Orlando innamorato
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Vienne est célèbre en Europe comme ville de plaisir. Toutes les satisfactions matérielles, tous les divertissements où Tintelligence n'a qu'une faible part, s'y trouvent assez nombreux pour faire oublier quelque temps de plus nobles joies, celles qui ne sont permises qu'aux citoyens des États libres. Paris seul réunit tout, Paris seul peut satisfaire le corps et l'esprit ; c'est pour cela qu'on ne le retrouve nulle part, qu'on le regrette partout. Néanmoins, parmi ce qu'on nomme les plaisirs, il est un point où Vienne l'emporte incontestablement : c'est la chasse. Vous pouvez chercher dans un rayon de cent lieues autour de la borne milliaire de Notre-Dame, dans la France entière, de Dunkerque à Marseille et de Strasbourg à Bayonne, voiis ne trouverez pas un endroit béni du ciel qui, pour le nombre et la variété du gibier, approche
des plus maigres cantons de rAutriche, de la Moravie et de la Bohème, Là ^ le. moindre seigneur terrier a , dans les alentours de son petit castel , des chasses vraiment royales, comme Versailles, Saint-Germain, Compiègne et Rambouillet en fournissaient à Charles X. Les vilains, bien entendu, sont mangés et ne mangent pas ; sans quoi, par le juste revirement dont nous sommes en France témoins et victimes, les chasseurs augmentant toujours, le gibier diminuerait dans une égale progression, jusqu'à ce quMlyait plus de fusils que de pièces à tirer. Toutefois, depuis un édit du quasi-libéral Joseph II, qui a voulu, au grand déplaisir et au grand scandale de la noblesse , que le dégât causé par le gibier fût à la charge du propriétaire , les seigneurs convient à des massacres périodiques les moins manants de leurs vassaux, le bailli , le notaire , le chirurgien et même le. curé. Ces Saint-Barthélémy de chaque année ont un peu éclairci les races proscrites, et Ton se plaint aussi maintenant, même en Autriche, de la diminution notable du gibier. Où Ton tuait facilement quinze cepts lièvres en une journée, on a, dit-on, quelque peine à en ramasser sept ou huit cents. Peut-on se voir réduit à de st pauvres chasses | C'est vraiment pUié. -T- Que Dieu et la nouvelle loi nous en don* i^ent de semblables l Habiter Vienne au printemps, lorsque aucune
chasse n'est permise ni possible, c'est le supplice de Tantale. On aperçoit les montagnes de Styrie, où le coq de bruyère vit près du chamois ; on traverse les parcs de l'empereur, où les sangliers errent en troupe- avec les cerfs et les daims; on parcourt de fertiles campagnes, où des milliers de perdrix et de faisans font leurs nids : et tout cela n'est que pour la vue, tout cela donne l'amer sentiment de la privation, comme l'aspect de la richesse ^ à la misère, sans un souvenir de plaisirs passés, sans un espoir de plaisirs futurs. 0 vous qui aimez *la chasse, n'allez pas à Vienne au printemps ; vous y mériteriez la palnie du martyre.
n y avait près de trois mois que je gagnais ainsi tristement le paradis, lorsque eolin je trouvai la récompense de mon, purgatoire. J'eus le bonheur (c'en fut un sous tous les rapports) de rencontrer dans les brillants salons de l'ambassade de France un des grands seigneurs de l'Autriche les plus aimables, les plus instruits, les plus doués, non de froide et hautaine politesse, mais de bienveillance vraiment cordiale; et j'ajouterai (si ce mot s'accepte partout pour un éloge) le plus français d'.esprit, d'humeur et de manières. C'est le prince F.... S.... Son père a laissé en France, dans une ambassade sous Napoléon et dans le commandement de la triste invasion de 1814, d'impérissables souvenirs de loyauté et de modération. Quant à lui , pour
servir en volonlaire dans Tarmée qui a pris Al^er, il a quitté un haut grade militaire ; il a été blessé et décoré comme un de nos plus braves soldats ; puis, au retour, il a écrit sur l'expédition et la conquête de l'Algérie un livre- très-estimé dans toute l'Allemagne, et qui mériterait d'être traduit en français, comme l'impartial et authentique témoignage de celui qui peut dire: Quorum pars magna fui.
Le prince, en bon chasseur, eut pitié de mon supplice ; il m'oflrit d'aller tuer un cerf dans une de ses terres en HQngrie. Cette chasse commence vers la fin de juin, à l'époque où les bois ont repoussé sur la tête des mâles, qu'on ne peut plus confondre avec les iiches. Je n'ai pas besoin de dire que j'acceptai avec la joie d'un prisonnier qu'on délivre, d'un affamé qu'on rassasie.
Mais, à Vienne, l'homme propose et la police dispose. En Hongrie, comme jadis à Gorinthe, ne va pas qui veut. Il faut un passe-port spécial , et lorsque la diète triennale est assemblée à Présbourg, lorsqu'elle tient ces curieuses et bruyantes séances où sont demandées tant de réformes libérales et d'innovations hardies , on n'aime à rendre témoins de tels débats ni les nationaux ni les étrangers, ^e ne fut que par l'intervention bienveillante de notre ambassadeur que j'obtins le passe-port nécessaire, et je promis jen outre de
Iraverser seulement Presbourg, sans plus regai'der derrière moi que Loth fuyant l'incendie de Sodome. Comme je tins fidèlement ma promesse, il est bien entendu que nous ne dirons pas un mot de politique ; nous parlerons chasse et rien de plus.
Noire départ fut bientôt arrangé. Sortis devienne au point du jour, nous traversâmes d'abord la promenade du Prater, belle sans doute, et que les habitants chérissent avec raison, mais dont ils sont plus fiers qu'elle ne mérite. Un Romain eût trouvé là d'heureux [augures. Attirés par de l'herbe nouvellement fauchée, des troupeaux de cerfs s'étaient ayancés jusqu'aux premières maisons du faubourg de Léopoldstadt. Les uns ruminaient, couchés sous les arbres des allées, et d'autres campaient sur la route même, si effrontément, que notre cocher de fiacre devait les écarter de ses roues à coups de Ibuel. Nous arrivâmes bientôt au Danube, sur l'embarcadère des bateaux à vapeur qui descendent jusqu'à la mer Noire. »
Le Danube, ce roi majestueux des fleuves de l*Europe, et doublement, car il a le plus long cours et le plus large lit, change complètement d'aspect lorsqu'il quitte la capitale de l'Autriche. Je Favais descendu de Linz à Vienne ; il traverse habituellement, comme le Rhin, des pays montagneux ; il se resserre quelquefois entre des rives
escarpées, couronnées de noires forêts de sapins , d*où tombent des torrents et des cascades. On dirait la Suifise traversée par une grande rivière navigable. Après Vienne, au contraire, il coule à pleins bords dans des plaines unies, riches et verdoyantes. A peine, de loin en loin, s'élèvert-il, aux angles de ses rares détours, quelque mamelon . isolé, qui porte encore les ruines d'un vieux château fort élevé jadis contre les excursions des Turcs et des Valaques. Je descendais joyeusement et avec une sorte de respect ce fleuve magnifique, grande artère dévie, grande toute de civilisation comme de commerce, qui , dompté maintenant par la vapeur et bientôt relié au Rhin par les chemins de fer, coupera toute l'Europe, de l'Océan au Bosphore, et devra emporter dans son prodigieux mouvement jusqu'à l'immobile Autriche. Touchant ainsi , d'un côlé, au reste de l'Allemagne, à la HoHande, à l'Angleterre et même à la France, de l'autre à TOrient, où tant d'intérêts lui font une loi d'appa* raîlre, comment VAutriche pourrait-elle s'enfenaer encore longtemps dans sa muraille de la Chine ? Du moment où elle a permis la navigation du Danube, elle s'est condamnée à marcher. Elle n'é- * chappera point à la loi des choses. Le capitaine de notre bateau. Italien comme tous les marins de r Autriche, môme les marins d'eau douce, nous expliquait, avec la vivacité communicative de sa
i race, Jes intéressants détails du spectacle mouvant f qui se déroulait devant nos yeux. Il nous montrait,
(par exemple, dans l'île de Lobau, que Iç fleuve ronge et qu'il aura bient6t dévorée, les retranchements encore visibles qu'élevèrent pour s'y défendre les vinp^ mille Français coupés de la grande année, et dont l'héroïque résistance valut à leur chef le nom- du lieu qu'ils illustrèrent; puis, au delà, le vaste champ de bataille de Wagram, où se termina la campagne de 1809, et qui réduisit Tempereur François- à de telles extrémités qu'il ûonna la main d'une archiduchesse au parvenu Napoléon ; puis enfin le château de Presbourg , dont la guerre a fait une ruine étrange î car, avec ses formes modernes, il semhle plutôt un édifice inachevé. On dérangea, pour nous faire place, une • pfle du pont de bateaux, et pous tdmes bientôt amarrés sur le quai, justement au-dessous de la petite terrasse où l'empereur d'Autriche, devenu roi de Hongrie, se montre à cheval dans la cérémonie du couronnement, et menace de son sabre les quatre points cardinaux.
Ma promesse de ne pas séjourner à Presbourg ^e m'ôtait pas, j'imagine, le droit d'y déjeuner. Tandis qu'on apprêtait notre voiture, j'entrai à Tauberge du Bœuf rouge^ et, me voyant étranger, •es garçons m'apportèrent, avec un bifteck de veau, un journal écrit en latin. C'est une feuille
doniinîcale qui s'imprime à Passau sous le titre di^ Vtraque respublica. Je crus d'abord qu'elle s'appelait ainsi parce qu'elle réunissait les nouvelles de Peslh à celles de Vienne , et , voyant l'Autriche nommée respublica^ je trouvais l'archaïsme un peu fort; mais je me trompais. Les deux républiques sont l'Église et l'État, et en cherchant à les mettre d'accord, l'honnête intention des rédacteurs est de terminer la guerre des Guelfes et des Gibelins, qui dure encore certainement, quoiqu'elle ne se fasse plus à coups de laucc. Je ne me serais pas étonné, l'année dernière, de trouver dans une ville de Hongrie un journal en latin; c'était, il y a peu de temps encore, \me langue presque populaire dans ce pays, et la seule écrite. Mais, cette année, la chose est plus curieuse; car la diète, comme on sait, vient de supprimer l'usage officiel du latin, et d'élever l'idiome hongrois au rang de langue politique. Les discours se font maintenant en hongrois, dans les deux assemblées des magnats et des députés, et leurs actes s'écrivent en hongrois. C'est , une grande et sage innovation, assurément, et bien conforme aux idées de notre époque. Elle ouvre à tous les portes de la diète, elle donne à tous l'accès de la tribune publique, et le peuple entier entend les paroles, connaît les actes de ses représentants. Voyez cependant comme il est difficile d'opérer le chani^ement même le plus raison-
nable et le plus simple ! Parmi les eomitals qui envoient des députés à la diète hongroise, se trour Yent ceux de la Croatie. Or, leslCroates, qui ont aussi leur langue, et qui aiment le hongrois comme les Belges aiment le hollandais, refusent absolument de se soumettre à la décision de la majorité du congrès. Ils veulent, ne pouvant se faire entendre en croate, continuer à croasser dans la diète le latin de la Croatie. On ne sait comment finira ce débat singulier*.
En quittant le Bœuf rouge et YUtraque respubliça, nous traversâmes toute la ville de Presbourg, petite encore, mais qui prend, comme Pesth, des développements analogues à l'impostance d'une capitale, et du plus vaste des États, de la plus nombreuse des races dont la réunion sous le même sceptre forme l'empire autrichien. La Hongrie a plus de dix millions d'habitants et une étendue aussi grande que celle de toutes les autres provinces ensemble. C'était un jour de marché ; le ^uple affluait sur les places et présentait le spec-' tacle, devenu si rare aujourd'hui, d'une physionomie originale et de costumes nationaux. Les
1 . La supprei^sion du latin et Tadoption de la langue madgyare sont un des griefs qui ont le plus violemment réveillé Tantique haine des Croates contre les Hongrois, haiiie savamment exploitée par rAùtriche, et dont nous voyons aujourd'hui les déplorables rèmltats. (Note de 1849^ -
hommes sont coiffés de bonnets à fourrures oa de grands chapeaux de feutre noir, comme ceux des paysans du Berry, sous lesquels ils cachent leurs longs cheveux graissés avec du lard pour chasser la vermine ; les uns portent la pelisse galonnée des hussards, qui est précisément l'habillement hongrois ; d'autres, le grand et lourd manteau blanc des Esclavons. Au reste, il est facile de reconnaître, à une marque certaine, les deux races qui habitent Je pays : tous les Hongrois ont la mous* tache» noire, blonde, grise ou blanche, telle que Dieu et Tâge la leur font; aucun Ësclavon ne la porte, Quant aux femmes, elles sont embéguinées dans de longs mouchoirs de laine rouge, bleue, verte, ou de cotonnade bariolée. Presque toutes marchent nu-pieds et nu-jambes; celles, en petit nombre, qui ont le luxe de la chaussure, portent, ainsi que les hommes, de lourdes bottes à pieds ronds. Là, comme dans rAUemagne, elles sqnt eondamnées aux plus rudes travaux dans les champs et dans les villes. Ce sont des femmes, par exemple, qui servent de goujats aux maçons, qui gâchent le mortier , qui montent aux échelles les briques et les moellons, genre d'occupations -où. la décence est blessée presque autant que l'humanité. On distinguait, parmi la foule, à leurs livrées plus riches, les hussards et les heiduques, qui sont des domestiques militaires, les uns à cheval, les
autres à pied, légués à notre époque par les coutumes féodales ^ Dans les corps de garde, assez nombreux quand la diète est assemblée, on reconnaissait, aux parements rouge pâle de leurs habits, blancs, les soldats recrutés en Italie. J'avais vu, à Venise et à Milan, l'infanterie et la cavalerie des Hongrois, qui' ont toute une armée, sauf l'artillerie pourtant, que l'Autriche ne leur confie point ; il était naturel de trouver des soldats lombards à Presbourg. C'est sans doute une manière d'habituer les luis et les autres à tous les climats; car je Bc pense pas que l'Autriche fasse garder l'Italie par des^ongrois et la Hongrie par des Italiens. Ce . serait contraire h la proverbiale droiture de sa candide politique.
Nous vîmes, chemin faisant, les quelques édifices que renferme Presbourg : l'église , qu'on nomme on peu pompeusement la cathédrale ; le palais (si c'en est un) du palatin de Hongrie, terme qui indique une espèce de vice-royauté, occupée depuis quarante ans par l'archiduc Joseph, un des cinq frères encore vivants de feu l'empereur François; 6ufin l'édifice assez modeste qui abrite la diète hongroise. Je parle. du dehors; car, lié par mon serment, je n'ai point vu la salle intérieure, où,
1. Le mot hussar, en hongrois, veut dire vingtième, parce que, anciennement, chaque district devait fournir pour la guerre un homme sur vingt, armé et monté.
fïî'a-t-on dit, les représenlanls des comitats entrent pêle-raêle avec une foule de jurati, d*hommes de loi, qui les accompagnent jusque sur les bancs du congrès. Dans une rue latérale se tenait un groupe d'hommes singulièrement vêtus. Ils portaient un bonnet fourré, de longues moustaches, des bottes à la russe, une polonaise noire boutonnée jusqu'au cou par des brandebourgs, et serrée sur les* reins par un ceinturon blanc auquel pendait un grand sabre. Je demandai si c'étaient les officiers des hussards de la mort; on me répondit que c'étaient des députés à la diète. Ils s'entretenaient avec beaucoup de chaleur, et quelques mots i?cueillls en passant auprès d'eux firent comprendre au prince, membre lui-même de la chambre des magnats, qu'ils agitaient une question fort grave, alors en discussion, celle des mariages mixtes et du sort religieux des enfants qui en sont issus. Ces mariages, qui eussent été fréquents dans un pays où la population se partage presque également entre le pape et Luther, sont restés jusqu'à présent à peu près impossibles, parce que les prêtres catholiques se refusaient non-seulement à bénir de telles unions, mais à les faire. Us exigent en tout cas que les enfants soient catholiques. Les réformistes de Hongrie veulent rendre faciles les mariages mixtes, et laisser aux parents, le choix du culte où leurs enfants feront élevés, même en
ôiant aux prêtres, s'il le faut, les registres de Tétai ciîil. Au reste, cette question n'est que la partie actuelle d'une question plus vaste qui occupe tous les esprits, celle de la réforme du clergé. Pour juger de l'état où est parvenue l'opinion publique en Hongrie, il suffit de savoir que, dans ce pays, agité naguère par les querelles de religion, voué depuis lors à une piété ardente, presque sauvage, oîi l'archevêque primat et les dignitaires de l'Église ont d'immenses possessions, où l'on voit encore^ sur la monnaie qui se frappe aujourd'hui, l'effigie de la Vierge au revers de celle de l'empereur-roi ; dans ce pays, dis-je, on demande tout haut que le c\ergé soit dépossédé de ses biens et salarié désormais par l'État. Où ne vont pas les idées et l'exemple de la France !
Mais je dérive du côté de la politique, et je flnij rais par y tomber; il faut bien vile revenir & la chasse. Noire voyage sur la grande roule, où nous étions promptement arrivés, n'était pas moins curieux qu'à travers la ville. Nous rencontrions tantôt de longues pièces de bois, des troncs d'arbres entiers, posés sur deux paires de roues et traînés des montagnes au fleuve par ces grands -bœufs gris, aux cornes démesurées, qui ne naissent qu'en Hongrie, et dont les alliés ont conduit des troupeaux jusqu'en France ; tantôt de pelits chariots d'osier où se presse et s'empile une fiamîlle en-
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tière , et qui doivent être les chariots des Huns, qui en faisaient leurs tentes pour camper et leurs retranchements pour combattre. De loin en loin, sur un étroit char à bancs, et fouettant un petit cheval attelé seul au côté gauche du timon « pas-* sait un de ces hobereaux campagnads que La Fontaine eût nommé chez nous « d^mi»bourgeois « demi-manant ; » les Hongrois appellent cet être amphibie dominus respectabilis. Au milieu de ces rencontres et des files de pauvres villageoises qui couraient pieds nus, le panier sur la tète, au marché de Presbourg, nous franchîmes peu à peu une plaine fertile, coupée par des coteaux de vignes tout semblables à ceiix de Bourgogne, et nous arriva* mes au pied des monts Krapacks, ou Garpathes, si l'on veut leur rendre l'ancien nom latin, qui étendent jusque-là les dernières pentes de leurs rameaux extrêmes.
Dans un charmant vallon, consacré à la Vierge Marie (Marienthal), s'élève Thabitation du prince. C'est un ancien couvent, Tun des deux mille que supprima Joseph II, le philosophe étourdi, lequel mériterait pour cela seulement la statue en bronze qu'on lui érigea devant 1^ palais, après son règne trop court, et la belle inscription qui se lit sur le piédestal : Felieitaii publier non diu^ sed totus •• Il