‹ Souvenirs d'un Aide de Camp du roi JérômeChapitre 11 sur 27 · LES MÉMOIRES DU ROI JOSEPH · texte numérisé non relu

LES MÉMOIRES DU ROI JOSEPH

J’étais depuis près de deux années aide de camp du roi Jérôme et je voyais souvent le prince Napoléon qui dînait chaque jour aux Invalides, à la table de son père, ainsi que l’officier de service près du gouverneur, lorsqu'un beau matin de novembre 1852, le prince me prenant à part, me dit :

— Mon cher du Casse, il doit venir aujourd'hui, à l'audience de papa (sic), un brave homme nommé Louis Mailliard, que j'aime et estime beaucoup. Il n’a pas quitté mon oncle Joseph depuis -180(1 jusqu’à sa mort; il a été nommé son exécuteur testamentaire, il sait beaucoup, raconte avec esprit, tâchez donc que papa l'engage à dîner, nous le ferons causer,

SOUVEISIIîS I)’UN AIDE DE CAMP

— Mais, monseigneur, dis-je au prince, je ferai connaître votre désir à Son Altesse impériale, et... •

— Non, non, dites-lui cela comme de vous... Mailliard, ajouta-t-il, est le plus honnête homme que je connaisse, il a suivi mon oncle Joseph à Naples, en Espagne, en Suisse, en Amérique, partout. Mon oncle en mourant, à Florence, lui a laissé du bien. 11 a beaucoup vu ; vous qui vous occupe’/, de l'histoire de l'Empire, il vous intéressera.

A midi, en effet, l’huissier de garde introduisit dans le salon des aides de camp, le bon père Mailliard, alors âgé de soixante et quelques armées. Je le reçus de mon mieux, le priai de m’attendre un instant, et j’entrai chez le roi Jérôme pour le prévenir. Louis Mailliard était grand, déjà un peu obèse, mais encore fort leste et même grand chasseur. U portait gaillardement ses soixante ans, et avait la figure la meilleure, la plus franche, la plus ouverte qu’il fût possible d’imaginer. De prime abord, il était impossible de ne pas se sentir attiré vers lui.

DU KOI .IÉKOMU

Le roi Jérôme le reçut fort bien et, voyant Son Altesse de belle humeur, je lui demandai, dès que Mailliard fût sorti, d'engager cet excellent homme à dîner pour le soir, ce qu'il m’accorda très volontiers.

Je courus après Mailliard et, le soir, il prit place à la table du gouverneur des Invalides.

Le prince Napoléon ne tarda pas à lui adresser une foule de questions sur le roi Joseph, que son ancien et fidèle serviteur appelait toujours M. le comte *.

Les souvenirs de Mailliard, ses récits très vrais sur tous les membres de la famille Bonaparte, qu’il avait vus, avec lesquels il avait vécu, qu’il avait en quelque sorte étudiés, étaient très intéressants, comme me l’avait annoncé le prince Napoléon.

Mailliard, à l’âge de dix-huit ans, avait rejoint à Naples le roi Joseph, en 1806, à l’époque où

1 Joseph-Napoléon avait pris aux Etats-Unis, après 1815, le titre rie comte fie Survilliers (nom d'une de ses terres) et depuis il s’était toujours fait appeler ainsi.

SOUVENIRS l)'UN AIDE DE CAMP

l’Empereur exigea que son frère aîné prît la couronne de ce royaume. Il ne l’avait plus quitté jusqu’à sa mort.

Il l’avait donc suivi en Espagne et il était devenu tellement l’homme de confiance de Joseph, qui n’avait pas tardé à reconnaître et apprécier les belles qualités et le dévouement absolu du jeune homme, que nulle des affaires du roi n’était un secret pour Mailliard.

Lorqu’en 1815, l’aîné des Bonaparte, qui s’était réfugié en Suisse sur sa terre de Prangins, après l’abdication de Fontainebleau, fut rejoindre son frère débarqué de l’île d'Elbe, Mailliard resta chargé d’enterrer, pour les cacher, les valeurs et les papiers de l’ex-roi de Naples et d’Espagne, qui sont de si précieux documents historiques.

Avec une fidélité scrupuleuse, le serviteur, devenu un ami, remit aux mains de son maître, après avoir couru mille dangers pour les rechercher et les lui rapporter en Amérique, les caisses qui contenaient ces richesses. Il avait quitté Naples et l’Espagne avec le roi. assisté à la

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bataille et à la retraite de Vittoria. Il le suivit en Amérique, prit la direction de ses nouvelles propriétés de Pointe-Breess, aux Etats-Unis, revint en Europe avec lui et lui fehua les yeux à Florence.

Telle était la confiance de Joseph Bonaparte en Mailliard, que non seulement il le nomma son exécuteur testamentaire et le tüteur de ses petits-enfants, mais qu il lui laissa une somme très considérable avec une destination que seul Mailliard connaissait, défendant que personne s’immisçât dans ce que ferait ce compagnon de sa vie. Jamais on n’a connu la destination de cette somme.

Mailliard vécut assez pour remplir les dernières volontés de Joseph. Il géra et remit successivement à chacun des petits-fils, à chacune des petites-filles du roi. ce qui lui revenait de sa part de succession augmentée de ce qu’il était parvenu à faire produire à ces biens, avant la majorité de ces enfants.

'fous aussi chérissaient le bon Mailliard comme un ami, un bienfaiteur, un père. Chaque

fois que, pendant les dernières années de sa vie, Mailliard, qui habitait une jolie maison de campagne à Mortefontaine, venait passer quelques jours à Paris, c’était à qui des princes ou des princesses de la branche Joseph et Lucien, lui donnerait l’hospitalité.

Chose bizarre, il était personnellement connu de l’Empereur Napoléon III; ce dernier, naturellement si bon, connaissait le dévouement de l’excellent serviteur pour les membres de sa famille, et jamais il n’a donné à ce brave homme le moindre témoignage d’estime et de satisfaction. Certes la croix de la Légion d’honneur eût été à sa place sur sa noble poitrine.

11 est vrai de dire que, satisfait de la douce aisance qu’il devait à M. le comte , Mailliard n’eut jamais la pensée de solliciter rien du fils du roi Louis, ni des autres membres des Bonaparte.

Il fut oublié, comme les gens modestes dont on ne peut tirer parti.

Nous aurons occasion de parler quelquefois

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encore (le ce modèle de l’honnêteté et de la fidélité. Revenons au dîner des Invalides.

Mailliard dit au prince Napoléon que le roi Joseph en mourant lui avait remis sept gros registres renfermant la copie authentique et déclarée telle de sa correspondance avec son frère Napoléon Pr '. Cette révélation me fit dresser l’oreille. Le prince Napoléon s’aperçut de l’effet quelle avait produit sur moi.

— Vous devriez bien, dit-il, mon cher Mailliard, nous montrer cela à du Casse et à moi.

— Volontiers, monseigneur, mais il faudra que Votre Altesse se donne la peine de venir chez moi, car, ajouta-t-il, ces précieux documents ne sortent pas de ma chambre.

Mailliard habitait alors un modeste, mais convenable appartement à Paris, près de la Madeleine.

— Nous irons, s’empressa de répondre le" prince. Voyons, fixez le jour.

1 Os manuscrits sont entre mes mains; iis m’ont été légués par Mailliard à sa mort.

Au jour dit, je montai dans le coupé du prince, avec lui, et nous allâmes chez Mailliard, qui sortit d’une armoire les précieux documents eL nous laissa les parcourir.

Cette lecture fit sur moi une impression profonde et j’entrevis la possibilité d’écrire un ouvrage historique important auquel je réfléchis longuement, pour lequel je cherchai et finis par trouver une méthode nouvelle, me permettant de marcher parallèlement à l’iiistoire du Consulat et de l'Empire de M. Thiers, alors en cours de publication.

Lorsque mon plan fut bien arrêté, je fus trouver Mailliard et lui soumis mon idée.

11 abonda dans mon sens, trouva cela très faisable, très avantageux pour la mémoire de son idole, M. le comte , et m’engagea à proposer la chose au jeune prince Joseph de Musi gnano, fils du prince de Canino, petit-fils du roi Joseph par sa mère la princesse Zénaïde, et petit-fils de Lucien Bonaparte par son père, héritier de Joseph et en possession de ses papiers.

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Le prince de Musigriailo se trouvait alors avec sa mère à Rome où était également Damas, l'ancien premier aide de camp de Jérôme, devenu colonel commandant le régiment de dragons de la division d’occupation. Je fis remettre ma lettre au prince par le colonel, et j’en reçus la réponse la plus favorable.

Lejeune prince acceptait ma proposition, me remerciait de mon bon vouloir, m assurait qu il allait me faire passer par Damas les caisses au nombre d’une douzaine renfermant les documents du roi, son grand-père, nécessaires à mon travail, ne mettant que deux conditions à mon entreprise : la première, que je lui retournerais à Rome ces papiers, dès que je n’en aurais plus besoin ; la seconde, que je ne parlerais de rien à son père, le prince de Gtoifio, alors à Paris, qui, « comme vous le savez, m’écrivait son fils, est le plus grand ennemi de la famille ».

Tout étant bien arrêté, bien convenu, j’attendis les caisses qui ne tardèrent pas à me parvenir. Alors je dépouillai, je lus, je relus,

je classai la volumineuse et curieuse correspondance historique relative au roi Joseph et je me déterminai à traiter mon ouvrage de la manière suivante : Pour titre : Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph. Pour l’ouvrage, un Lexte livre par livre, époque par époque, chaque livre suivi des lettres relatives aux événements retracés et analysés impartialement, sans parti pris de louer ou de blâmer, et de manière à présenter l'histoire de la façon la plus vraie, la plus indiscutable.

Comme, en raison des nombreux matériaux venus en mes mains et en raison de l'importance des événements à traiter, cet ouvrage pouvait être volumineux et dispendieux, je cherchai un éditeur qui voulût en faire les frais.

Naturellement jem’adressai d’abord à l’éditeur de la famille impériale, Plon, qui vint chez moi. Je lui communiquai trois ou quatre documents curieux. 11 les parcourut, me dit que cela était connu, ce qui était faux, et finit par me pro-

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poser sérieusement de faire imprimer l’ouvrage à mes frais et de le vendre, en me tenant compte de la moitié du prix. qu’il tirerait, gardant l’autre moitié pour lui.

Quoique j'eusse encore fait imprimer peu d’ouvrages, je n’étais pas si innocent, si niais en matière d impression que M. Plon paraissait le croire. Je le remerciai de ses offres en lui disant :

— Pour nous résumer, vous aurez tous les bénéfices et moi tous les déboursés, merci bien !

Et je le priai de se dispenser de revenir.

Un éditeur honnête et intelligent, le plus honnête et le plus intelligent de tous les éditeurs, celui qui avait fait sa fortune avec les chansons de Béranger, Perrotin, informé, je ne sais par qui et comment, de l’ouvrage que j’allais essayer de rédiger, vint me trouver et me fit de lui-même les propositions les plus convenables. Nous tombâmes de suite d accord, et je commençai mon travail.

Mon ouvrage me valut une cc 1 laine réputa-

SOUVENIRS !ÙJN AIDE DE CAJJD

tion, et plus de 35 à 40 mille francs. Perrotin en tira plus de cent cinquante mille francs.

Lorsque le premier volume parut, le prince de Canino vint tfouver son cousin le prince Napoléon et se plaignit amèrement à lui, de ce que son aide de camp s’était permis de publier les Mémoires du roi Joseph , son beau-père, sans avoir son agrément, sans lui en avoir dit un mot. Le prince lui répondit :

— Je n’ai rien à faire avec du Casse, qui est, non pas mon aide de camp, mais celui de mon père ; adresse-toi à papa.

A midi, je reçus l'ordre d’aller trouver le roi Jérôme, qui me parla de la visite que venait de lui faire le Canino et me demanda pourquoi je ne l’avais pas prévenu.

— Monseigneur, dis-je au roi Jérôme, je ne pouvais pas le faire, mais je vais de ce pas chez le prince et, après l’explication que je vais lui donner, je vous garantis qu’il ne parlera plus de cette affaire.

Je me fis conduire chez Canino, demeurant alors rue de l’Université, 107. Introduit dans

t»U ROI JEROME

son salon, je lui dis sans plus de cérémonie et à brûle-pourpoint :

— Monseigneur, le prince Jérôme m’a fait part de votre mécontentement de n'avoir pas été prévenu de la publication par moi, des Mémoires du roi Joseph. Vous connaissez l’écriture de votre fils, voulez-vous lire cette lettre.

Je lui donnai celle où il était écrit que son père était le pire ennemi de la famille.

— Vous avez dit avec raison, ajoutai-je, que si cet ouvrage avait été confié à quelque auteur de mérite, cela eût mieux valu, je n’en saurais douter, mais peut-être cet auteur n’eût-il pas mis dans cette publication la même réserve ipie moi. Voici une lettre de l’empereur Napoléon lc‘ au roi Joseph, je vais vous donner connaissance d'une phrase qu’elle contient. Après le second mariage du prince Lucien, l’empereur l’écrivait au roi Joseph; vous pouvez v lire ceci : « Jamais je ne permettrai à une câlin , comme la. femme de Lucien , de s'asseoir à côté de moi. » Cette catin, Monseigneur, c’était votre mère. Une personne de votre

famille m'a persécuté pour que je publie celle lettre*. J’ai refusé.

Là-dessus, je tournai le dos à Canino et me retirai.

Comme je l’avais dit au roi Jérôme, oncques depuis ne fut question des Mémoires du roi Joseph entre Canino et les personnes de sa famille. 11 chercha à me donner beaucoup de témoignages de bienveillance, chaque fois qu’il en trouva l’occasion ; je repoussai toujours ses avances, n'ayant pour lui nulle estime.

Je donnai le jour à dix volumes qui furent appréciés et firent grand plaisir au bon Mailliard, auquel je soumettais régulièrement mon travail, et au prince de Musignano, qui m’écrivit des lettres charmantes et envoya à ma femme un magnifique bracelet en mosaïque de Rome.

Lorsque je fus arrivé aux affaires d’Espagne, Mailliard, qui se trouvait à celle époque auprès du roi Joseph au château de Marrac, près de

Cette personne, c’était le prince Napoléon.

DU KOI JÉROME

Bayonne, me raconta qu’avant de quitter son frère Joseph, l’empereur Napoléon détachant de son uniforme des chasseurs de sa garde une petite croix en or d'officier de la Légion d’honneur qu'il portait à Austerlitz, Iéna, Friedland, l'avait donnée au nouveau roi d'Espagne, que Joseph l'avait toujours portée depuis lors, et qu’au moment de mourir, à Florence, il la lui avait donnée à lui son fidèle serviteur.

Mailliard me montra cette croix et, après la cérémonie aux Invalides, en 1863, de la translation des cendres de Joseph dans le tombeau qui lui avait été élevé dans la chapelle Saint- Joseph, il vint chez moi et me fit présent de cette croix de Napoléon Ier, pour me remercier de la rédaction des Mémoires du roi Joseph. Mailliard, en mourant, m’a également, laissé un beau portrait du roi Joseph, de qui il le tenait. Le prince est en uniforme des dragons de sa garde et porte comme décoration la croix de l’empereur.

Mailliard me prévint aussi du mauvais vouloir de Tliiers, à l'endroit de l’honnête maréchal Jourdan que Joseph aimait et appréciait.

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11 m’engagea à me défier des jugements du grand historien sur ce maréchal; or, voici un fait assez curieux.

Jourdan avait rédigé des mémoires manuscrits très impartiaux et très importants sur la guerre d’Espagne, qu’il était plus à même que tout autre de bien connaître, ayant été le major général du roi. Ces mémoires manuscrits, à la mort du maréchal, étaient venus aux mains de son petit-fils Ferri-Pisani , officier d’artillerie qui, pour se rendre favorable l’ historien-ministre Tliiers, les lui avait confiés.

Thiers en avait usé et abusé pour la rédaction de son ouvrage, déguisant les faits, et faisant servir le travail du maréchal à sa condamnation.

Le grand historien, lorsqu’il agissait ainsi et altérait les Mémoires de Jourdan, croyait sans nul doute à l'impunité de sa mauvaise action, mais il ignorait alofs que le maréchal avait fait faire une seconde copie de ses mémoires et l’avait envoyée en Amérique au roi Joseph; que cette copie m’était parvenue avec les

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autres papiers du roi, et que moi, l'auteur des Mémoires du roi Joseph, j’avais été à même de faire naître la mauvaise foi de l'historien du Consulat et /’ Empire

11 fut donc fort étonné et très contrarié de trouver dans mon ouvrage des fragments du manuscrit du maréchal Jourdan en contradiction complète avec ce qu’il avait emprunté, écrivait-il, audit manuscrit 1 .

Ce n'est pas la seule fois du reste que j’ai eu occasion de relever les erreurs commises par M. Thiers, soit volontairement comme dans cette circonstance, soit par légèreté, comme je le constatai, lorsque je rédigeai les Mémoires du prince Eur/ène

Les Mémoires du roi Joseph eurent du retentissement.

Fort approuvé par l'Empereur, cet ouvrage lui donna l’idée de faire réunir toutes les

' Je renvoyai à Home au prince de Musignano les mémoires de Jourdan, mais avant j’avais eu le soin de les faire copier et de remettre cette copie aux mains de M. Armand Noualhier, gendre du général Dulimbert. Ce manuscrit est aux mains du lils de M. Noualhier.

SOUVENIRS d’UN AIDE DE CAMP

lettres écrites ou plutôt dictées par son oncle Napoléon 1er et d’en faire Une publication des plus importantes.

Quelques années plus tard, une commission formée de hauts personnages fut nommée pour réunir, coordonner et faire imprimer cette magnifique collection. Naturellement on n'appela pas dans cette commission celui qui avait donné l’idée de la créer1 : c’était un trop petit, un trop mince travailleur. Peut-être aurait-il été plus utile que les sénateurs ou autres membres dont plusieurs ne se donnèrent même pas la peine de prendre connaissance des documents à publier.

Heureusement le secrétaire de cette commission, c’est-à-dire le metteur en œuvre, la cheville ouvrière, le plus grand et principal moteur fût bien choisi.

Ce fut le comte Rapetti, homme de talent, travailleur des plus intelligents, sans lequel probablement la barque eut ébhoué au port.

1 II y a une erreur à ce sujet dans l’article récent de M, Louis de Meurville ( Gazette de France dü 15 août 189Ü).

11 y eut deux commissions, i e qui fût assez amusant, c'est que la première eut pour président, le maréchal Vaillant, l'homme ou, si l’on veut, le savant le plus intéressé, le moins intéressant, et le plus paresseux de la terre.

La seconde commission fut mise aux mains du prince Napoléon; celui-là du moins était intelligent, capable, travailleur, et à la hauteur de sa mission. Aussi fit-il introduire dans les quinze derniers volumes de cet ouvrage capital des améliorations de la dernière importance, entre autres le résumé analytique qui termine chacun des quinze derniers tomes.

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