‹ Souvenirs de FélicieChapitre 61 sur 82 · LE MARQUIS DE CONFLANS · texte numérisé non relu

LE MARQUIS DE CONFLANS

Le marquis de Gonflans^ fils du marédial d'i le seul homme singolier que j*aie tu eu Fiaiiee, payi oii MfiiXà est assez commune, mais où la singularité est rare. H nbjttÊÊÊL riœ, ne faisait rien comme un autre, et cependant il iAUl jamais ridicule ; seul de tous les hommes de son teinpÉ;, 1 ne portait point de poudre, et la raison qu'il oi donnait était étoih nante, mais vraie. Sa tête fumait, et il y ressentait des.doo^ leurs insupportables.

M. de Conflans était grand et bien fait; sa taille annon^ de la force, ainsi que sa voix et son air assuré. Son espiit était entrqttenant et décidé; eu tout il paraissait né pour < der, car le ton de supériorité qu'il prenait toiyours ne < personne^ il s'exprimait bien, allait droit au &it , et ses i ainsi que ses discours, avaient une aisance particulière;:' ses manières étaient nobles et graves, ce qui rendait ses plaisanteries d'autant plus piquantes. Malheureusement ses mœurs étaient loin d'être irréprochables^ et il ne s'enivrait que trop souvent, dans un siècle où cette détestable manie était heureusement reléguée parmi le bas peuple. Il avait servi avec une grande distinction dans les troupes légères, et c'était là qu'il avait contracté cette mauvaise habitude ; dans les excès comme dans tout le reste il ne souffrait point qu'on le surpassât. On aurait pu dire que c'était un Lovelace militaire. A uh repas de corps où il se trouvait, un vieil officier de hussards se servait d'un verre qui tenait près d'une pinte ; M. de Conflans se fait ôter une de ses bottes, la remplit de vin, et la boit à sa santé. Le comte de Lautrec se faisait suivre par un jeune loup en guise de chien. M. de Conflans achète un de ces ours

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