‹ Souvenirs de collègeChapitre 6 sur 34 · SUR LA MORT DE SON ENFANT · texte numérisé non relu

SUR LA MORT DE SON ENFANT

Ainsi que l'arbuste fragile Dont se brise le front mobile

Sous son propre fardeau, Le mortel ici-bas succombe, Et souvent descend dans la tombe

En sortant du berceau.

Comme une fleur qui s'étiole Sous le baiser glacé qu'Eole

Met sur son front vermeil, Tel, enfant, tu laissas la vie ; Mais, dans l'éternelle patrie.

Qu'heureux fut ton réveil !

Jésus voulut t'unir aux anges.

Afin de chanter les louanges

De son Père éternel ; Aussitôt tu quittas la terre, Abandonnas ta tendre mère

Pour le bonheur du ciel!

Sèche tes pleurs, mère chérie, Lève les yeux vers la patrie

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