‹ Souvenirs d'un préfet de police (volume 2)Chapitre 5 sur 33 · L'armement immédiat et permanent de la · texte numérisé non relu

L'armement immédiat et permanent de la

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listes. La propagande rérolutionnaiFe dépasse ce qu'elle pouvait rêver.

M. Lombard avait du organiser à nouveau un service politique ; car, à son arrivée, les anciens agents secrets étaient dispersés depuis le 4 Septembre.

Il attachait d ailleurs de l'importance à n avoir qu'un personnel intelligent et instruit. Il s'adressait de préférence aux journalistes.

C'est ainsi qu'il embaucha ce malheureux G. Puissant, qui fut brûlé par la Lanterne, sans parler de tant d'autres qui ont eu un- sort plus heureux, et dont je garde les noms dans le tombeau des secrets.

11 occupait aussi un certain nombre de femmes,

jolies pour la plupart. La bCauté est une force que la police ne peut dédaigner. Comme le peuple d'Israël, la police a eu ses Judith.

Tous ces agents ne venaient presque jamais à la préfecture, où de trop fréquentes apparitions eussent pu les compromettre.

Ils correspondaient avec le chef du service en lui adressant leurs rapports à un nom d'emprunt et sans autre signature qu'un numéro d'ordre.

Le numérotage des agents ne suivait pas l'ordre régulier. Etait-ce pour faire illusion sm' leur nombre?

Cette pensée n'eût point été impolitique. On ne saurait trop persuader au public que la police a des yeux et des mains partout : la crainte de la police est le commencement de la sagesse.

Devant mes juges.

Uy a quelques jours, j'écrivais dans la Ligue: « Pour cesser d'être maçon, il ne suffit pas de sortir sans saluer. La qualité de maçon est indélébile; elle ne se perd qu'en vertu d'un jugement rendu selon les formes prévues par la constitution et les statuts généraux. »

Les maçons de l'Orient de Lyon connaissent les statuts généraux et ils s'y conforment. Ils n'admettent pas que ma volonté suffise que j'aie cessé d'être maçon. Le tablier de Nessus m'envcloppe et je ne saurais le rendre ; je n'en puis être séparé que par un jugement qui sera à la fois ma condamnation et ma libération.

C'est ainsi qu'il faut interpréter la « planche » suivante que vient de m'apporter un agent subalterne du profane Adolphe Cochery :

180 SOUVExMRS

PAIIFAIT SILENCE

LOGE CHAP.'. ET ARÉOPAGE Constituée à l'Or. • . de Lyon, l'an de la V. • . L. • . 5762.

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