‹ Souvenirs d'un voyageurChapitre 6 sur 15 · B EK LIN · texte numérisé non relu

B EK LIN

Il lui arrêté, traduit devant un conseil de guerre, et, grâce à son nom, un nom des plus retentissants dans nos fastes militaires, condamné seulement à une détention.

L’infidèle épouse passa plusieurs mois sans oser se montrer en public. Un soir enfin on annonça qu’elle allait reparaître dans une des pièces où elle avait obtenu le plus de succès. Au moment où elle s’avança sur la scène, de tous les côtés des voix formidables lui crièrent : Zum knieen , zum knieeu (à genoux, à genoux !) . On la vit pâlir, trembler, puis elle tomba à genoux, cachant sa tête entre ses mains et pleurant.

Lorsqu’elle se releva, son pardon lui était accordé. Le public qui venait de lui imposer une cruelle humiliation l’applaudit.

Nous avons encore d’autres drames, notamment celui de Henri de Kleist. Mais celui-là, vous le connaissez.

— Oui, et j’ai l’intention de le raconter.

1ÜÜ

Page 1