XVIII INTRODUCTION
camps », des aperçus nouveaux, un historique de l'émigration militaire vue par ses petits côtés, ses plus humbles détails, ses dessous. Le tableau de mœurs n'en vaut que mieux, d'autant qu'il est tracé par un observateur assez avisé de la vie journalière .
Sur les misères de la déroute qui suivit Valmy, sur les souffrances endurées avec la belle énergie de l'âme française, par les soldats de Berchény ou les Gondéens, Cézac nous donne des détails vécus d'un réalisme poignant. On sent, à l'entendre, les accents d'un homme qui ne ment point, d'un homme dont le témoignage est précieux, puisqu'il peut dire : J'y étais, fat vu...
Au sujet de raccueil fait par l'étranger au soldat français, il est vraiment intéressant. Intéressant aussi au point de vue militaire lorsqu'il nous conte la bataille de Fleurus ou le combat d'Oberkam-Lach. Enfin, il est à consulter d'une manière toute spéciale sur le séjour des Condéens en Pologne et surtout en Italie, car, pour cette période de l'émigration, les documents cessent par ailleurs d'être abondants.
Notons aussi un autre intérêt qui se dégage des Souvenirs de Cézac : En général les mémoires ont, au point de vue psychologique, ceci d'attrayant qu'ils nous racontent les événements, non point dans leur sécheresse, mais en quelque sorte inter-