QUESTION DE M. ANDRÉ
ÉLECTEUR A CHASSELAT
M. André interroge M. Andrieux sur le conflit qui s'est élevé entre lui et le conseil municipal de Paris.
M. FouttLOux fait observer qu'il s'agit des actes du fonctionnaire et que le collège électoral n'a point à s'en occuper.
M. Andrieux. — Messieurs, l'exception soulevée par notre honorable président est sans doute légitime dans la rigueur du droit, mais je tiens à ne pas m'en prévaloir ; Je veux répondre à toutes vos questions et ne faire aucune réserve dans cette réunion où tous les électeurs, amis ou adversaires ont pu trouver un libre accès. (Très bien ! très bien !)
Le conseil municipal de Paris est une grande et respectable assemblée dont je ne veux parler qu'avec toute la considération que je lui dois et que je professe bien sincèrement pour elle. Aucune parole ne sortira volontairement de ma
D'UN PR
bouche qui puisse a liment sans doute i manquerai pas au:
membres du conseil d'entre eux s'est pr M. Sigismond Lacri l'autonomie de Pari cipation de cette vill rable rapporteur allî commune de Paris fi la quotité et le mode
L'autonomie de Is tout d'abord pour co la préfecture de po conseil municipal.
Messieurs, la vi millions d'habitants comme une autre, i capitale de la Fra publics et des représ gères, vous compr qu'une ville municip nale, cessant de s appartenir au pays 1
Aussi la nation r fice pour placer sa appartient dans la en
Quelles sommes énormes les contribuables français n'ont-ils point consacrées à Tédification des palais et des théâtres de Paris, à la richesse de ses musées, aux encouragements qui y sont donnés aux représentants* les plus distingués des arts, des sciences et des lettres ! La ville qui possède tous ces avantages doit bien, en retour, faire quelques sacrifices au repos et à la sécurité de la nation.
C'est dans cette pensée que le législateur a plac^ la police de Paris dans la main d'un fonctionnaire nommé par l'Etat et responsable seulement devant les ministres. Songez que la préfecture do police, avec, ses 6.000 gardiens de la paix, ses nombreux inspecteurs, agents et employés, auxquels il faut ajouter le régiment des sapeurspompiers et la légion de la garde républicaine, représente près de 11.000 hommes.
La préfecture de police, c'est l'institution qui assure dans Paris la sécurité des personnes et dos propriétés, mais c'est elle aussi qui surveille les menées des partis et qui intervient au besoin pour réprimer les tentatives des factieux. En un mot, la préfecture de police, c'est la force dans Paris. On Fa dit avec raison, celui qui tient Paris tient la France. Faudra- t-il donc que le conseil municipal de cette ville veille seul et librement
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Je ne pouvais^ s f^areils desseins : j'ai îadaûmstration un coi '^ borner à vérifier qui voulait s'immisc du perBonnal; j'ai n ; mèmB le rMe d'âge >.^ foute responsabilité d ïrles textes les plus d législation spéciale, donner au conseil toi pouvait désirer sur ] j'ai refusé de répoi suivies d'ordres du Tordre légal des resp conseillers de Paris i; qu'aux ministres de (Applaudissements.) En agissant ainsi, rÉlat, ce sont vos drc car le temps n est pi dire : « L'État c'es
chers concitoyens, TÉtat c'est vous. (Applai sements prolongés.)
Vous savez qu'à la suite de ces faits une ii pellation fut portée devant la Chambre MM. Pascal Duprat et Floquet, au nom ( majorité des députés de la Seine ; vous save2 rhonorable ministre de l'intérieur, me com de sa haute responsabilité, a déclaré que j' resté dans mon droit et que le conseil muni avait excédé le sien.
A mon tour, je suis monté à la tribune, ]i k mes collègues ce que je vous disais to rhcure à vous-mêmes, j'ai fait appel à leurs timents démocratiques, je leur ai demandé voulaient le gouvernement du pays par le j ou le gouvernement du pays par la commue Paris. (Applaudissements.) Aussi lorsqu'un c du jour fut déposé pour inviter le gouvernei à se séparer du préfet de police, la Chan qui n'est point encore disposée à abdiquei droits qu'elle tient de vos suffrages, — s'est prononcée contre cet ordre du jour par imposante majorité de 354 voix contre (Applaudissements.)
Et maintenant, le conflit va-t-il se perpé J'ose espérer qu'il n'en sera pas ainsi. Co une première fois par le décret du préside