‹ Souvenirs de Jean-Nicolas BarbaChapitre 77 sur 122 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Hoffmann , dans son journal

One lo public ignore , Crie au contrefacteur, est-ce probité ? Non , C'est qu'il est furieux de n'avoir pas encore 3Icrité les honneurs de la contrefaçon.

Un jour pourtant il crut avoir cet avantage,

De plaisir son cœur se gonflait, Il parcourut avidement la plage ;

Mais, hélas ! c'était son Secret Tellement imprimé qu'il le méconnaissait.

Va , cher Hoffmann , de ta colère

Calme les bilieux accès ;

Du brigandage littéraire ,

Tes enfants craignent peu les effets , Tu prends toujours toi-même Un tel soin de les faire

Informes, hideux et contrefaits

Qu'on ne peut plus les contrefaire.

Son humeur caustique plaisait beaucoup à Pigault. Tout le monde se souvient des feuilletons signé, X. dans le Journal des débats, contre les jésuites. 11 faut être vrai, il eut cependant quelques succès à l'Opéra-Comique.

Il mourut, j'allai à son convoi. Je montai chez lui, et j'eus le plaisir d'y trouver M. Bertin et son digne fils Armand. Quelque chose nous a bien étonnés , c'est un fils qui se trou-

vait dans son logement et qui lui ressemblait au physique; personne n'avait entendu parler de ce fils d'Hoffmann , c'est que le jour où sa femme est accouchée, il les quitta tous les deux ; voilà ce que nous avons cru et ce que je crois en l'écrivant. Pigault me sut gré de ma démarche dans cette occasion , pour lui avoir rendu les derniers devoirs; j'étais au-dessus de ces méchancetés; j'avais le bonheur d'être lié avec plusieurs littérateurs haut placés; je crois pouvoir assurer le public que ceux qui sont décédés , et les vivants surtout, ne me démentiront pas ; j'ai toujours eu avec eux tous une conduite franche et loyale, je ne me targue pas de cela, je n'ai fait que mon devoir et rien de plus. Je ne parlerai pas de quelques drôles que j'ai rencontré dans ma longue carrière , leur nombre ne va pas à six.

Dorvigny était fils naturel de Louis XV, non reconnu, etd'uneArchambeau. Il fut baptisé à Saint- Germain -F Auxerrois le 22 avril 1743; n'étant pas né auParc-aux-cerfs, il y mettait un certain honneur. Élevé à la cour sous le nom d'un comte polonais, il n'a jamais connu sa mère ; il se souvenait bien qu'une dame de haut

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