‹ Souvenirs de gloire ed d'amour du lieutenant-colonel ParquinChapitre 4 sur 41 · IV PRÉFACE · texte numérisé non relu

IV PRÉFACE

Au lendemain même de son mariage, M me Parquin entreprit de mettre en ordre les notes qu'elle avait recueillies sur la Cour de Napoléon, de 1800 à 18 14. Elle en composa les très curieux Mémoires qui viennent d'être réimprimés dans la collection des Mémoires de la Femme. L'ancien officier aux Guides assista à ce long travail, dont il devait être plus tard l'éditeur, sans se soucier le moindrement de recueillir ses propres souvenirs, pour les faire voisiner un jour, sur les rayons de bibliothèque, avec ceux de sa femme.

D'ailleurs, à cette époque, Parquin avait près de lui son meilleur auditeur, un prince à qui il avait promis de raconter non plus seulement ses faits d'armes personnels, mais aussi tout ce qu'il savait de la Grande Armée, tout ce qu'il avait vu et appris du métier de la guerre — sans oublier de lui inculquer la haine de ces Bourbons qui tenaient en exil la famille de Napoléon, qui opprimaient ses anciens compagnons d'armes, qui l'avaient mis, lui, Parquin, à la demi-solde, et l'envoyaient encore « au violon », dès qu'il passait les barrières de Paris.

Ces leçons, avec quelques autres, portèrent leurs légitimes fruits. Parquin, qui, suivant ses propres expressions, n'était pas pour les conspirations de cabaret, se trouva aux côtés du prince Louis-

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