‹ Souvenirs de gloire ed d'amour du lieutenant-colonel ParquinChapitre 3 sur 41 · PRÉFACE III · texte numérisé non relu

PRÉFACE III

En 1812, Parquin ce éprouva des regrets infinis de quitter ce régiment qu'il affectionnait profondément ». Il eut pourtant une compensation, et une surprise, en entrant aux chasseurs à cheval de la Vieille Garde — le premier régiment du monde, disait Lasalle — ; il y retrouvait, dans les grades les plus élevés, tous ceux de ses anciens officiers du 20 e , qui survivaient à tant de batailles et d'épreuves. Parquin ne s'était pas trompé, le I er janvier i8o3 : il s'était bien engagé dans un corps d'élite.

Cest la vie même de cet héroïque régiment, entremêlée des exploits et des amours de V auteur, que racontent ces précieux Souvenirs. Non que Parquin ait le moins du monde songé à écrire pour se glorifier ou pour contribuer à l'histoire : il était trop beau sabreur, trop homme d'action, pour en avoir jamais l'idée. Il préférait d'abord se raconter devant un auditoire, ou un auditeur. Et ses récits, le ton de l'officier de V ex-Garde, l'ardente évocation du passé, devaient être bien saisissants, bien prenants, puisque c'est après les avoir écoutés, en diligence, pendant un voyage d'Arenenberg à Paris, au mois de juillet 1822, que M lle Cochelet, l'exquise amie et la lectrice de la reine Hortense, devint M me Parquin.

Page 1