‹ Souvenirs d'un naturalisteChapitre 4 sur 32 · INTRODUCTION. VII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. VII

que^tious de philosophie naturelle que seule elle peut aborder, j*espérais lui conquérir les esprits vraiment élevés. L'expérience, j*oso le dire, a prouvé que cet espoir était fondé.

Tout en s'avouant intéressés par cet ordre de faits et d'idées, quelques utilitaires m'ont demandé : — A quoi bon ? — Cette question désolante qu'on adressait jadis à toutes les sciences, on ne la fait plus guère qu'à la zoologie. Il est admis que les mathématiques servent à quelque chose ; la physique, la chimie ont depuis longtemps fait leurs preuves en traduisant leurs plus hautes théories en faits pratiques ; la culture des fruits, le commerce des fleurs, en remuant annuellement des millions, ont popularisé la botanique, cette sœur aînée des autres sciences naturelles qui déjà avait pour elle les traditions médicales ; enfin la minéralogie, la géologie , sans cesse interrogées par l'industrie des mines, commencent à l'être par l'agriculture.

La zoologie, jusqu'à ces derniers temps, était

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