PRÉFACE. XXV
battu pour eux, certains auteursne donnent pas les nonris des acteurs en imprinaantleurs pièces. Nul n'a oublié, il est vrai, les rôles que Laferrière a créés dans sa longue et glorieuse carrière, V Aveugle, le Fou par amour, le Sonneur de Saint-Paul, la Fausse Adultère, les Sceptiques, etc.; mais on ignore ceux qu'il dut créer, et, parmi ceux-là, il en est un qui eût été pour lui un triomphe : c'est le principal rôle des Diables noirs de Sardou. Laferrière y eût certainement apporté sa passion fatale, et le personnage, fort remarquable, un peubyronien, eût été mieux expliqué. Je ne sais quelles difficultés s'élevèrent entre Laferrière et Sardou. Le comédien était décontenancé et légèrement énervé par les observations de l'auteur. Il lui dit, un jour :
— Jamais Dumas père ne m'eût ennuyé ainsi !
— C'est que je soigne plus ce que je fais que Dumas ! répondit Sardou.