PRÉFACE. IX
puis rien; car^ cette vérité, je la dis non comme Polonais haïssant la Russie, mais comme écrivain accomplissant un devoir.
Comblé de bîeng, de richesses, de faveurs, par le tzar Nicolas: lui devant l'éducation et le bienêtre, je lui ai voué une éternelle reconnaissance. — Dans mon livre, mû toujours par le même sentiment d'impartialité, j'ai dépeint l'autocrate et parlé de ses travers comme de ses qualités; mais j'ai aimé et je regrette l'homme. — A présent encore, mon cœur a une respectueuse déférence pour le fils de Nicolas P^
L'honnêteté, la reconnaissance, le sentiment de mon devoir m'ordonnent donc de me taire. — Je ne suis Russe ni d'esprit, ni de sentiment : je garde le souvenir des bienfaits reçus.
Je n'élèverai jamais ma voix contre la Russie, tant que la famille de Nicolas y régnera. — Si un conflit se présente, mon âme élèvera des vœux pour la Pologne, mais mon bras comme ma plume restera immobile.