‹ Souvenirs de François de CézacChapitre 12 sur 38 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

rations sérieuses, on ne peut s'empêcher parfois de songer à ces caricatures du xvuf siècle représentant de gracieux gentilshommes en habit bleu barbeau qui, nez au vent, tête poudrée, se gaudissent des plaisanteries de Vert-Ver i jacassant sur son perchoir. D'un geste aimable, ils agitent le couvercle de leurs tabatières. Un bon sourire éclaire leurs faces roses... Là-bas, à l'arrière-plan, le peuple dresse sur une place une machine sinistre : la guillotine... Ils ne la voient point.

Cézac comprit-il l'émigration? Réfléchit-il sur ses causes, ses effets, ses avantages ou ses inconvénients?

Peut-être. Il en était capable, car il était intelligent, mais il faut convenir que ses réflexions sur ce point sont rares. Il est possible qu'il n'ait pas voulu les livrer au papier; mais j'inclinerais plutôt à croire qu'il ne s'appesantit point avec excès sur ce désolant problème, étant dans l'habitude de « suivre le mouvement » et d'y obéir sans le discuter. Et en parlant ici de Cézac, je parle d'un grand nombre de Gondéens.

La classe sociale, c'est-à-dire la noblesse de second ordre, à laquelle ils appartenaient pour la plupart, formait, on l'a dit, une des parties les plus fortes et les plus saines de la nation. Mais, comme l'a très bien fait remarquer quelque part

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