CHAPITRE VIII
L'Armistice
Clauses de l'armistice. — Rentrée dans Paris. — Une scène inoubliable. — Un son s- intendant embarrassé. — Livraison des armes. — Le bedit gommerce. — Ravitaillement. — L'bomme le pins impopolaire de Paris. — L'armée de Bourbaki, — Garibaldi. — Démission de Gambetta. — Elections. — Doulourense nouvelle. — Le ciel. — Un talisman. — Tbiers à Versailles. — Prorogation de l'armistice. — Evacuation de Bel fort.
29 janvier. — Un armistice de vingt et ua jours a été signé hier. Paris doit livrer ses forts, désarmer son enceinte, livrer ses armes, sauf celles de la garde nationale et d'une division de 12,000 hommes ; l'armée, déclarée prisonnière de guerre, restera dans Paris; les oflSciers garderont leur épée. La ville doit payer une indemnité de guerre de deux cents millions. Pendant l'armistice, une Assemblée nationale, librement élue, sera convoquée à Bordeaux ; elle décidera la question de
guerre ou les conditions de la paix. C'est sur la demande expresse de Jules Favre que Bismarck a consenti à laisser ses armes à la garde nationale. Puisse-t-elle ne pas abuser de la faveur dont elle est Tobjet (1)1 Les troupes employées dans le service municipal (gendarmerie, garde républicaine, douaniers et pompiers) conserveront également leurs armes; leur efiectif ne devra pas excéder 3,500 hommes. Tous les corps de francs-tireurs seront dissous. Pendant l'armistice, l'armée allemande n'entrera pas dans Paris. L'armistice s'étend à toutes les armées belligérantes; une exception est faite pour celles de l'Est, sous prétexte que des opérations en cours d'exécution ne permettraient pas de les prévenir à temps (2).
(i) On a vivement reproché à Jules Favre d'avoir demandé que la garde nationale conservât ses armes. J'ai la conviction intime que la garde nationale ne se serait pas laissé désarmer et que la Commune aurait éclaté deux mois plus tôt.
(2) L'exclusion de l'armée de l'Est de l'armistice a été une faute d'autant plus impardonnable qu'il ressortait des dépèches apportées à Paris par le dernier pigeon que la situation de Bourbaki était très périlleuse, par suite de son échec à Héricourt. Il semble donc difficile d'admettre que, < de pari et d'autre, on attendait des résultats heureux des opérations en cours d'exécution dans l'Est » . (Histoire de la guerre de 1870, par le maréchal de Moltke.)
Ces conditions sont dures ; mais ne sommes-nous pas à la merci d'un ennemi implacable, pour lequel générosité est synonyme de duperie ?
Vers 10 heures, nous quittons le Moulin -Saquet pour rentrer dans Paris et y être désarmés. Nous passons devant le fort de Montrouge au moment où les marins en sortent ; ces braves gens sont dans un état d'extrême surexcitation. Contrairement aux conventions arrêtées entre les commis saires militaires, un peloton de uhlans est arrivé devant le fort avant son évacuation. A cheval, rangés en bataille face à la porte du fort, les uhlans restent impassibles devant la bordée d'injures que leur envoient les matelots :
(( Lâches, s'écrient-ils en leur montrant le poing, entrez donc dans ce fort que vous n'avez pas osé prendre ! »
Quelques instants après cette scène inoubliable, le capitaine de frégate de Larret Lamalignie se brûlait la cervelle pour ne pas assister à la reddition du fort, qu'il avait jusqu'à la fin si vaillamment défendu.
Mon régiment campe en arrière des remparts, près de la porte Montrouge ; quoi qu'il arrive, pour nous la guerre est finie.
La durée du siège a été de quatre mois et douze jours, dont un mois entier de bombardement.
L'honneur de cette longue résistance revient incontestablement au général Trochu, et cependant rex-gouverneur est actuellement le personnage le plus impopulaire de Paris.
Ceux qui l'attaquent aujourd'hui semblent oublier cette journée du 13 septembre, où, acclamé avec frénésie par la population, la garde nationale et la garde mobile, le général n'aurait eu qu'un mot à dire pour renverser le gouvernement de la Défense nationale et prendre le pouvoir dictatorial.
N'est-ce pas même pour avoir méconnu ce la voix du peuple », pour n'avoir pas accédé aux désirs de ceux qui se donnaient à lui sans réticence, que le général Trochu est aujourd'hui si impopulaire ?
Le général Trochu, doué d'éminentes qualités, n'avait malheureusement pas foi dans son œuvre. Paris espérait ; le général Trochu n'espérait pas : il luttait pour l'honneur, a Le hasard lui avait imposé le lourd fardeau de ce qu'il avait toujours appelé une héroïque folie (1). »
(1) Paroles prononcées par le général Trochu à la séance du conseil du i^^ février 187 i.
Les foncltoQS de gouverneur n'étaient-elles pas, du reste, incompatibles arec celles de président du gouvernement, surtout d'un gouvernement ^avocats ?
Aussi, la défense n'avait-elle pas été trop souvent sacrifiée ou tout au moins subordonnée à la politique ?
La victoire eût-elle été impossible si le gouverneur eût pu se consacrer tout entier aus intérêts de la défense?
La garde nationale — je l'ai déjà dit — conte- Dait de bons éléments; elle aurait pu être un auxiliaire puissant pour la défense de Paris si cette troupe avait été bien encadrée et amenée peu à peu à remplir son rôle. Dès le début du siège, il aurait fallu la licencier, l'incorporer dans les régiments de ligne au fur et à mesure de son armement, et harceler l'ennemi par des combats quotidiens livrés sur le périmètre de Paris^ avec des objectifs variés.
On aurait dû aussi incorporer dans les régi de ligne, et non dans la garde nationale, les mes de 25 à 35 ans ayant satisfait à la loi mi et qui ne faisaient pas partie de la garde uati mobile.
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Avec une armée de 300,000 hommes, aguerrie par des combats iocessaots, n'aurions-nous pu espérer rompre le cercle d'investissement ou faire lever le siège de Paris ?
Quoi qu'il en soit, lorsque les passions se seront éteintes, lorsque Tapaisement se sera fait, Topinion publique aura une plus juste intuition des choses; elle se rendra compte que la défense de Paris, malgré les fautes commises, honorera à tout jamais celui qui l'a dirigée.
30 janvier. — Le régiment est désarmé. Comment allons-nous occuper nos soldats ? Une consigne sévère les empêchera-t-elle d'aller dans les cabarets, qui regorgent de gardes nationaux ivres? Le spectacle qu'ils ont sous les yeux n'est-il pas fait pour achever leur démoralisation ?
Dans le petit parc attenant à la maison où je suis logé, je trouve plusieurs obus allemands qui n'ont pas éclaté. Un sous-intendant, que je rencontre près de la porte Montrouge, me demande si mon régiment n'a pas conservé ses attelages et ses voitures ; il est chargé de faire enlever les vivres qui ont été laissés au fort de Montrouge et ne sait où donner de la tête.
Ainsi, alors que Paris souiGFre de la faim, l'ad-
ministratioQ n'a pas pris ses disposUions pour faire enlever à temps les vivres accumulés dans les forts. Quelle coupable incurie 1
2 février. — Des fourgons « recouverts d'une bâche » sortent par la porte de Montrouge; ils trausporteot nos chassepots à l'endroit désigné pour la livraison de l'armement à l'ennerai. Cette douloureuse opération se fait secrètement; on ne saurait, en efTet, prendre trop de précautions, car une grande effervescence règne dans Paris. Qu'arriverait-il si les gardes nationaux s'avisaient de découvrir les fourgons ?
La banlieue de Paris est envahie par une nuée de juifs allemands qui ramassent tout ce qu'ils trouvent, et spécialement les morceaux d'obus; ils enverront cette ferraille en Allemagne. Cette race rapace ne dédaigne pas les menus profits, elle fait son « bedit gommerce ».
Le général Vinoy supprime le port de la barbe ; la nécessité de cette mesure est discutable. La mienne date du 15 juillet; je la coupe avec regret. Mon beau-frère, qui va quitter Paris, emportera ce souvenir de la guerre à ma chère fei
4 février. — I^e premier train de ravitaille arrive à la gare du Nord; les nouvelles de pro'
affluent. L'armée de l'Est est passée en Suisse et le général Bourbaki a tenté de se suicider (1). Jules Favre, non seulement n'a pas fait comprendre l'armée de l'Est dans l'armistice, mais il a, en outre, oublié d'informer Gambetta de cette exclusion. Pendant que nos troupes sont restées immobiles, les colonnes ennemies ont continué leur marche et se sont emparées des défilés. Coupée dans sa ligne de retraite, acculée à la frontière, notre armée a été obligée de se réfugier en Suisse. La duplicité allemande et, il faut bien le dire, l'ignorance et l'incurie de notre négociateur ont été la cause déterminante de cette catastrophe (2).
(1) On ne peut reprocher au général Bourbaki d'avoir, par cet acte de désespoir, compromis la situation de son armée, car, le même jour, le ministre de la guerre le relevait par dépêche de son commandement. La veille de cette triste tentative, Bourbaki avait demandé à résigner son commandement, et il avait donné les ordres pour la continuation de la retraite, de concert avec le général Glinchant, qui devait lui succéder.
(3) Au moment de l'armistice, la retraite de l'armée de l'Est se trouvait déjà fort compromise. Le fameux Garibaldi, dont la mission consistait à couvrir la ligne de retraite, s'était laissé jouer par les Allemands.
Le général de Manteuffel s'était avancé vers Besançon, en passant entre Langres et Dijon, de manière à couper la retraite à Bourbaki et à l'acculer à la frontière.
Pour masquer ce mouvement, Manteuffel avait placé un ri-
Dans rOuest, Cbanzy s'est replié sur Laval. Au Nord, Faidherbe, après la défaite de Saint- Quentin, a placé son armée sous la protection des places fortes des départements du Nord et du Pasde-Calais; le siège de son commandement est à Lille.
En résumé, toutes nos armées de province sont battues; aussi, tout en rendant hommage au patriotisme de Gambetta, on ne peut approuver son attitude actuelle : elle tendrait à prouver qu'il veut exploiter la situation au profit de sa popularité.
Après Sedan, la prolongation de la lutte était nécessaire pour sauver l'honneur de la France. Nos fils pourront-ils nous reprocher d'avoir con-
deau de tronpes en avant de Dijon. Deux régiments prussiens livrèrent bataille à l'armée de Garibaldi, forte d'au moins 20,000 hommes, et parvinrent à l'immobiliser.
Garibaldi a sa statue à Nice ; il en aura, sans doute, bientôt une seconde à Dijon. Sur leur piédestal, on devrait graver les conclusions du rapport de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale.
Cette commission regrettait de ne pouvoir, à cause de sa nationalité, traduire Garibaldi devant un conseil de guerre, f comme ayant occasionné la perte d'une armée française et amené un désastre militaire qui n*aura de comparable dans l'histoire que les désastres de Sedan et de Metz >.
tinué à espérer contre toute espérance? Aujourd'hui, la (( lutte à outrance » ne pourrait aboutir qu'à une nouvelle série de catastrophes, qui compromettraient non seulement le présent, mais l'avenir.
L'œuvre de l'unité allemande est, d'ailleurs, accomplie. Le 18 janvier, le rétablissement de l'empire allemand au profit de la maison royale de Prusse a été proclamé à Versailles dans la grande salle des fêtes du palais
Cet empire, créé par la victoire, s'ébranlera-t-il un jour? Quand une nation a méconnu tous les droits, violé toutes les lois de l'éternelle justice, ne doit-elle pas s'attendre à ce que, tôt ou tard, la Providence lui inflige un inexorable châtiment?
5 février. — Le Gouvernement annonce que Garnier-Pagès, Pelletan et Arago quittent Paris pour rejoindre à Bordeaux Jules Simon et vaincre la résistance de Gambetta, qui refuse de rapporter un décret frappant d'inéligibilité toute une catégorie d'anciens serviteurs de l'Empire.
7 février. — Gambetta a donné hier sa démission. Les électeurs diront demain s'ils sont partisans de la guerre à outrance.
10 février. — La France veut la paix; les élections ne laissent aucun doute à ce sujet. Thiers est nommé dans vingt-six départements. Son habileté^ sa sagesse et son patriotisme le désignent comme négociateur. L'Assemblée nationale se réunira le 12 à Bordeaux. Le général Le Flô a quitté Paris avanl^hier pour remplacer Gambetta dans les fonctions de ministre de la guerre. Avec les Allemands^ on ne saurait, en effet, prendre trop de précautions. Nous voulons la paix; mais il faut que Tennemi sache que, s'il nous demande des sacrifices incompatibles avec notre honneur, nous sommes prêts à recommencer la lutte.
12 février. — Je reçois un billet de M. Tabbé Houssaye; c'est un rendez-vous pour demain. J'ai connu cet excellent vicaire de la Madeleine pendant un séjour de ma femme à Paris, alors qu'elle était déjà malade; j'ai le pressentiment d'un malheur.
13 février. — Julia est morte!... Elle a rendu son âme à Dieu le 26 janvier, le jour même oii, à Paris, nous cessions les hostilités. Quelques heures avant de rendre le dernier soupir, elle s'est écriée : « Maintenant, il n'est plus besoin de tirer l'épée du fourreau ; plus de sang 1 »
Après les douloureuses épreuves d'une funeste guerre et d'une longue absence, je me retrouve seul I Ma femme ne sera pas auprès de moi pour me consoler du deuil de la patrie. Une tristesse profonde m'envahit; les angoisses de la solitude vont-elles donc m'abattre ?
Ce cher abbé Houssaye est aussi bien malade : en apprenant le désastre de Sedan, il a eu un crachement de sang ; il se meurt de la poitrine .
14 février. — Je quitte mon logement près de la porte de Montrouge; je suis autorisé à rester à Paris, chez un de mes cousins qui m'a offert l'hospitalité.
15 février. — Je revois l'abbé Houssaye; nous nous entretenons ensemble de la perte que je viens de faire et des tristesses du temps présent. Dieu seul peut nous consoler I
17 février. — M™® de Flavigny, qui arrive de Tours, me remet, dans la petite chapelle de la rue de la Ville-l'Evéque, les derniers souvenirs et adieux de Julia, ainsi qu'une longue lettre de ma bellesœur du Petit-Thouars.
La lettre admirable de Julia, dans laquelle elle me fait ses adieux, me transporte dans un monde meilleur...
« Tours, ce 1®' janvier 1871. — Bonne année!
bonne année, mon doux ami chéri I Ah ! tu sais tout ce que ce mot renferme pour toi de choses : car, quand il s'agit de ce que j'aime et de toi pardessus tout, je suis insatiable dans l'ambition de mes vœux. Hélas 1 quelle douleur de te sentir si loin, si seul, en un jour où les cœurs se rapprochent d'ordinaire avec plus de bonheur que jamais ! Quelle douleur surtout de songer à tes inquiétudes, à tes angoisses constantes au sujet de ma santé I
» Que d'épreuves depuis six mois, mon pauvre cher ami 1 Comme elles ont frappé lourdement sur nous I Et cependant comme Dieu a été bon et miséricordieux pour nous ! Ah 1 vois-tu, mon chéri, c'est que, même quand il laisse s'échapper les torrents de sa colère, il veille sur les siens, et pas un cheveu ne tombe de leur tête sans son ordre ou sans sa permission. A combien de périls n'as-tu pas échappé? Et moi-même, toujours sous sa main divine, il m'a gardée jusqu'ici pour te revoir encore peut-être et le bénir avec toi.
» Oh 1 oui, nous le bénirons de tout ! Mes forces diminuent, mes chances de guérison s'épuisent, ma vie près de toi ne sera pas longue ici-bas.
mon bien-aimé, tu ne murmureras pas! Nous accepterons ensemble les décrets étemels de Dieu, et nous n'y verrons que son amour et sa miséricorde. Si tu savais comme la souffrance fait pénétrer à fond dans ce mystère de l'amour, et comme on aime quand on souffre pour Dieu 1
» Mon chéri. Dieu me traite en enfant de. son cœur. Il me fait sacrifier les joies si courtes, si fragiles de cette vie, pour le bonheur sans fin de l'éternité. J'y vais sûrement, je le touche comme à l'avance, et le douloureux passage qui m'en sépare ne peut m'en voiler la clarté. Tu ne te plaindras pas que Dieu ait jeté les yeux sur la moitié de toi-même et l'ait choisie^ malgré son indignité, pour cette part glorieuse. Tu sauras que je t'attends, que je prépare ta place, que je veille sur toi avec un amour infini, dégagé des ombres de la terre, et que, en combattant, en luttant contre toi-même, en conservant ton âme dans les régions supérieures, tu viendras sûrement me rejoindre quand Dieu l'aura voulu. Quelques années passent si vite ! Vois : que sont devenues celles de notre pauvre bonheur ici-bas ?
» Oh ! ton âme ! ton âme I... Que je voudrais la voir grandir et se fortifier- sous l'influence de ses
saintes pensées I Le reste est si pâle, le reste est si vide, le reste est si menteur !.., »
« 1 1 janvier. — Cher bien-aimé, Dieu m'appelle. Je vais aller le prier pour toi. Henri, mon Henri, Dieu te bénisse 1 »
Hélas I il ne me sera plus donné d'entendre ces exhortations qui relevaient mon courage, ce surmm corda continuel qui réchauffait mon âme ; mais la céleste influence de ma sainte amie se fera toujours sentir ; son souvenir sera un talisman qui lae protégera et me donnera des forces pour toutes les luttes de l'avenir.
20 février, — L'Assemblée nationale, dans sa séance d'avant-hier, a nommé Thiers chef du pouvoir exécutif de la République française; à la séance d'hier, elle l'a chargé de se rendre à Versailles, conjointement avec Jules Favre, Ernest Picard et une commission de quinze deses membres, pour y traiter de la paix. L'armistice est prorogé jusqu'au 24.
22 février. — L'armistice est de nouveau | rogé jusqu'au 26 inclusivement. Thiers est à ' sailles, où il confère avec Bismarck.
Par suite d'une convention conclue le 13 ei Bismarck et Jules Favre, l'armistice a été été
aux départements si malheureusement exclus de la convention du 28 janvier, mais à la condition que la place de Belfort, que l'ennemi n'a pu nous enlever, sera évacuée.
Cette évacuation a eu lieu le 17 ; la garnison est sortie avec les honneurs de la guerre, libre de tout engagement, emportant ses armes, ses drapeaux, ses équipages et les archives de la place.
L'héroïque défense de Belfort, à laquelle l'ennemi a rendu hommage (1), nous console des défaillances qui se sont produites dans un trop grand nombre de places fortes ; elle nous donne aussi espoir pour l'avenir.
(1) Le général Treskow, en écrivant le 13 janvier au colonel Denfert pour le sommer de capituler, s'exprimait ainsi :
« Je suis disposé, en considération de votre défense jusquHci si héroïque y à vous faire des conditions très favorables. »