CHAPITRE IX
la recommandation du maréchal Vaillant et avec le propre agrément de Longpérier et qui, demeuré par trop allemand, n’eût jamais dû entrer dans ce noble Louvre. Quant au conservateur en titre, M. de Nieuwerkerke — c’est son excuse — n’eut pas même l’intime satisfaction de le choisir tout à son gré et en pleine confiance; il le reçut des mains de l’Impératrice aux soirées de laquelle M. Ravaisson était fort assidu et sur la recommandation à l’Empereur de l’honnête et naïf Renier qui refusait la place pour lui-même. — Qu’ajouter sur Longpérier ? Une fois hors du Louvre, son rôle était fini. Il reparut, je l’ai dit, à l’Exposition universelle de 1878. Mais ce jour ne pouvait avoir de lendemain ; ce n’est pas que ce fût un vieillard : il n’avait pas 66 ans quand il mourut, étant né en 1816. Le 17 janvier 1882, M. Girard et M. Perrot ses confrères, et Alfred Maury, son vieil et fidèle ami, apportaient, devant sa tombe, tous les adieux de cette académie des Inscriptions où il avait brillé de ses meilleurs dons.