DÉVOUEMENT DE GOFFIN
travaux dans le même Heu ; Goffin s'y op. pose avec fermeté et leur dit : « Lorsqu'il ne nous restera plus aucune espérance je vous ramènerai ici, et ce sera bientôt fini.» En même temps il leur propose d'entreprendre une nouvelle tranchée sur un des autres points où il suppose que les ingénieurs , avertis de leur situation , cherchent à leur frayer un passage. C'est en vain qu'il supplie, qu'il conjure ces hommes tout-à-l'heure encore si dévoués ; l'image de la mort qu'ils ont devant les yeux , paralyse leurs bras, et leur fait repousser toute espérance de salut. De toutes parts on n'entend que des plaintes et des gémissements capables d'ôler le courage au plus
intrépide.
Qui le croirait? c'est au milieu de cet abattement général, au milieu de celte scène de désolation , qu'un être faible , un enfant, s'élève tout à coup jusqu'à l'héroïsme. « Mes amis ! s'écrie le jeune (.otfin vous laisserez-vous abat tre ron.uie des enfants? suivez . suivez pluiôl les ordres de mon père : il vous a dit que les chefs ne