SUR LA MORT DE SON ENFANT
Ainsi que l'arbuste fragile Dont se brise le front mobile
Sous son propre fardeau, Le mortel ici-bas succombe, Et souvent descend dans la tombe
En sortant du berceau.
Comme une fleur qui s'étiole Sous le baiser glacé qu'Eole
Met sur son front vermeil, Tel, enfant, tu laissas la vie ; Mais, dans l'éternelle patrie.
Qu'heureux fut ton réveil !
Jésus voulut t'unir aux anges.
Afin de chanter les louanges
De son Père éternel ; Aussitôt tu quittas la terre, Abandonnas ta tendre mère
Pour le bonheur du ciel!
Sèche tes pleurs, mère chérie, Lève les yeux vers la patrie