‹ Souvenirs d'un préfet de police (volume 3)Chapitre 9 sur 24 · D'BK PI · texte numérisé non relu

D'BK PI

Bépublique^ une Kainbre, je compl fme de la majoriti tdra pas contiii te une lutte di effacée.

Bn attendant le dse attx Gbaml déeîdion du poi m le bureau du c budget pour Tes [ieirai de& demandi ^oiur l^exerdce COI ^li séeuntiS même d< au respect que je j'admettais un îns après le jugement < responsabilités qu (Applaudissements.

QUESTIOl

M. Arlin demande conserver ses fonctioi que les affirmation « quelque inquiétude i ces attaquée» ge bont

la République française. Ces articles on été très lus dans la circonscription, et on s'est demandé s'ils n'avaient point été inspirés par M. Ganibetta.

M. Andriedx. — Je remercie M. Arlin de sa bienveillante sollicitude ; il a pu juger par mes précédentes réponses que je suis fort éloigné de vouloir quitter la préfecture de police. Je me croirais indigne de la confiance que la Chambre m'a témoignée si, au lendemain de son vote, sans en tenir nul compte, j'abandonnais le poste de combat où elle semble m'avoir ordonné de rester. Je serais fort inconséquent avec moimême si, après avoir soutenu que je n'ai aucune responsabilité devant le conseil municipal de Paris, je me retirais parce que j'aurais cessé d'avoir la confiance de ce conseil.

Non, messieurs, appuyé sur le vote de la Chambre, je resterai à la préfecture de police et j'attendrai sans jactance, mais avec fermeté, ce qui pourra se produire. Je ne crois pas aux pronostics de ceux qui off'ensent le conseil en prétendant qu'il adressera au gouvernement je ne sais quelle mise en demeure comminatoire; toute démarche de cette nature ne serait, en dernière analyse, qu'une sommation d'avoir à gouverner eu s'appuyaiil sur la majorité du conseil muni-

cipal contre la majoi tés. (Rires approbalil

Mais, me dit-on, attaques de la près Bépubliqiie française dent de la Chambre'^

Messieurs, je ne a l'honorable M, Gaml seins à mon égard ; j ' vernemcnt occulte ; j que les articles de la inspirés par lui. Je ti tort de lui imputer, \ des intentions contrt fois sa haute intellige d'État (Applaudisseir

Je sais apprécier lance qu'a toujours rable M. Gambella; mais si cette bienv défaut, je ne la croii remplir les fonctions fait rhonneur de menta.)

L'article de la ^e développement de c gouverner contre Pai

et l'auteur, confondant Pai-is et le conseil municipal, concluait au départ nécessaire du préfelde de police. La doctrine me paraît plus spécieuse que solide ; dans les questions où Paris est d'accord avec la nation, oui, sans doute, il n est pas possible de gouverner contre Paris ; mais si comme dans le cas qui nous occupe, les élus de la France sont en dissentiment avec ceux de Paris, c'est une étrange prétention de vouloir que la volonté d une commune domine celle de toutes les autres. Messieurs, la vraie formule, la voici: « On ne gouverne pas contre la France I » (Applaudissements.)

QUESTION DE M. DESGHAMP

ÉLECTEUR A LISSIEU

M. Deschamp prie M. Andrieux de s'expliquer sur les décrets.

J'emprunte la réponse au compte rendu télégraphique du journal le Clairon^ qui avait envoyé à TArbresle un de ses reporters :

Ici, dit le journaliste, une émotion véritable s'empare de toute la salle ; et c'est avec une satisfaction profonde que je constate ce tressaillement. Un jour. peut-être, pourrai-je dire ce que je sais personnelle-

^ D'UN PR

meut Bur les bésilaLii

l'exécuteur des voloi affirmé à ses élccteui autrement, il a dû obi ses remontrances.

Le Courrier de ij rendu :

M. FouinoDx, pri

qu'aucun électeur ne pose h. l'assemblée d M, Andrieux en sa d préfet de police ; il pr< gagement d'assurer 1 4" circonscription.

Ces propositions boi main ne s'étant levée i

Les journaux du rent ma déclaration décrets. Ceux de M impertinente mon occulte et ma préten me passer de la bien jChambre.

Uê SOUYENiaS

L'optnion de l'étranger sur la préfecture

de police.

On va me reprocher de parodier le mot fameax sur « la magistrature que l'Europe nous envie ». Mais, au risque de m'exposer au ridicule de ce rapprochement, je dois dire que la préfecture de police jouissait à Fétranger d'une considération que lesprit frondeur des Parisiens lui refusait trop souvent.

Tandis que le conseil municipal et la plupart des organes de la presse républicaine demandaient la suppression de la préfecture de police et s'efforçaient d'intéresser le sentiment libéral à la disparition de cette institution, je recevais au boulevard du Palais des témoignages non équivoques de l'estime en laquelle on la tenait à l'étranger.

J'eus, plusieurs fois, la visite de M. Vincent Howard, et le sympathique directeur de « Scotland Yard », comparant nos institutions de police à celles de l'Angleterre, ne dissimulait ]>as

la préKrence qu'il pays.

Co que j'aurais vol terre, dans l'intérêt le fameux bâton lequel la foule, a-t-c par respect pour la I

J'avais fait venir ces porte-respect; 1 la main pour recor valeur que celle d'ni

La Norvège nous ( de division à la pr vint étudier nos dive

M. Baranoff, le bi placé plus tard à la t vint nous visiter de 1

Il était accompagn

J'eus le plaisir Ai sieurs les salles réf leur faire montrer, e dossiers de toutes le:

;aient les noms.

M. Baranoff, qui i 1 Paris, fut très sur iier à son nom dans

Les Japonais nouf

24S SOUVENIRS

de quatre personnages fort intellig-ents, chargéi d*étudier notre préfecture de police pour en rapporter le plan dans leur pays.

Cette nation, si prompte à s'assimiler les mœurs, les modes et les institutions de FËurope, empruntant à chaque peuple ce qui lui parait digne d'imitation, avait jug-é que la police Crançaise méritait d'être copiée.

Le Portugal avait fait auprès du gouvernement français une démarche des plus flatteuses.

Par l'intermédiaire de son proche parent, M. le chevalier de Fana, consul général de S. M. le roi de Portugal à Paris, le gouverneur de Lisbonne, M. Arrohas Barreiros, demandait à la France qu'un fonctionnaire de la préfecture de police fût envoyé à Lisbonne avec la mission d'y faciliter par ses avis l'organisation d'une police semblable à celle de Pans.

Je désignai au choix de M. le ministre des affaires étrangères le chef du secrétariat de la préfecture de police, M. Olivier du Taiguy, aujourd'hui mon collaborateur au journal la Ligue.

M. du Taiguy partit pour le Portugal au printemps de l'année 4881. Il y resta près de cinq mois, et en revint après avoir rempli sa difficile mission à la satisfaction du gouvernement porta-

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gaîs, comme en témoignaient de hautes distinctions dont il avait été honoré.

Mais l'approbation qui me parut la plus significative, fut celle qui, dans les derniers mois de mon administration, me vint de la légation des États-Unis d'Amérique.

Je reçus, en effet, du général Noyés, ministre des États-Unis à Paris, la lettre suivante :

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