J AIME LA GOLOMBINB ET JE DIS TOUT
DES FDKÂlIBULES. m
Le 80 tûAnf toutes mes souffrances de théâtre étaient épongées, j'étais léger, tout jeuUe, je ne me sentais pas marcher, et j'étais libre comme un ballon dans Tair.
XXVÎ
AMÊRE TRISTESSE I
Amère tristesse, fille de la pluie et du brouillard, amèro tristesse, tu m'envoies de jaunes pensées I
Les femmes sont laides^ led hommes méchants, mon habit se déchire au coude, les parapluies sont les rois de la rue.
Amère tristesse !
Si j'allais che2 là mèro Càdét I niais le cabaret est morne, le Tin bl0U> et, sous la fenêtre, passent trempés ]usqu*aux os des bandes de croque-morts en habits râpés.
Amère tristesse I
Je courrais bien voir la douce et saltimbanque Colombine, l'étrange et cnlel Polichinelle ; rien que leur costume me
réchauffe le cœur. Polichinelle a attrapé nne entorse, et mon aimée Cdlombine s'est oubliée à boire quelque part dans le verre d'un autre.
Amère tristesse t
C'est dans le travail qu'on secoue toutes les mauvaises pensées; mais le lit blanc vous tend les bras. On travaillera demain. Nuit funeste et longue où le tic tac de Thorloge, trop distinct, ne peut être pris pour un rêve. Fouillis de pensées, plans enchevêtrés, laissez ma tête. Par grâce, que mon cerveau se vide un quart*d'heure l
Amère tristesse!
Le lendemain, le soleil inonde la chambre; les oiseaux chantent leurs carillons. De la fenêtre ouverte, on entend le babillage des marchands, et les fleurs du marché envoient la dîme de leurs arômes jusqu'à ma mansarde.
X^amère tristesse est envolée.
XXYII