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Ghe oel bel corpo tuo st spesio ve|;gJo,
Piacemi almen y. ch^i miei sospiri «ieo quali
Spera *l Tevere e PArno
E M Pè doîe doglioso e grave or seggio ;
Rettor del cfel, io cheggio
Ghe la pietà che ti coodusse in terra.
Ti volga al too diletto almo paese *.
J'écoutais avec un charme toujours croissant cetl6 langue si douce , si harmonieuse ; cette langue aux larges et sonores voyelles, dont les sons flattent ToreiUe et vous forcent à reconnaître qu'il n'est pour le chant que ridiome des Métastase et des Monti, jusqu'à ce que, de souvenirs en souvenirs , mes pauvres Italiens en vin* rent à chanter des octaves du Tasse y comme on les chante sur les gondoles de Venise , soulageant ainsi les tristesses de l'exil , comme les Athéniens prisonniers en Sicile soulageaient autrefofs leur misère en récitant les vers de Pindare et d'Euripide... Déjà la nuit était
coulerai des jours sereins parmi Theureuse population que les trayaui des champs rendent robuste et vivace. »
*<( mon Italie l... bien que les plaies morielles que JeToie sur ton beau corps ne puissent être guéries par de vaines paroles, laisse au moins mes soupirs s^unir à ceui duTibre,de PArno et du P6. sur les bords duquel je m^asseois maintenant triste et pensif!... Maître de Tunivers, écoule ma prière, et que la pitié qui le conduisit sur la lerre , te fasse aujourd'hui abaisser ton regard vers ton pays chéri 1...
venue, que les chants duraient encore... Puis nous revînmes lentement , lentement , jouissant de la fraîcheur des ondes et modulant quelques mélodieuses barcarolles dont les rames battaient la mesure.
Cest ainsi , mon ami , qu'a fini ce dimanche , dont je viens de vous faire un long et fidèle récit. . . tellement long , en effet , que je m'aperçois que Thorloge a sonné minuit... Adieu; puissiez-vous dire un jour de votre élève que les exemples de vertus qu'il s'est plu à vous raconter avec tant de conviction n'ont pas été perdus pour lui !