LE MARQUIS DE CABACCTOLI
« allez occuper une des plus belles places 6e TEurope. — -"Ahf « Sire , répondit tristement M. de Caracdoli, la plijis belle place « de FEurope est celle que je quitte ; c'est la place YendAme. » Quelque temps auparavant, il avait répondu au même priiiofty qui le plaisantait sur ce qu'à son âge il faisait encore ramour : « On vous a trompé, Sire, je ne fais pomt Tamour ; jnrmMtp «tout fait. »
Je terminerai cet article par un mot de M. de Garaoekili qui fut longtemps célèbre dans le corps diplomiatique de eette époque. A une de ses réunions, la société avait eu à endurer de longs et ennuyeux détails sur le siège de Gibraltar, par un officier qui en arrivait. Il continuait toujours, lorsque Tambaih sadeur de Naplés interrompt, avec un air de bonlKHÙie, le discoureur, en lui disant : « Monsieur, vous qui me paraissez ai « instruit de tout ce qui concerne cette fameuse inlle , îaîte»> « moi le plaisir de me dire exactement' où ellel est située. » L'autre le regarde avec surprise, mais lui répond obKgeamaient que Gibraltar est dans la partie de F Espagne qui regarde TAfrique. « Vous m'étonnez , répliqua le marquis ; je croyais que « Gibraltar était à la Jamaïque. » La conquête de cette île était aussi aisée alors que celle de Gibraltar Tétait peu, et, lors du traité de paix, une si riche colonie aurait été un équivalent convenable pour la forteresse que l'Espagne tentait inutilement de soumettre par les armes.