LYDDA
A cinq heures, nous sommes à Lydda, à l'église de saint Georges. :
Lydda est Lod de l'Ancien Testament, Dès les premiers siècles de l'ère chrétienne, cette
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son lança les quels il avait ur incendier rd’hui le cri asillard des > qui plane L riche et si
it des conses tours de ; elles abri.
gendarmes s brigands,
Lydda, à
ment, Dès nne, cette
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ville devint siège épiscopal, et, en 414, l’histoire
nous montre Pélage y comparaissant devant
un concile assemblé pour condamner les erreurs de ce sectaire, :
Les croisés s'emparèrent de Lydda au onzième siècle, et Robert de Normandie y fut ensuite installé comme évêque.
On visite, à Lydda, l'emplacement de la maison d'Enée, ce paralytique gisant depuis huit ans sur un grabat, et que Pierre, chef un. versel, visitant toutes les églises, vint rendrefà la santé :
“ Lève-toi, lui dit le prince des apôtres, et fais toi-même ton lit,”
Et le malade se leva, guéri, et tous ceux qui habitaient Lydda et Saaron se convertirent à la vue de ce miracle,
Saint Georges, dont nous visitons l'église, naquit à Lydda, d’après la tradition ; ayant souffert le martyre à Nicomédie, cs reliques furent rapportées au lieu de sa naissance, et l'église qui les reçut prit ensuite son nom ; Après avoir été bien des fois renverség et rebâtie, l'église saint Georges se trouve aujour: d'huj aux mains des schismatiques grecs,
Un puits, situé tout auprès, rappelle le souvenir d'une sanglante bataille, qui se livra en cet endroit, entre les croisés et les musulmans et dans laquelle les disciples du croissant durent
Céder la victoire aux soldats de la croix.
Lydda n'est aujourd'hui qu’un village, rues sales, étroites et sombres ;
aux les maisons y sont basses et malpropres ; la Population ne dépasse pas trois mille; les catholiques, une dizaine en tout, sont de naire,
sservis par un mission-
Il s'agissait, la visite faite, de remonter À cheval ; Mais nos montures étaient aux mains d'une dizaine de petits turcs effrontés, qui ne voulaient pas lâcher prise, avant: d’avoir reçu
leur Gackchiche, Dans Ce pays, le moindre
service exige rémunération immédiate ; celui qui vous a tendu la main, ramassé votre bonnet, tenu l'étrier, réclame aussitôt son pourboire, et vous n'en êtes débarrassé qu'après lui avoir jeté quelques sous, Le frère Liévin avait prévu ce détail ennuyeux, et d’après le marché conclu, notre moukre devait, à ses frais, pourvoir à tous les backchiches pendant le voyage,
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appelle le sou- 1.
qui se livra en !
es musulmans ï À » Fe VIII | | roissant durent LA la croix. É. L, n Village, aux ER il
les maisons y DOpulation ne
Lé trajet de Lydda à Ramleh se fait en une holiques, une
demi-heure, et entre deux haies épaisses, formées par d'énormes cactiers.
Ramleh, autrefois Ramen, s'appelait Arima- 1 thie au temps de Notre Seigneur.
C'est la patrie de Joseph et de Nicodème, dont il est dit dans l'Evangile qu’ils ensevelirent le corps de Jésus, après l'avoir embaumé.
Le. Les croisés y furent défaits en 1099, Ê Saladin s'en empara en 1 187.
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: d’avoir reçu le moindre édiate ; celui
votre bonnet, Richard Cœur de Lion y établit son quartier >ourboire, et général en 1204, et la ville resta au pouvoir lui avoir jeté
des chrétiens jusqu’en 1266, où elle retomba | ne entre les mains des musulmans.
Les Franciscains s'y établirent en 1206, Leur Couvent e.t bâti sur l'emplacement des maisons de Joseph et de Nicodème, et la chapelle
ait prévu ce ché conclu, Pourvoir à AA
intérieure sert d'église paroissiale au catholiques qui habitent la ville, Dans ce Couvent, on montre encore les appartements de Bonaparte, qui y séjourna en 1709 ; on avait prié le consul de se rendre à Jérusalem, dent il était si près; mais cela n'entrait pas dans son plan ; après son départ de Ramileh, les courageux Pères de Terre-Sainte payèrent de l:ur tête l'hospitalité qu'ils lui avaient donnée ; tout entier à la recherche d'une vaine gloire, le conquérant oublia ses hôtes, Pour venger leur mort,
X Soixante
ct ne fit jamais rien
ux qu’il rappelle, il ÿY a encore, À Ramleh, une
ancienne église, dédiée autrefois à saint Jean- Baptiste, et convertie en mosquée ; lui-même sert de minaret ; une petite distance,
À part le couvent et les souvenirs si précie
le clocher On aperçoit aussi, à la tour dite des quarante Martyrs, parce qu'il y avait autrefois attenante, portant le nom des qu tyrs de Sébaste,
une église arante mar-
Arrivant à Ramileh, après une course À cheval de cinq ou six heures, et ayant depuis. longtemps perdu l'habitude de se genre d'exerciçe,
INTE
AUX soixante
re les apparterna en 1799 ; : à Jérusalem, n'entrait pas e Ramlebh, les payèrent de ent donnée ; ine gloire, le jamais rien
Si précieux amleh, une saint Jeanle clocher oit aussi, à Quarante une église ante mar-
e à cheval uis. longexercice,
nous étions fatigués, brisés, moulus ; nous nous demandions comment nous pourrions le lendemain poursuivre notre route; l’un de nous parlait même de renvoyer son cheval, et de nous suivre à pied à travers les montagnes.
Mais la nuit porte conseil, et procure le repos ;
après un excellent souper, servi par un esclave noir, nous primes possession de nos chambres, et pour sûr, les heures de la nuit passèrent inaperçues. Le matin nous étions frais et dispos ; toute fatigue avait disparu ; bien plus, nous étions aguerris contre tous les inconvénients de l'équitation.
Nos messes dites, le déjeûner pris, ayant dit adieu aux bons Pères hospitaliers, nous remontons à cheval pour continuer notre voyage à travers la plaine de Saaron ; l'endroit que nous traversons d’abord, est on où Setrai gardait, jadis, les nombreux troupeaux de David,
Disséminés dans les environs, sont plusieurs villages dont les maisons basses, à coupoles écrasées, font comprendre Ce passage de l’Ecriture Sainte, où il est dit que l'impie sèchera Comme l'herbe sur les toits: une couche de
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terre friable et battue recouvre ces maisons ;
quelques brins d'herbe y naissent, mais sè
chent et dépérissent, faute de
suc qui les nourrisse, L'un de ces Sroupes d'habitations nous est indiqué comme remplaçant Géser,
Horam, le roi de Géser, s'était porté
au secours de Lachis contre Josué : le chef d'Israël, victorieux, frappa Horam USque ad internecionem.
Plus loin est Nobé, ville Sacerdotale, David cherchant à se soustraire à la jalousie cru Saül arrive un jour à Nobé, il se prése grand-prê
elle de nte au tre Achimélech Pour lui demander assistance ; il en reçoit les pains de Proposition et l'épée de Goliath. Pour se venger du se- Cours accordé à son rival, le roi fait mettre à mort Achimélech, et quatre-vingt autres prétres, et tout être vivant de Nobé,
El-latroun,
qu'on aperçoit sur une hauteur, dans le lointain, fut, d'après 1 patrie de l'égyptien Dismas, le Jar du Sauveur.
a tradition, la ron de la droite
À l'horizon se dessine aussi Amoas, l'Emmais du livre des Machabées ; Judas y dé
fit Gorgias, général d’Ant'ochus Epiph
ane, Sous Marc-
AINTE
e ces maisons ;
t, maïs sèchent
les nourrisse,
tions nous est 1. Horam, Je ours de Lachis
torieux, frappa
lotale, David usie cruelle de è présente au lui demander le proposition enger du sefait mettre à t autres pré-
une hauteur, tradition, la n de la droite
+5, lEmmaüs éfit Gorgias, Sous Marc-
Aurèle, cette ville, probablement réunie à El. latroun s'appelait Nicopolis ; il y reste quelques ruines d'une ancienne église, qu'on y avait bâtie en l'honneur des Machabées et de leur mère.
Après plusieurs heures de marche, et avant de laisser définitivement la. plaine pour nous engager dans les montagnes, nous fimes une courte halte, à l'ombre d’un pan de mur en ruines. Pendant que les autres serviteurs préparaient le déjeûner, notre moukre se rendit au village voisin, pour faire provision d'eau frafche; à son retour il était à la tête d'une véritable procession composée de fèllahs. Vêtus d'une simple tunique, pieds nus, la tête coiffée du turban enroulé sur une calotte rouge, ils se rangèrent silencieusement autour de rous, comme pour admirer notre appétit. Ces malheureux vivent dans la plus grande pauvreté, ct ia misère la plus profonde : nese nourrissant que d'herbages, leur maigreur et la pâleur de leur teint les font ressembler à des cadavres ambulants ; ils couchent souvent en plein air, ce qui rend leurs yeux louches et chassieux ; ils ont de plus l'air défiant, la minetrès peu rassy-
do VOYAGE EN TERRESAINTE
rante, et sont d’une extrême malpropreté ; en Voyant avec quelle avidité ils se jetèrent sur les restes de notre repas, pour les ramasser, et même les dévorer sur place, je me rappelais ce Passage des lamentations de Jérémie: Desolalione desolata est terra, etc, C'est vraiment une terre de désolation. :
On a dit que Ià où le Croissant avait passé, le sol demeurait comme frappé d’une effrayante stérilité ; que les impôts dépassaient les revenus de la culture ; que les bédouins, par leurs rapines incessantes, décourageaient Je fellah ; que d’ailleurs, l'arabe, nonchalant Par nature, ne saurait se plier à un travail pénible et soutenu qui ferait rendre à la terre selon sa fertilité première, etc. Quoiqu'il en soit de ces considérations, et supposé que les accusations récipro-
ques que se portent Je Souvernement et les
fellahs soient vraies, il n'en est pas moins cer-
tain, qu'une malédiction visible pèse sur la
terre de Juda; que les torrents desséchés, la plaine brûlée, les collines dénudées, les puits taris, que tout cela n'est que l'effet désastreux
. d’un horrible blasphème, de l'imprécation vo-
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endroits dangereux
DE ROME A JÉRUSALEM 4i
mie par les Juifs déicides : SAUQUÉS eus Super nos et super filios nostros.
C'est en échangeant ces réflexions que nous levons le camp et com mençons à gravir les montagnes,