‹ Souvenirs d'un voyage en Terre-Sainte [microforme]Chapitre 20 sur 89 · UNE NUIT AU SAINT-SÉPULCRE · texte numérisé non relu

UNE NUIT AU SAINT-SÉPULCRE

Comme chaque matin, à l'ouverture de la basilique, le Saint-Sépulcre doit être d’un libre accès aux pèlerins de toutes les communions chrétiennes, les messes s'y disent avant le jour, et ceux qui désirent s'accorder le bonheur d'y

Célébrer les saints mystères, ou d'y assister,

doivent passer la nuit dans l’intérieur de l'église,

Dans ce but sont aménagés des appartements que se partagent les catholiques, les grecs et les arméniens.

Dix religieux Franciscains, remplaçant les anciens chanoines, vivent constamment dans l'église du Saint-Sépuilcre. Prisonniers de la foi, de l’amour et de la plus courageuse obéissance, ils s’enferment ainsi pour trois mois, à tour de rôle, dans de pauvres cellules, n'ayant pour se distraire qu'une petite terrasse entourée de hautes murailles.

On leur passe les provisions par un guichet disposé à cet effet ; et, n'ayant aucune communication avec l'extérieur, pendant tout le temps de leur réclusion, ils s'occupent à faire les offices et les processions à tous les sanctuaires, à entretenir ceux qui leur appartiennent, à recevoir et diriger les pèlerins et à entendre des confessions.

Chaque nuit, l’un d'eux reste debout et par- Court sans cesse les différentes chapelles, pour que tout soit en sûreté, et qu’on n'ait pas la douleur de voir se renouveler les soustractions et les vols sacrilèges qui se sont commis par le passé,

Nous aussi, nous sommes constitués captifs, au pied du Calvaire, à côté du tombeau de Jésus-Christ, et les cellules qu'on nous permit d'occuper pour une nuit, se trouvaient là même où la sainte Vierge, établie dans la maison de Joseph d’Arimathie, avait prié et veillé en attendant la résurrection de son divin Fils.

- Les portiers musulmans avaient fait une dernière ronde; les visiteurs et la plupart des pèlerins étaient sortis » nous entendîmes les

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Au réfectoire des religieux, où nous partageâmes leur modeste collation, nous fimes la connaissance d'un vénérable prêtre, qui s'était ‘rendu au saint sépulcre, pour y faire une retraite de huit jours ; se peut-il un lieu mieux choisi, pour méditer les années éternelles, et travailler à la sanctification de son âme? Son bonheur inous rendait presque jaloux.

Réservant pour eux les plus obscures et les plus mal situées, les cellules que les religieux offrent aux pèlerins sont relativement confor: tables et bien pourvues; mais, à dire vrai, il n'est guère possible de se livrer au sommeil, quand on songe que dans quelques heures, on aura ce bonheur, depuis longtemps si ardemment désiré, de faire descendre et d’immoler l'Auguste Victime, sur la pierre qui fut son tombeau, et -qui est encore teinte du sang divin.

En parcourant l'église, au milieu d’un silence profond, et guidés par le reflet des lampes qui brûlent constamment à chacun des oratoites,

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nous apercevions, partagés par petits groupes, de nombreux pèlerins qui faisaient des processions d’une chapelle à l’autre, en récitant

des prières; d'autres assis, ou à demi couchés sur les marches du Calvaire, attendaient patiemment l'heure où les offices de leur rite

allaient commencer.

La nuit, les arméniens et les grecs schismatiques ont le droit de dire une messe sur le tombeau du Sauveur ; les catholiques jouissent du privilège de célébrer deux messes basses, et d'en chanter une troisième, ce qui termine la série des offices nocturnes.

Mais, avant d'offrir le saint sacrifice sur le premier autel du monde, il convient de rappeler son histoire, et d'en donner une courte description. À

Chargé d’une lourde croix, accompagné par le lugubre cortège de ses bourreaux, précédé et suivi d’une foule immense qui l'accablait de ses horribles blasphèmes, Notre Seigneur, suivant la route ordinaire des condamnés à mort, sortit de la ville par la Porte Judiciaire, et arriva bientôt au sommet du Calvaire,

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On appelait ainsi un monticule rocheux, qui faisait partie du mont Gareb, et était situé à une petite distance, au nord-ouest de Jérusalem. |

Le Sauveur fut alors abandonné quelque temps aux méchantes railleries d’un petit groupe de soldats, pendant qu'on faisait les derniers apprêts de son supplice.

Un trou assez profond ayant été pratiqué dans le roc, sur le plateau de la petite colline, Jésus fut étendu, cloué, élevé sur la croix, qu'on laissa retomber ensuite de toute sa pesanteur, à l'endroit qui lui était destiné.

Il était entre les deux larrons. A ses pieds étaient Marie, Jean, quelques femmes, des soldats romains, des Juifs vomissant l'outrage.

Jésus expire, et des phénomènes extraordinaires se produisent dans toute la nature; un centurion, venu pour briser les jambes des suppliciés, se contente de percer de sa lance le côté du Sauveur, qui est ensuite détaché du gibet, puis remis à sa mère, embaumé, enveloppé d’un linceul blanc acheté tout exprès, et déposé dans un sépulcre neuf, dont on ferma

l'entrée au moyen d'une énorme pierre. Joseph d'Arimathie, propriétaire du jardin, offre à Marie sa propre maison, et la sainte Vierge y passe, dans les larmes et la prière, les trois jours d'attente, au bout desquels elle reçoit la première visite de Jésus ressuscité,

Le sépulcre où fut déposé le corps du Sauveur, conbistait, comme tous les tombeaux de ce temps destinés aux riches, en un vestibule et une chambre sépulcraie, dans laquelle on arrivait par une ouverture très basse et percée dans le roc. Dans cette dernière pièce, était un banc creux, dans lequel on déposait ledéfunt, et. à l'entrée de la chambre on roulait une pierre,

A l'extrémité Est du jardin, et au pied Même du Calvaire, était une citerne abandonnée ; les bourreaux y enfouirent les instruments de la Passion de Jésus, et du supplice des deux voleurs, de peur que les Juifs, les touchant dans un temps défendu, ne contractassent quelque souillure légale : la citerne fut ensuite remplie par des décombres.

Voilà ce que nous apprennent les traditions les plus authentiques, complétant le récit des

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Or, que sont devenus, par la suite, ces endroits vénérables, théâtres de tant et de si douloureux événements.

Il semble inutile dé dire que, pour l'Eglise naissante, le Calvaire et le Sépulcre furent sacrés, et que, selon la liberté que leur en laissaient les persécuteurs, les premiers chrétiens y vinrent longtemps, et en grand nombre, sc prosterner et prier.

Il est aussi hors de doute que, sous les quarante évêques qui se succédèrent, sur le siège de Jérusalem, pendant les trois premiers siècles, les souvenirs restèrent vivaces, et que les détails les plus précis se conservèrent et se transmirent fidèlement, sans la moindre altération.

Le séjour des chrétiens à Pella, à l’époque du siège de Titus, et de la ruine de la cité sainte, interrompit il est vrai, les pèlerinages ; mais cette retraite forcée ne fut pas d'assez longue durée, pour faire perdre la mémoire de choses si chères au cœur du pasteur et des fidèles, et lorsque saint Siméon ramena ses ouailles sur les ruines encore fumantes de Jérusalem, il reconnut facilement le Golgotha et le

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102 ‘VOYAGE EN TERRE-SAINTE sépulcre du Sauveur, où les fidèles recommencèrent leurs pieuses visites. Ils continuèrent aussi à transmettre à leurs descendants la connaissance exacte, et la vénération de tous les lieux, qui avaient quelque rapport avec la Passion de Jésus,

L'empereur Adrien, venu en Palestine en 136, non content de changer le nom de Jérusalem, qu'il appela Æ/a Capitolina, pour en faire une ville païenne, et voulant à tout prix mettre un terme aux pèlerinages chrétiens, entreprit rien moins que de faire disparaître les monuments qui attiraient les fidèles.

Il s'imaginait follement que, par d’exécrables profanations et de honteux sacrifices, dont il souillerait ces endroits, il en détruirait à jamais le caractère sacré, et, dans ce but, il couvrit de décombres et d'immondices le Cal.

vaire, le sépulcre et le terrain environnant ; sur la montagne factice qu'il parvint à former, Adrien jeta un immense pavé de marbre, sur lequel furent élevés des temples avec leurs statues, à Jupiter et à Vénus. A l'endroit du

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L'insensé comptait sans la précision du récit évangélique, sans la connaissance des lois et des usages juifs, sans la persistance des fidèles, que tant d'outrages pouvaient affliger, mais non aveugler, sans le résultat logique de son odieuse conduite, et surtout sans la divine Pro. vidence, dont les vues sont toujours admirables, et qui, tout en permettant parfois les plus abominables profanations, a toujours veillé avec un soin jaloux sur la conservation parfaite de ces monuments et de ces souvenirs, les plus précieux pour l'Eglise.

En 312, le paganisme défait, laisse Constantin monter sur le trône des Césars, et la religion catholique, triomphante après trois siècles de martyre, sort enfin des catacombes pour se développer au grand jour.

Agée de 80 ans, pieuse autant qu'intrépide, la mère de Constantin, sainte Hélène, se rend à Jérusalem, décidée à découvrir et à rendre à la piété publique, les endroits qui avaient servi de théâtre au drame sanglant de la passion du Sauveur.

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Pe concert avec saint Macaire, évêque de la Ville Sainte, elle consulte, outre l'Evangile, les souvenirs des anciens, les traditions du peuple, les lois et les coutumes des Juifs, et s'appuyant jusque sur l'impiété d'Adrien, qui n'avait pas dû, sans motif, s'acharner à des lieux déterminés, pour les souiller de ses infâmes idoles, elle choisit pour point de départ de ses travaux ct deses recherches, les temples même de Jupiter et de Vénus. Ces édifices abattus, le marbre qui leur servait d'assise enlevé, le sol mouvant que l'enfer avait amassé, ayant disparu, le terrain étant déblayé, le Golgotha apparaît enfin et laisse dessiner ses contours ; bientôt le sépulcre lui-même est à découvert ; on reconnaît ensuite facilement l'emplacement de la maison de Joseph ; la place est libre, on peut y prier ; il reste à l’orner dignement,

Malgré ces découvertes si heureuses et si rapides, Hélène, cependant, n'était pas sati:. faite ; elle voyait bien le rocher du Calvaire, et le tombeau de son Dieu, elle voulait de plus

les ‘nstruments de notre salut ; elle résolut de trou, + la croix,

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De nouveau elle prie, consulte, étudie, et sous la direction du ciel, commande elle-même les ouvriers ; un zèle si ardent, une piété si profonde devaient recevoir leur récompense ; les travailleurs, en effet, eurent bientôt touché le fond d'une citerne, dont ils retirèrent trois croix, le titre de celle de Jésus, la lance qui avait percé son côté, et qui était encore teinte de son sang, et enfin les clous et l'éponge.

Cette heureuse nouvelle fut, en un instant, répandue par la ville, et tous les chrétiens de Jérusalem s’unirent à la sainte impératrice, pour faire monter vers le ciel, un même cantique d'actions de grâces.

Mais, laquelle de ces trois croix, avait porté le Sauveur ? Rien qu’un miracle pouvait donner une réponse certaine ; aussi quand, au toucher de la même croix, on eût vu des morts ressuscités et plusieurs malades guéris, tout doute du: disparaître, et le bois de la vraie croix reçut les honneurs qui lui étaient dus.

Informé de tous ces succès, Constantin ordonna qu’une basilique, aussi belle que possible, s'élevât, aux endroits marqués par la mort et

la sépulture de Jésus-Christ, et la mère voulut veiller elle-même, à l'exécution des volontés de son fils.

Un temple fut construit, qui surpassa en magnificence tout ce qu'on avait vu jusqu'alors. Eusèbe de Césarée, tout en donnant le récit des fêtes qui eurent lieu à la dédicace, en 335, décrit :au long ce monument, où l’art sous toutes ses formes, avait comme épuisé ses ressources, On y voyait réunis, et disposés dans un admirable ensemble, les peintures les plus riches, les mosaïques les plus variées, les métaux les plus précieux, les marbres les plus rares ; les portiques, les vastes nefs, les plafonds à caissons dorés, les coupoles élancées et ornées de superbes galeries, les élégantes colonnades, tout contribuait à donner à cette série d'édifices, qui reliait les quatre “eHRHIAUEE l'apparence la plus majestueuse,

Le temps que subsista la basilique constantinienne, peut être appelé l'âge d’or du saint sépulcre,

Hélas, bien souvent, et bien plus longteaps il eut son âge de fer et d'ignominie,

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En 614, le farouche roi des Perses, Chosroës, à la tête d’une armée renforcée de 26,000 juifs, saccagea la ville, puis ravagea, pilla et brûla la basilique, emportant avec lui la vraie croix, dans son pays.

Après le départ des barbares, Modeste, évêque de Jérusalem, entreprit de rebâtir, et saint Jean l'Aumônier, alors assis sur le siège d'Alexandrie, envoya pour l'aider, mille ouvriers avec de l'argent et des provisions ; et, au

lieu de réunir en une même basilique, comme

l'avait fait sainte Hélène, la colline et le jardin, avec le sépulcre et la citerne, on fit quatre églises distinctes qui s'appelèrent respectivement du Calvaire, de la Résurrection, de l’Apparition, et de l’Invention de la sainte Croix.

Dans ce nouveau temple, Héraclius, vainqueur de Siroès après dix ans de revers, rapporta la Vraie Croix en triomphe, en 628.

Omar prit Jérusalem en 637, mais il respecta le saint sépulcre, et refusa même d'y faire sa prière, de peur que ses gens n’en fissent une mosquée,

Au neuvième siècle, Haroun-el-Raschid en

retour d’abondantes aumônes, envoya à Charlemagne les clefs de la basilique, ce qui équivalait à une véritable donation,

Le fondateur de la secte des Druses, le cruel Hakem, ce kalife fantasque qui se faisait passer pour un dieu, et que l’histoire a surnommé le Néron de l'Egypte, envoya des soldats en 1010, pour ruiner de fond en comble l’église du Saint Sépulcre, dont il permit presque aussitôt la réédification.

Elle fut en effet rebâtie, quelques années après, au moyen des contributions de toute la chrétienté, et suivant le plan de l'évêque Modeste, c’est-à-dire, une rotonde au-dessus du tombeau, et trois autres églises distinctes.

Cette reconstruction ne fut achevée que sous Constantin Monomaque, en 1048.

Godefroy de Bouillon, devenu maître de Jérusalem en 1090, installa au saint sépulcre un chapitre de chanoines qu’il chargea d'y faire les offices, et à qui il accorda, pour cette fin, des possessions considérables, Les croisés, reprenant l'idée de sainte Hélène, entreprirent, en 1130, de réunir en un même monument,

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Vinrent bientôt la funeste bataille d'Hattin, et le départ des croisés en 1187, ct le sépulcre de Jésus-Christ, abandonné des Européens, fut vendu à prix d'argent pat Saladin, aux Syriens, qui le désertèrent à leur tour, et les chroniques du siècle suivant nous le montrent presque complètement solitaire,

C'est en 1210, que les enfants de saint François commencèrent à y venir prier, et offrir le saint sacrifice,

Dix ans plus tard, l'excommunié Frédéric, empereur d'Allemagne, venait s'y couronner lui-même avec une audace sacrilège.

Mais la profanation la plus affreuse, qu’eût encore vue le saint tombeau de Notre Seigneur, eut lieu en 1243, alors que les hordes sauvages des Karesmiens, après avoir promené partout le meurtre et le pillage, se ruèrent dans la basilique, où avaient cherché refuge, à la suite des religieux, un grand nombre de personnes

de tout âge et de tout sexe ; il se fit alors un horrible massacre ; hommes, femmes, enfants, vieillards, tous furent passés au fil de l'épée ; les tombes des rois furent ouvertes, et leurs cendres jetées dans le sang des victimes.

Toutefois, quoique fortement endommagée, l'église fut conservée dans son ensemble, et put être assez facilement réparée,

Les franciscains, envoyés par Grégoire IX, en prirent possession en 1244, et la garde leur en fut ensuite confiée, à perpétuité, par Clément VI, en 1342.

Ces intrépides gardiens, représentants de la catholicité tout entière, ont fondé, par leur courage, Un royaume plus stable que celui de Godefroy, et jusqu'aujourd'hui, ils ont constamment répondu au désir et à l'attente de l'Eglise ; toujours, malgré tout, envers tous, ils se sont maintenus au poste avancé et périlleux qu'ils ont accepté, et qui leur a coûté tant de luttes, de sacrifices, de déboires et de sang,

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ment de ce siècle: le 11 octobre 1808, un incendie se déclarait soudain, dans la basilique du saint sépulcre,

Allumé par malice, ou causé par une imprudence, le feu, se propageant rapidement, eut bientôt fait des ravages considérables, Le dôme s'écroula, écrasant sous son poids, les galeries et leurs colonnes, ainsi que le petit édifice qui couronnait le saint sépulcre ; les dommages furent grands aussi dans les autres chapelles ; mais ce qu’il y a surtout de regrettable, c'est que, grâce à l'apathie des.diplomates du temps, les franciscains virent avec douleur les grecs schismatiques, en possession d’un firman qui les y autorisait, se remettre seuls à l’œuvre, et après avoir brisé les tombeaux des rois, et complété la dévastation réparer, reconstruire et orner à leur fantaisie, remplaçant partout les inscriptions latines par des inscriptions grecques, afin d'établir définitivement les prétentions.

La basilique actuelle remonte donc aux croisés, qui, eux-mêmes, s'étaient contentés de réunir en un inême monument, les quatre chapelles achevées sous Constantin Moncoma.

que, et qui s’élevaient distinctes sur le Calvaire, et le Tombeau, à l'endroit de la maison, et dans la citerne où l'on avait retrouvé les instruments de la Passion.

Cette église qui continue à porter le nom du Saint Sépulcre ou de la Résurrection, à cause

de son sanctuaire principal, est immense et de

forme très irrégulière, puisqu'elle doit enfermer dans ses contours, une colline, une église souterraine, un énorme bloc de rocher, l'emplacement d’une maison, et plusieurs monastères.

Mais il est temps d’en donner la description.

La façade, située au sud de tout l'édifice, contient deux grandes portes ogivales, sur.

montées de deux fenêtres de même style; la porte de droite est murée ; par celle de gauche, on entre dans Ja basilique,

La première impression, pénible et profondément humiliante, est produite par la vue de quelques musulmans, coiffés de l’immanquable turban, et nonchalamment assis sur un divan, en dedans de l'Eglise ; ils causent, fument, boivent du café, et demandent leur 4ackchiche

à tous les pèlerins qui sortent de l'église,

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