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ns nublierai pas. w
peine écntilés de-
<\. l'abbé Bainvel
recevait derk.véché un avis d'après le<]uel sa paroisse'
était érigée en cure de seconde classe. Ciblait la r^
pense de son dévouement filial.
Cependant Monseigneur l'évêquede Versailles p«i-
Eii effet, quelqui
puis cette scène touchante,
sait toujoi sympalbie
Pour le s
à ce prêtre qui lui inspirait tant de trsqu'une maladie mortelle vint l'arrêter ^s laborieux travaux de son épiscopai, !r , la science fit appel à toutes ses ressources et à toutes ses lumières ; mais ce fut en vain ; le mal faisait tous les jours des progrès si alarmants et si rapides, que l'illustre malade, entrevoyant une mort prochaine, demanda à recevoir les derniers sacrements de l'Eglise. Lorsqu'il eut reçu son Dieu et qu'il fut resté quelques instants dans un religieux silence, il fit appeler son secrétaire et le pria d'envoyer chercher à la hâte M. le curé d'Orsay; cet ordre s'exécuta à la lettre, et bientôt M. l'abbé Bainvel fiit dans la chambre de l'illustre malade : il élait quatre heures du malin. Monseigneur était dans un état d'épuisement complet. M. le curé s'approcha respectueusement de sou évêque et en recueillit ces paralea qu'il n'oublia jamais : i< Monsieur le curé, je vais rir; mais avant de parallredcvant Dieu, j'ai un service à vous demander : il faut que vous alliez à Sèvres; c'est une paroisse qui ne me donne aucune espèce de consolation : je vous la confie, ii M. Bainvel s'j Il s'agissait d'aller au feu.
La paroisse de Sèvres est aujourd'hui une paroisse
qui ne le cède à nulle autre en refîgpfon et en piété. Ceux qui en parlent autrement ne la connaissent pas, et pour ne le dire qu'en passant, Sèvres vaut mille fois mieux que la réputation qu'on lui (ait.
Mais à l'époque dont nous parlons, c'est-à-dire au sortir de la révolution de 1830, révolution impie entre toutes, cette paroisse était pour le cœur d'un évéque la source de profondes inquiétudes et de craintes qui n'étaient pas sans fondement. M. l'abbé Ravanier venait de mourir, victime du fléau qui ravageait alors une partie de la France, victime surtout des chagrins dont l'avait abreuvé un conseil* de fabrique composé d'hommes honorables sans doute , mais sans religion et sans foi * . L'église était perpétuellement déserte , et Dieu ne comptait dans ce centre de population que quelques rares adorateurs. Évidemment un poste de ce genre exigeait un pasteur fortement trempé, un prêtre décidé à lutter jusqu'à la fin et à dévorer en
^ M. Tabbé Ravanier a laissé dans la ville de Sèvres un excellent souvenir de sou bon cœur et de sa cbajrité. En 1830 ou 1831, le conseil de fabrique somma M. le curé de rendre compte des fonds qu*on lui avait laissés jusque-là , et comme à dessein, la liberté de régir à son gré. M. Ravanier, dontper-. sonne n*a jamais suspecté la bonne foi et la loyauté, établit en effet des comptes. Pour les justifier, on demanda des quittances ; les quittances ne purent pas être produites ; et le digne prêtre fut obligé de débourser une somme considérable, qui serWt..».. à l'équipement des gardes nationaux! ! ! Ce récit, je le tiens de la bouche même de M. Tabbé Bainvel, successeur de M. Ravanier, et, pour moi, sa parole en vaut bien d'autres. Je ne discute pas ce procédé , je le signale simplement à Topinion publique qui jugera.
M. Bain
silence les plus sangtauti» il'prcuve donc à Sèvres*, mais autour de h consolation ; c'était la cons^uenc politiqae et des idées absurdes ijui
. M. Baiavel ^ i nulle esptea ' du mouvofl t'oii chercW
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Aussi pendant quîtUEol Dieu seul pour coafideni ses peines, et pendant quinze ans s'esi-il demat pourquoi la Providence persistait à feire peser sur léle de si accablantes douleurs. Cependant ÎI ne di^courageait pas, et pour venir à bout du mal ^ rongeait sa paroisse, il demandait à son évê<jae «; conseils qu'il exéculail à la lettre; mais un jour santé ne fut plus à la baiiteur de son énergie; il 1 atteint d'un rhumatisme aitticulaire qui ne lui laîsK de repos ni le jour ni la nuit. Les médecins fure appelés; mais apré t forcés d puisque le cceur était sérieusement vel reçut les derniers plus intrépide et le plus grand nionie touchante avait lit
Dans la même n le malade se trouva lendemain les méde ger était conjuré, el
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lit la maladie parut s< considérablement soulagé, ins attestèrent qu'en effet led que It
it. Grâce à son tempérament 3 fcr, M. Bainvel surmonta celte épreuve; et quelque mois après il allait reprendre de nouvelles forces sou uD climat plus doux, auprcs d'un ami qu'il a fait tou jours le confident de ses douleurs et de ses tristesses Mgr Thibaut , évëque de Montpellier. Un ecclésias'
VIE DE M. L'âBBÉ ÉAINVËL S5
' t tique du diocèse de Versailles fut chargé de dirig^er la ^:c paroisse de Sèvres pendant l'absence de M. le curé r-t Bainvel. Mais l'esprit du mal, toujours si fécond en X ressources lorsqu'il s'agit d'entraver le bien, avait •^ suscité à cette époque un certain abbé Ghatel. Ce ji prêtre dévoyé, foulant aux pieds le bon sens et la foi, a s'était mis à dogmatiser , et avait réussi à réunir auc tour de lui une foule d'ignorants et de cerveaux ma- K lades , et c'était là ce qu'il appelait pompeusement la 2. petite Église ou. l'Église française. Beaucoup de perf sonnes se rappellent encore parfaitement cette insti^ ^ tution éphémère comme tant d'autres, puisqu'elle re* posait sur une erreur et une extravagance. L'abbé ^ Chatel tenait des réunions dans certains quartiers de la capitale ; il avait aussi une espèce de temple à Boulogne-sur-Seine. Or, plusieurs habitants de Sèvres ne demandaient qu'une occasion de faire du scan4ale et . de se déclarer pour la nouvelle Église, dont la morale n'était pas trop effrayante pour leur bonne volonté. Cette occasion se présenta bientôt : la première communion allait avoir lieu dans quelques semaines et M. Bainvel était absent; on pouvait donc se permettre d'afficher, vi»«-vis du prêtre chargé provisoirement de la paroisse, les prétentions 1^ plus ridicules. Des enfants n'avaient jamais assisté à la messe, ils n'avaient jamais fréquenté le catéchisme; il fallait les admettre malgré tout au plus grand acte de la vie. Que devait faire le prétfe? Évidemment il de*vait écarter les indignes, et les indignes étaient nombreux. Il ne recula pas. Il accomplit bravement son
devoir. C'était le signal du scandale.
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a bien vivement votre peine, mon cher ami; je déplore u l'aveuglement de tant d'âmes qui luttent si obstinéit ment contre la main qui veut les sauver; mais il ne
7°^^ ce faut pas perdre confiance; soutenez les bonnes disa positions de vos chrétiens : qui sait si les obstacles li ne deviendront pas entre les mains de la Provi-
^^^ c( dence des moyens? Prions, en attendant, le Dieu des « miséricordes , et crions-lui du plus haut de notre «tète : Parce y Domine,
n ^ «Je vous réitère l'expression dé tous mes sentiments
ce^ «les plus affectueux.
«L. M., évèque de Versailles. »
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