‹ Souvenirs de gloire ed d'amour du lieutenant-colonel ParquinChapitre 5 sur 41 · PRÉFACE V · texte numérisé non relu

PRÉFACE V

Napoléon, à l'affaire de Strasbourg en i836, et sur la plage de Boulogne (1840). Acquitté la première fois, grâce au grand talent de son frère, bâtonnier du barreau de Paris, il fut condamné ensuite par la Haute Cour à vingt ans de détention dans une citadelle, et enfermé, le 16 octobre 1840, à Doulens. Il mourut, cinq ans plus tard, dans cette prison, le iq décembre 184S.

Ce que Parquin avait dédaigné, quand il était libre, devait faire le charme de sa captivité et de la fin de sa vie. Il le reconnaît dans une brève et véhémente préface : « Je n'aurais jamais eu F idée d'écrire ni de publier mes souvenirs sans le jugement de la Cour des Pairs; enfermé dans une geôle, la pensée m'en est venue, pour tuer les longues heures de la captivité. J'ai vaincu ma paresse habituelle. y> Il y employa trois ans, « n'ayant que la seule prétention de raconter V exacte vérité de ce qu'il a vu, de ce quil a fait, de ce qu'il a souffert. »

// est pénible de penser qu'un pareil homme, que ce cavalier léger qui avait parcouru en victorieux, sabre au poing, le Portugal, l'Espagne, la Hollande, la Prusse, l'Autriche et la Russie, vécut cinq ans et mourut enfermé dans un cachot de quelques pieds !

Mais le vieil officier supportait hardiment la

Page 1