VU
PRÉFACE
sion du roi Othon viennent s'emparer en quelque sorte de notre attention et tourner comme par force nos regards vers l’Orient. Alors on est avide de dépêches télégraphiques ; on parcourt avec anxiété les correspon lances de Constantinople, de Beyrouth ou d’Athènes; des journalistes, dont la plupart ne connaissent musulmans et chrétiens orientaux que par les diplomates turcs avec lesquels ils ont soupé au café Anglais ou par les étudiants valaques et grecs qu’ils ont rencontrés dans le pays latin, écrivent force articles pour ou contre la Turquie; les brochures s’empilent chez Dentu ; les solutions pleuvent dru comme grêle. Puis la diplomatie, après bien des labeurs, après avoir échangé beaucoup de notes et de protocoles pour constater qu’elle n’est pas d’accord, accouche d’un de ces compromis bâtards et gauches qui ne terminent les luttes présentes qu’en préparant les luttes futures, comme la constitution du petit royaume grec dans des limites trop étroites et sous un prince bavarois, comme la restitution de la Syrie à l’impuissance turque et la funeste organisation donnée au Liban en 1840, comme les demi-mesures ré-