‹ Souvenirs d'une cosaqueChapitre 12 sur 27 · IÔ · texte numérisé non relu

IÔ

d’argent. Quand l’un avait son compte de cheveux, il les mettait dans un papier et cédait sa place à l’autre. X..., tout à sa musique, ne sentait rien, ou ne voulait pas se déranger pour si peu. Ils auraient entièrement usé sa puissante chevelure, comme les baisers des fidèles ont usé le pied de bronze de la statue de saint Pierre qui, entre parenthèse, est une statue de Jupiter, s’il n’avait pris un grand parti. Ce n’était pas seulement de sa tête épilée, mais de son temps, qu’il s’agissait. Il ne l’employait plus qu’à distribuer des photographies et à jouer Y Invitation à la valse et le Roi des Aulnes. Le cardinal H... lui offrit l’hospitalité dans sa belle villa d’Este; il accepta et partit.

Il y a seize milles italiens entre Rome et Tivoli. On fait le trajet en trois heures et demie.

Pas de chemin de fer, mais une manière de diligence faisant le service des postes.

Les étrangers renoncèrent à l’y relancer.

Les chemins gâtés par les pluies d’hiver, la route ennuyeuse à travers la campagne déserte et monotone, la peur de mauvaises rencontres dont en arrivant à Rome les têtes sont bourrées , un jour entier qu’on perdait pour aller et revenir, tout concourait à tenir à l’écart les importuns.

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