‹ Souvenirs d'un slavophileChapitre 29 sur 32 · Les ailes de vautour figuraient sur les armes de 1 bourg · texte numérisé non relu

Les ailes de vautour figuraient sur les armes de 1 bourg

SSi LE MONDE SLAVE

déchirent les veines de leurs destriers, ils les piquent, avides de gagner du terrain et d'arriver à mieux. Li brillait la Tlose rouge', couleur de rubis; son bouton resplendissait sur un champ d'or arabe. Le chevalier qui la porte se fraie de larges voies à Iravei's les ennemis, ainsi qu'il sied à un glorieu;( héros. Il ne se dérobe devant personne et toujours se dirige vers le point où il pourra montrer sa vaillance. Si quelqu'un demande qui il est, il faut quel'on sache bien, il faut que les gens de bien puissent dire qu'en tout temps, à toute heure, cette rose si lumineuse a toujours fleuri près du Lion^.

Là brillait la Roue d'or ; sous cet écusson il n'était pas malaisé d'entreprendre un rude labeur, au jeune et vaillant compagnon, au noble Klingenberk ; brave toute sa vie, sans tenir compte du péril, il servait fidèlement son seigneur, se souvenant de son père et de son ancêtre. C'était misère pour les ennemis. Partout où il se tournait, il frappait, tranchait, pointait, écrasait les têtes de sa niasse d'armes. Et le sire Vaikun de Poresin, sachant que le combat est chose glorieuse, donne plus d'un coup violent et pointe partout auprès de son seigneur. Le jeune Jesek de Rozdalovice, suivant son caractère chevaleresque, ne manque point, les hauts faits et s'élance partout après son seigneur. Deux ailes, moitié or moitié faucon '' ; sous ce cimier, marchent deux frères. CiCux-là ont tué beaucoup de canailles flamandes.

Il en fait bien autant dans la bataille, le sire Vilem sur son destrier rapide, disant : « N'épargnons pas le vin ni la douleur *. » Alors le sire /.avis de Jimiin et le sire

1. La. rose rouge figure dans les armoiries des Rosenberg. 9. Le lion qui figure dans les armoiries de la BotiEme. 3. G'est-i-dîre un cimier d'oraur lequel sont plantées dcui iiiles de faucon. On ne sait à quelle famille appartient ce

i. Passage embarrassant. J'adopte l'interpri^tation qui m'est proposée par il. Gcbauer: « Non me miscrct tristitiEe et vinî. »

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