L. Aii).)