‹ Souvenirs d'un proscritChapitre 3 sur 13 · H. CORNE · texte numérisé non relu

H. CORNE

10 avril 1*01.

Au mois d'octobre 1851, à Paris, sous les combles d'un hôtel garni du faubourg Saint-Jacques, un étranger mourait, isolé, sans secours, ignoré môme de ses plus proches voisins.

Cet homme pourtant avait eu dans son pays une grande existence. U était de noble extraction ; il était jeune et riche ; il brillait par l'esprit, par l'élégance * des formes et des manières. Plein d'instruction d'ailleurs et de courage, tout semblait ouvrir devant lui une large et belle carrière... A trente ans, c'en était lait!... Toutes ces heureuses prémices de sa vie aboutissaient aux misères et aux sombres douleurs de l'exil.

Noble litluianicn, patriote polonais, soldat de son pays dans la grande prise d arme? de 1831, bientôt il

Page 1