DU MARÉCHAL
Comml en chef
« Mon cher Commandant,
« J’ai lu avec un intérêt qui allait toujours croissant et une satisfaction entière les Mémoires du roi Joseph , que vous venez de publier.
« Non seulement vous avez fait une bonne
action : vous avez réhabilité la mémoire du roi Joseph. Ce prince n’était pas connu et vous l’avez fait connaître; si le style est l'homme , en publiant ses lettres, vous avez mis en relief ce qu'il y avait d’élevé et de générosité dans ce noble cœur. Jamais roi n’eut le sentiment plus complet de ses devoirs. Jamais frère ne montra plus de dévoûment et d’abnégation envers un autre frère.
« On n’a pas pu lire les Mémoires du roi Joseph sans aimer cet excellent homme, sans être plein d’admiration pour lui. On se prend à regretter cette soumission aveugle aux volontés d’un frère tout-puissant et on regrette seulement qu’un acte de volonté ou de désobéissance ne soit pas venu sauver l’Espagne, son roi et l’Empereur peut-être!...
« J’ai fait toutes les guerres de la Péninsule; c’est vous dire avec quel plaisir je me retrouvai avec vous, au temps de ma jeunesse et combien vos récits étaient émouvants pour moi.
« Je ne saurais assez vous faire mon compliment sur la mise en ordre de ces Mémoires
DU KOI JÉROME
el la lucidité des appendices cpii relient les événements et les rendent clairs à toutes les intelligences. Vous avez très bien jugé les hommes et les choses.
« Recevez avec tous mes remerciments pour tout le plaisir que vous m'avez procuré, la nouvelle assurance de tous mes sentiments dévoués et d’attachement.
« Le Maréchal Magnan. »
La troisième est de M. Cuvillier Fleury, le très habile critique du Journal des Débats
Les articles de M. Cuvillier Fleury avaient alors une importance telle qu’ils faisaient la fortune des ouvrages ou coulaient à tout jamais ceux auxquels il voulait bien prêter l’appui de son éloquente plume.
Lorsque les Mémoires du roi Joseph parurent, le critique, frappé de l'importance historique du livre, lui consacra de longs et très élogieux articles qui mirent en évidence mon ouvrage et ne contribuèrent pas peu à son succès.