‹ Souvenirs d'un slavophileChapitre 26 sur 32 · UN POEME TCHÈQUE SUR LA BATAILLE DE GRÉ · texte numérisé non relu

UN POEME TCHÈQUE SUR LA BATAILLE DE GRÉ

doute par oubli*) que les Français commençaie à fuir. On l'invita, — pour conserver sa vie (car tout à fait aveugle et privé de la vue), dans Tint royaume de Bohême qui dépendait de sa sanl fuir et à se mettre en sûreté.

11 répondit vaillamment :

« Ne plaise à Dieu qu'un roi de Bohème s'en champ de bataille, mais aujourd'hui, sache croyez-le bien, ou je vaincrai en héros ou je tomb roi pour succomber à une mort glorieuse. Mer donc là où la bataille est la plus furieuse et veill sur mon fils. Dieu soit avec nous. »

Il dit ces paroles sur son cheval et, ayant si dirigée par ses compagnons, il s'élança au mil ennei;nis là où la lutte était la plus ardente, com au premier rang parmi les plus avancés. Il reç sieurs blessures et, tombé de cheval, termina v ment sa vie.

Avec ce roi combattirent aussi vaillamment et tués : le comte de Blauz (Blois) 2, le comte d'I sire Henri, fils de haut et puissant seigneur Pie Rozumberk (Rosenberg), le seigneur Herman de I messire Jean, fils de messire Henri de Lichtenh cinquante chevaliers dont les portraits et les éc se voient là-bïis, à Luxembourg, gravés sur le n ainsi qu'on peut l'entendre plus complètement plus de détails par ces vieilles rimes d'un vieil é< le roi Jean.

Ici commence le fragment poétique d vais donner la traduction littérale. Mais j faire précéder ce travail de quelques obi

1. Cette erreur n'est pas imputable à Froissart, que cite sans doute de mémoire ou de seconde main.

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