‹ Souvenirs d'un naturalisteChapitre 5 sur 32 · VIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VIII INTRODUCTION

seule restée L»u dehors des applications inunédiates donnant au bout de Tan un bénéfice net. Les lumières qu'elle jetait sur les phénomènes de la vie ne suffisaient pas pour appeler sur elle Tatientionde ce vulgaire qui compte dans ses rangs tant d'hommes éminents d'ailleurs, mais n'estimant que la science de leur choix. Autant que les plus illettrés, bien des savants ne comprenaient rien aux applications médiates d'un savoir qu'ils ne possédaient pas. Ils ne voyaient pas, par exemple, que l'élève du bétail et la création des races domestiques, — ces deux problèmes si graves que l'empirisme a parfois abordés avec bonheur, — ne pouvaient être définitivement résolus que par la zoologie. A cet égard , ils pensaient des zoologistes comme eussent fait les métallurgistes des derniers siècles de nos chimistes d'aujourd'hui.

Mais la zoologie a voulu satisfaire à son tour aux instincts de l'époque. Les fécondations ar-^ tiûcielles, en rappelant l'attention sur des faits

INTHOULCTION. Il

oubliés , oui montré que Teau pouvait s'ex-ploiter aussi bien que la terre. Malgré quelques insuccès inséparables des premières ten-> tatives, Vavenir industriel de la pisciculture est assuré, et par là il faut entendre non pas seule^ ment Télève des poissons, mais bien celui de tous les animaux aquatiques utiles i Tbomme, Sans sortir de France, voici déjà des résultats acquis. M. Coste a acclimaté des poissons d'eau vive dans un bassin du collège de France; MM. Gébin et Rémy ont rempoissonné des rivières depuis longtemps épuisées; M. Millet a lâché cette année même dans la Lévrière plus de deux mille truites d'un an, pesant ensemble environ 200 kilogrammes et sorties d'un seul couvoir bien dirigé; les éleveurs de sangsues de Bordeaux ont gagné des millions, et, grâce à leurs efforts, à ceux de leurs rivaux, la France cessera bientôt de payer Fimpôt i l'étranger pour ces utiles Annelés ; la ville de La Rochelle a creusé des bassins où les chevrettes se repro-

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