QUESTION DE
M. 1>I':si;éiahi' prie H.
J'mti|)riiiil(t lu répon (^ruiiliiiiiKt du juurtiai k il l'AilircMli^ iiii de ses i
Ici, dit le journalibte, pure du toute la salle; el profonde que je constate jiuul-Èlri;, pourrai-je diri
D'UN PREFET DE POLICE 2i>
lent sur les hésitations de M. Andrieux à se faire aatécuteur des volontés de M. Ferry. Ce qu'il a CBrmé à ses électeurs, c'est que, n'ayant pu faire latrement, il a dû obéir aux ordres formulés malgré ■^s remontrances.
Le Courrier de Lyon termine ainsi son compte endu :
r M. FouiLLOUX, président, après avoir constaté ^'aucun électeur ne demande plus la parole, pro- M)se à l'assemblée de voter des remerciements à "^if. Andrieux en sa double qualité de député et de Sréfet de police ; il propose en outre de prendre Tenjagement d'assurer la réélection du député de la 4* circonscription.
Ces propositions sont votées à Tunanimité, aucune oaain ne s'étant levée à la contre-épreuve.
Les journaux du président du conseil blâmèrent ma déclaration relative à Texécution des lécrets. Ceux de M. Gambetta trouvèrent fort joapertinente mon allusion au gouvernement >cculte et ma prétention de pouvoir à la rigueur [ne passer de la bienveillance du président de la Chambre.
Il 14
L'opinion de l'étranger sur la préfecture
de police.
lapa}' teri^ le
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On va me reprocher de parodier lo mot famed ^.^^ç
sur « la magistrature que TEurope nous envie ni ]^ Mais, au risque de m'exposer au ridicule de ci| ^. rapprochement, je dois dire que la préfeclurei police jouissait à Tétranger d'une considéralioJ que l'esprit frondeur des Parisiens lui refusai trop souvent.
Tandis que le conseil municipal et la plupart des organes de la presse républicaine demandaient la suppression de la préfecture de police et s'efforçaient d'intéresser le sentiment libéral à la disparition de cette institution, je recevais au boulevard du Palais des témoi^-naf^es non équivoques de Testime en laquelle on la tenait à l'étranger.
J'eus, plusieurs fois, la visite de M. Vincent Howard, et le sympathique directeur do « Scolland Yard », comparant nos institutions de police à colles de l'Angleterre, ne dissimulait pas
ts
. préférence qu'il accordait à celles de notre ays.
Ce que j'aurais volontiers emprunté à TAngle-
5rre, dans l'intérêt de la sécurité publique, c'est
^ fameux bâton des agents anglais, devant
"^ quel la foule, a-t-on coutume de dire, s'écarte
ar respect pour la loi qu'il symbolise.
J'avais fait venir de Londres quelques-uns de r r-es porte-respect ; il suffit de les prendre dans ^A main pour reconnaître qu'ils ont une autre ^mleùr que celle d'un symbole.
<. La Norvège nous envoya M. Christiensen, chef ^6 division à la préfecture de Christiania, qui <dnt étudier nos divers services de police.
M. Baranofî, le brillant officier russe qui fut placé plus tard à la tète de la police de son pays, ^înt nous visiter de la part de Loris Mélikoff.
Il était accompagné de M. Yvan de Romanoff.
J'eus le plaisir de faire parcourir à ces meslîeurs les salles réservées aux archives, et de leur faire montrer, extérieurement du moins, les iossiers de toutes les personnes dont ils prononjaient les noms.
M. Baranofî, qui n'était que depuis deux jours 3l Paris, fut très surpris de trouver déjà un dossier à son nom dans les archives de la préfecture.
Les Japonais nous avaient envoyé une mission
(lo ([uatre personnages fort intellig'ents. chaRéi d'étudier notre préfecture de police pour enn^ porter le plan dans leur pays.
Cette nation, si prompte à s'assimiler Iti incnurB, les modes et les institutions de FEorope, empruntant à chaque peuple ce qui loi parait difj:ue d'imitation, avait jugé que la police to çaise méritait d'être copiée.
Le Portugal avait fait auprès du gouvem ment français une démarche des plus flatteuses.
Par rititermédiaire de son proche parent, M. le chevalier de Faria, consul général ife S. M. le roi do Portugal à Paris, le gouverneur (le Lisbonne, M. Arrobas Barreiros, demandait à la France qu'un fonctionnaire de la préfectui* (lo polico fût envoyé à Lisbonne avec la mission d'y faciliter par ses avis l'organisation d'une police semblable à celle de Pans.
Jo désignai au choix de M. le ministre des alfairos étrangères le chef du secrétariat de la préfecture de police, M. Olivier du Taiguy. aujourd'hui mon collaborateur au journal l^
l\f . du Taiguy partit pour le Portugal au prin- UMups de Tannée 1881. 11 y resta près de cinq mois, et en revint après avoir rempli sa difficile' mission î\ la satisfaction du gouvernement portu-
lis, comme en témoignaient de hautes distincns dont il avait été honoré.
Mais l'approbation qui me parut la plus signijative, fut celle qui, dans les derniers mois de administration, me vint de la légation des 4tats-Unis d'Amérique.
c Je reçus, en effet, du général Noyés, ministre ites États-Unis à Paris, la lettre suivante :