SOUVENIRS. — CHAPITRE II
fenêtre. Depuis j'ai été marchand forain, et j'ai payé les faibles dépenses que nous avions faites dans cette belle équipée. A trois quarts de lieue de Cambrai , avant Bonnièrcs , nous avions bu de r eau-de-vie sans la payer. Le marchand ne paraissait pas content. Dans ma tournée de marchand forain, j'entrai plus tard chez ce brave homme et je lui dis : «Vous rappelezvous les deux chasseurs qui désertaient, il y a quelque temps?» — «Ah! les gredins, si je les
tenais » — «Vous en tenez un, qui vient
vous payer. »
Je n'ai pas besoin d'ajouter que je fus accueilli très cordialement.