‹ Souvenirs de FélicieChapitre 8 sur 82 · INTRODUCTION. XV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XV

vieux, et que M. de Besenval sn^i^eMt Rem publicam.

Ainsi se passaient les jours, les années , dans un cercle toujours nouveau de plaisir et d'aimables folies. Ma foi ! vive la joie! point de soucis I Qui songe au lendemain? Bionsy chantons I JTen suis d'avis jamais convenez qu'il était impossible de préparer plus gaiement la chute d'une monarchie. — La Révolution éclatait. Le déficit en était la cause ou le prétexte. Déjà la persévérance calomnieuse qui, dans Marie-Antoinette , ne cessa d'outrager la reine, l'épouse, la fenmie intéressante et belle, lui reprochait ses prodigalités. Est-ce elle qu'il en fallait accuser, ou bien des sollicitations trop actives ?

Mepardonnera-t on d'être contraint, par le récit, à dire un seul mot de moi? — J'eus l'honneur, en 1820 (j'étais presque jeune), de voir, à Bruxelles, M. le prince d'Aremberg, celui qui , sous le nom de comte de Lamarck , jouissait , trente-cinq ans plus tôt , d'une si haute faveur à Versailles... « J'ai toujours été frappé, me dit-il, d'un mot a que prononça la reine en s'entretenant un jour avec <r moi. Elle daignait m'accueillir avec une indulgence « extrême; j'étais de son jeu, de toutes ses parties , de sa <r société la plus intime. Souvent préoccupée des circonsa tances , elle m'en parlait à l'écart. Étranger à la cour e de France, tant de bontés me rendaient heureux et « confus. Je craignais que les seigneurs français n'en pris- « sent de l'ombrage, et j'osai même en témoigner ma « crainte à la reine. — Que voulez-vous? me dit-elle en « tej-mes beaucoup trop flatteurs; à part votre nom, votre a rang , et l'attachement que vous me portez , vous avez auprès de moi un mérite dont vous ne vous doutez « guère. — Lequel donc? dis-je avec surprise. — Vous

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