SUR ROME, PAR VILLETARD
Air : du Chant du Départ.
La victoire, en chantant, sous les remparts de Rome Conduit les enfants des Gaulois ; [l'homme
Mais leur glaive , aujourd'hui vengeur des droits de N'a plus soif que du sang des rois.
C'est en relevant les décombres
De son Capitole écroulé
Qu'ils vont enfin venger les ombres
Du sénat qVilsont immolé.
Rome, la liberté t'appelle.
Romps tes fers, ose t'affranchir !
Un Romain doit vivre pour elle, î
Pour elle un Romain doit mourir.
La balance à la main, Brennus * encor s'avance.
Non plus pour peser ta rançon Ton peuple et tes tyrans seront, dans sa balance,
Pesés au poids de la raison.
Si le poids des tyrans s'élève.
Ah ! malheur, malheur aux vaincus.
Brennus y posera son glaive.
Et les tyrans ne seront plus.
Rome, la liberté t'appelle, etc., etc.
Ton Camille est tombé, reine de l'Italie,
Qui te défendra de nouveau ?
La ronce a végété dans son urne avilie
Et l'herbe a crû sur son tombeau.
J'ai vu tout ton peuple crédule
Trembler aux pieds d'un imposteur,
Assis sur la chaise curule
D'où tonnait ton fier dictateur.
Rome, la liberté t'appelle, etc., etc.
1. Brennus ayant exigé des Romains mUle livres pesant d*or, les Romains achetèrent à ce prix une paix honteose. Sulpicius apporte la somme; bientôt il s'aperçoit que les Gaulois se servent d'une balance fausse, et il s'en plaint Brennus» pour toute réponse, ajoute son épée au poids, en s^écriant : MaiKeur amx vaineu*!
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Qaoi ! tu dors énervé soas le fardeau des chaînes,
Romain, qui régnais sur les rois I Rome a subi le joug, et les aigles romaines
Rampent sous Tarbrè de la croix ! ! !
Mânes sacrés de leurs ancêtres,
Sortez du sein des monuments ;
Rrisez leur croix, chassez leurs prêtres,
Us n'ont qu'abruti vos enfants.
Rome, la liberté t'appelle, etc., etc.
Romain, lève les yeux : là, fut le Capitole :
Ce pont est le pont de Coclès :
Ces charbons sont couverts des cendres de Scévole :
Lucrèce dort sous ce cyprès :
Là, Brutus immolait sa race :
Là, Rome immolait Appius,
Et César, à cette autre place.
Fut poignardé par Cassius.
Rome, la liberté t'appelle, etc., etc.
Peuple esclave, entends-tu les chants du peuple libre? Sors enfin des bras du sommeil.
As -tu vu ses drapaux flottant au bord du Tibre? Voici le moment du réveil.
Lève- toi, brise tes entraves.
Et que du creux de ses volcans, L'Etna vomisse au loin ses laves Pour dévorer tous les tyrans.