‹ Souvenirs d'un slavophileChapitre 28 sur 32 · UN POÈME TCHÈQUE SUR LA BATAILLE DE CRÉC · texte numérisé non relu

UN POÈME TCHÈQUE SUR LA BATAILLE DE CRÉC

« Jeune Klimberk, — c'est le roi de Bohême qui souviens-toi que tu as eu un bon père ; nul ne l'a j traité de méchant, il faisait beaucoup de bien. Toi tu es un hardi chevalier, jeune, bon, un vigo compagnon. Je sais que tu ne m'emmèneras pi champ de bataille] et je compte que tu me condu où je pourrai essayer mon épée. » Il répondit a a N'aie nul souci ; il sera fait comme tu le dis ( désir s'accomplira. Prie Dieu pour ton âme. Piqi deux. Imagine-toi être au moment même où nouj retrouverons, vieilles connaissances, au jour du ment. » Messire Henri s'élance après le roi : av< en avant, s'élancent maints hardis compagnons, sant son cri de guerre, ayant au cœur cette pens( l'on ne peut, près de son seigneur, courir dommî mort. Les ennemis ont grand souci en voyant bril deux ailes de vautour sous lesquelles ce noble chc poussait son cri de guerre : Prague * !

Il s'élance dans les rangs ennemis sans hésiter, c une flèche empennée ; il enfonce violemment se cieux éperons d'or pour exciter son coursier sur il se dresse. 11 accomplit des exploits chevaleresqi grand dam de ses ennemis. 11 leur porte des couj ribles. A travers les rangs serrés des ennemis, il s un chemin par son destrier et par lui-même. Il r nage pas ses deux bras, qui se démènent furieuse Tout ce qu'ils peuvent atteindre est gâté, tn détruit. Voyant sa vaillance, ils s'efforcent de p plus, tous ceux qui sont auprès de lui, et se règle son exemple. Us fondent sur l'ennemi et, par actions chevaleresques, ils se couvrent d'honneur les glaives et les épées, habilement ils tranche pointent de toutes leurs forces ; avec les épero

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