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schild, M. Ai^uado, martjuis de Las Marismas, ol 1(; comlc Pillel \\ ill, se lircnt eiilre (îiix mie f;nerre acharnée à la seule fil) (reiu'ichii' llossiiii. A cliaeun de ces financiers, le compositeur remeilaiL une parlie de ses modi(|nes bénéfices, et qnand M. de Uollisclidd apprenait que M. Aguado avait doublé en trois mois le capital que lui avait confié Rossini, il s'ingéniait à faire la même opération en six semaines, ce qui pour lui ne devait pas présenter beaucoup de dil'licullés. I^e comte l'illet Will agissant de même, il n'est pas surprenant que les économies de Rossini aient fructifié.
Rossini adorait la musique de Bach, de Haendel, de Mozart, d'Haydn et de Reetlioven; quant à celle de \\'agner, il avouait n'avoir jamais pu la comprendre. On le surprit un jour, cependant, avec une partition du maître allemand, ouverte sur sou piano; seulement la partition était à
Tenvers; et comme on demandait à Rossini la cause de cette façon bizarre d'étudier une œuvre musicale :
— Mais, repondit Rossini, c'est bien simple; j'ai d'abord regardé cette partition à l'endroit, et je n'y ai rien compris du tout. Pensant être plus heureux, je l'ai retournée à l'envers, et je conviens que je ne la comprends pas davantage.
Cette plaisanterie absolument véridique (le liossini ne prouve pas que Wagner ne soit pas, lui aussi, un grand compositeur. I! est bon de rappeler que M. Thiers, qui n'était point un sot, a déclaré à la tribune (jue les chemins do fer ne pouvaient être d'aucune utilité et étaient condamnés à ne (hnenir jamais que des jouets d'enfants. L'empereur Napoléon T" n'avait pas coni- |)ris la vapeur (il, dans un autre oi'dre d'idées se rapportant plus directement à Kossini, le directeur de l'Opéra à Paris, M. Lubert, était convaincu que Guillaume
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Tell IK' licndrail pas loiii^lriiips rariiclic. A Tissiic (le la |)i'emièrc rc^présciilalioii (le Gii'illdumo Tell, l'acoiihi M'"" Ilossini n Maui'icc Strakosch, M. Liiherl manda Rossini dans son cabinet et lui tint ce discours sur|)renant :
— Monsieur liossini, coninuMil av(V.-vous pu, av(v-vous osé écrire pour le Grand ()|)éra de l\iris une OMivre aussi insipid(\ aussi décousue que Guillaume TdU Cette (envre est si médioci'e (pTil ne vous reste plus qu'une chose à (aire; annuler le traité que j'ai eu la sottise de passer avec vous, et renoncer à composer Jeanne d'Arc et Mahntiu'l .
— Qu'à cela ne lienne, répondit llossini. Jer('silieà rinstani nième et j'ajoute d(» plus que de ma \ie j(^ ne composerai d'opéras.
I.e malheur es! (pie Kossini a Umhi ])arole cl (pie, par Toutrecuidanle vanité d'un homme. I univers a été privé de clief'sd'œuNie.
Selon Rossini, les airs dans ses opéras ne devaient pas toujours être chantés comme ils étaient écrits; les artistes pouvaient se permettre des variantes. Il n'est pas inutile de faire observer que Rossini parlait des artistes de son temps, qui ne montaient sur la scène qu'après de longues études et qui, eux-mêmes, étaient des musiciens habiles. Peut-être aujourd'hui, où Ton fabrique en quelques mois ténors ou ])rime-donne. Rossini modifierait-il son opinion.
Ainsi, dans le Barbier de Sévi lie, le rôle de Rosine avait été écrit pour un contralto, cl il est très souvent chanté j)ar des soprani. 11 serait même impossibh' de If chanter comme la écrit Rossini, [)oui* un soprano. Cette remar(juc fut faite par le maître, à propos d un aidclc de journal dont le crili(pie prétendait (jue dans ce même Btirhier la musiipK» de Rossini avait éi6 stra/wsc/ionée. La \érité est que Maurice
70 SOUVEiMUS I) UN 1 M IMl KS ARIO.
Slrakoscli ya\ail inlroduK [jour M™'' Adoliiia Vd{{\ (les varianles (|u'('lle a toujours iiiaiiilenuos et qui ont (Ué appi'ouvécs par Rossini lui-môme.
Si Rossini s'est U'omj)é, volonlairement peut-être, sur ^^'agner, il a estimé à leur valeur les talents de M"^"^ Alboni. Palti et Nikson, qui furent toujours ses artistes préférées.