DÉDIÉE A S. A. R. MADAME LA DUCHESSE DE BERRY
Quelque temps après toute cette histoire, on composa pour l'Académie Royale de musique un autre ouvrage, qui fut représenté pour célébrer la naissance du duc de Bordeaux. MM. Chérubini, Paër, Kreutzer, Boieldieu et Berton furent chargés de la partition. M. de Lauriston eut l'obligeance de me faire offrir d'y coopérer. Je refusai ; et, certes, personne ne croira que je n'eusse
tenu à honneur de me voir associer à des hommes d'un talent aussi supérieur; mais j'étais toujours sous l'influence des contrariétés que j'avais éprouvées, et l'on concevra qu'il m'ait paru dur de n'être que pour un sixième dans le nouvel ouvrage, après en avoir composé un tout seul. Au surplus, les noms que je viens de transcrire m'offrent l'occasion, que je saisis avec empressement, de réparer un oubli bien involontaire. Je me demande par quelle inconcevable distraction j'ai pu omettre le nom de M. Chérubini, quand j'ai énuméré ceux des compositeurs qui ont le plus efficacement contribué aux progrès et à la gloire de la musique en France. A son nom , je dois encore ajouter celui de M. Auber.