‹ Souvenirs de jeunesse, 1828-1835Chapitre 30 sur 41 · Voir Vlnli'dduclion, p. IM · texte numérisé non relu

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nonçait un sens droit, un jucrement solide, toutes les qualités delà mère de famille, bien plutôt que celles de l'auteur.

Elle était bien supérieure sous ce rapport à *** sa rivale pour la fécondité, mais bien au-dessous d'elle et comme auteur, et comme femme. J'ai connu peu de femmes plus affectées dans leurs manières, plus factices dans leurs sentiments, plus fades dans leur conversation. Il parait qu'elle ne s'était pas contenté d'écrire des romans, mais qu'elle en avait fait elle-même. 11 lui était resté de ses aventures un genre mélancolique et romanesque qui fatigue bientôt dans le commerce de la vie, et qui lui donnait habituellement l'air d'une héroïne de roman. Je crois qu'elle faisait tous ses efforts pour mourir de chagrin et d'amour, mais elle n'y pouvait réussir.

La duchesse d'Anhalt était sœur du feu roi de Prusse. Elle s'était convertie avec le duc son mari à la foi catholique ; et cette conversion avait beaucoup contrarié le roi son frère, qui se posait à cette époque comme le pontife du protestantisme. Les deux époux, animés de ce zèle qu'inspire toujours une foi vive et profonde, avaient formé dans leur résidence une petite communauté catholique, gouvernée par deux Jésuites que le pape Léon XII avait envoyés comme vicaires à Kôthen, se réservant le titre de curé de cette paroisse naissante. Après la mort de son mari, qui malheureusement ne laissait pas d'enfant, la duchesse douairière vint s'établir à Vienne, accompagnée du P. Becks qu'elle introduisit ainsi en contrebande dans la capitale de l'Autriche où aucun disciple de Loyola ne pouvait mettre le pied. Mais il était difficile de refuser à une princesse souveraine la faculté d'amener avec elle son confesseur. Je n'ai jamais douté qu'elle ne fût venue à Vienne avec le dessein bien arrêté de travailler

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au rétablissement de l'institut des Jésuites dans l(;s I^tats autricliiens, spécialement à Vienne, où la direction de l'Ecole des Cadets, fondée par Marie- Thérèse et g-ouvernée par les Piaristes ou Frères des Ecoles pies, aurait pu leur être conliée avec d'immenses avantages pour la religion et le pays luimême. Les Jésuites étaient déjà établis en (lalieie, où l'empereur François les avait reçus, lorsqu'ils avaient été obligés de quitter la Russie; et ils y avaient fondé à Tarnapol un collège dans lequel était élevée la plus grande ])artie de la haute noblesse du pays. Mais leur introduction dans l'Autriche proprement dite souffrait les plus grandes dilïicullés, tant de la part de l'aristocratie que de la part des employés et du clergé môme, dont les tendances ultra-gallicanes redoutaient les principes et l'inllucnce de la Société de Jésus.

Celle-ci n'avait point d'adversaires plus déclarés que les ordres religieux, plongés pour la j)lupart dans la mollesse et l'oisiveté, et dont plusieurs, loin de servira l'édification des fidèles, étaient pour eux au contraire un objet de scandale. On comprend que des religieux ainsi dégénérés, vivant pour la plupart sans règle et sans frein, infectés des opinions qu'avait introduites en Autriche la prétendue l'éforme de Joseph II, dussent craindre les principes et plus encore les exemples d'une société pieuse, savante, dévoué à l'Eglise et au Saint-Siège, et fidèle jusqu'au scrupule à l'esprit de sa profession. Mais on comprend aussi que c'était un pieux dessein et une entrciprise souverainement agréable à Dieu, que d'essayer de procurer à la vigne du Seigneur des ouvriers aussi habiles et aussi diligents.

Personne ne convenait mieux jiour celte entreprise que la duchesse d'Anhalt et le P. Becks, son confesseui". La première, comme piincesse souveraine.

était admise partout, et avait ses entrées à la cour chez l'impératrice et les archiduchesses. Elle pouvait par un mot dit avec adresse, par une conversation habile et prudente, effacer peu à peu dans J'esprit de ceux qu'elle voyait les préjugés qu'ils avaient conçus à l'égard des Jésuites. Le second, doué d'une prudence et d'une habileté peu communes, sachant mesurer ses pas et ses démarches, et, ce qui est bien plus avantageux encore, sachant attendre aussi longtemps qu'il le fallait le moment favorable, pouvait, dans ses entretiens avec les personnes qui venaient visiter la princesse, exercer une influence lente mais sûre, et qui devait triompher tôt ou tard.

Le P. Becks était un homme froid, grave, plein de tact, de mesure, de jugement et de ce bon sens pratique qui donne la connaissance des hommes et qui apprend à les manier. Il parlait peu et lentement: il n'avait rien de brillant, ni dans l'esprit, ni dans les formes extérieures ; mais il avait plutôt les apparences des défauts qu'on reproche aux Jésuites. Si on avait voulu le juger par le dehors, un esprit prévenu l'aurait pris pour un homme fin, cauteleux et dissimulé. Mais ces apparences tenaient à la réserve qu'il s'était imposée, et que lui prescrivait d'ailleurs la position délicate où il se trouvait. Dans un temps comme le nôtre, avec la légèreté de nos mœurs et de nos habitudes, un homme grave, réfléchi et réservé passe facilement pour un esprit dissimulé, et c'est là qu'il faut en partie chercher la cause des reproches qu'on adresse aux Jésuites sous ce rapj»ort.

Le dévouement de la princesse à la cause qu'elle avait embrassée, sa soumission, sa déférence, son respect pour le P. Becks étaient dignes d'admiration. Et la manière dont celui-ci recevait ces témoignages inspirés par la reconnaissance lui faisait autant d'honneur qu'à son illustre pénitente. Les

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relatit)iis «jui existaient ciitri' ces deux âmes étaient (lionnes, graves, j)loines de convenance et d'une chaste délicatesse. On n'y apercevait aucun mélange de familiarité. C'était toujours un(! pénitente on présence de son ccjnl'esseur. (^uand la j)rinces8(; rc^cevait quelqu'un à dinar, le P. Becks n'arrivait qu'au moment du repas, et se retirait pou de temps après. On vovait ([u'il évitait avec soin tout ce ([ui aurait pu affaiblir en lui l'esprit de recueillem('nt et lui l'aire jxîrdre les avantagera précieux de sa vocation.

Je fus présenté à Son Altesse, et, quelques jours plus tard, je dînai chez elle avec Jarke. Elh; lut bonne, simple et prévenante avec moi. Je lui trouvai une grande ressemblance dans les traits avec le roi de Prusse, son frère. Elle avait toute la ferveur et tout le zèle d'une néophyte, et no perdait jamais de vue le but qu'elle s'était pioposé, et qu'elle; a fini par atteindre en partie, tant l'homme est fort quand il n'a qu'une pensée, et qu'il y consacre toute l'activité do son esprit et de son cœur. Après le dîner, elle s'occupait en causant à faii-e des chapelets, qu'elle distribuait ensuite, après les avoir fait bénir par le Pape. Elle savait très bicui allier la bonté et la simplicité qu'inspire la ])i(''té chn'tieMMe, à la dignité et à la réserve que lui commandait sa position. Mes relations avec elle seraient devenues plus intimées, si je ne m'étais laissé piv-vcMiir contre elle par une femme en qui j'avais alors une grande confiance et qui no l'aimait pas.

C'était la comtesse L..., qui appartenait à un type qu'on ne trouve qu'en Pologne, ou la Providimce semble avoir établi sur une grande échelle l'ordid et la hiérarchie que le bienheureux Robert d'Arbrissol avait prescrite dans son institut. I"]lle avait l'organisation physique de la fenuue au suprême degré et la constitution morale do l'homme. Son corps

semblait un tissu de nerfs fins et déliés comme les rayons de la lumière. Vous eussiez dit qu'elle n'avait ni sang, ni muscles, tant elle était faible^ délicate et fragile. Un souflle aurait renversé son corps plus frêle que le plus mince roseau. Mais l'indomptable énergie de son àme aurait défié tous les obstacles et bravé toutes les difficultés. Je n'ai jamais vu tant de force de volonté dans un corps si chétif, et à côté d'une imagination aussi mobile. Plus impressionnable qu'un enfant, elle gardait intacte la souveraineté de sa volonté au milieu des fluctuations perpétuelles de son imagination. Sa constitution nerveuse et maladive la rendait sensible aux plus légères modifications de l'atmosphère. Comme beaucoup de grandes dames de son pays, ses doigts étaient dans une inaction complète; et elle passait les jours au lit quand elle était mourante, ou sur son canapé quand elle était vivante. Car, au physique comme au moral, elle ne connaissait point les intermédiaires. Quand elle souffrait, elle mourait. Mais, deux ou trois jours après, elle reprenait sa fiévreuse activité et reprenait le fil de ses intrigues. Ses compatriotes la craignaient : elle était un objet de terreur pour les femmes et de défiance pour les hommes^ pour tous un être mystérieux, insaisissable, sans sexe, une espèce de sphinx, dont la vie et le caractère étaient une énigme, et qui n'avait montré à personne le fond de sa pensée. Les uns la croyaient affiliée à la police russe et très hostile à la cause polonaise. Les autres, au contraire, exaltaient son patriotisme. Ceux-ci la croyaient gagnée aux Jésuites; ceux-là, au contraire, la regardaient comme leur étant très opposée. Pour les uns, c'était un ange de piété; pour les autres, un esprit fort. Ce qu'il y a de vrai, c'est qu'elle n'était ni l'un ni l'autre, ou plutôt qu'elle était l'un et l'autre successivement selon les occur-

rciUTs. Elle ùtait elle, et elle n'a jamais été autre t'iioso. Elle n'a jamais appartenu à (l'autre quV'/ soi. Jamais elle n'est sortie de soi, ni par l'amour, ni par la confianco, ni par l'amitié : aimer, pour elle, c'(''tait dominer, absorber le cœur «pii se donnait à elle, le dessécher, l'épuiser, le tourmenter, le réduire l'i rimpuissanee et à l'esclavage, l'animer de sa propre vie, lui imprimer ses pensées, ses sentiments, ses préjugés, ses aiïections et ses haines, comme on grave une empreinte sur une cire molle. Malheur à celui qui essayait de lui résister; elle le brisait comme on brise un verre, et passait en quelques jours de l'enthousiasme à l'oubli. Elle aimait ceux qui se livraient à elle, et punissait par les soupçons les plus injurieux et par les défiances les plus injustes ceux qui échappaient à sa puissance. Du fond de son salon, elle préparait de vastes projets, qu'elle défaisait et refaisait sans cesse pour occuper la di'-vorante activité de son esprit. Sans voir le monde quelle détestait, parce qu'elle n'y brillait pas, elle savait tout et devinait ce qu'on voulait lui cacher. Puis son imagination brodait sui' ce canevas les dessins les plus bizarres, amplifiant, exagérant les moindres détails, et portant à des proportions colossah'S les choses les plus frivoles. Pleine du sentiment de sa personnalité et accoutumée h tout rapporter à soi, elle était persuadée que les autres l'observaient autant qu'elle s'observait elle-même, que les Jésuites intriguaient contre elle, que le nonce la craignait, que la police la surveillait, que le gouvernement russe redoutait son influence ; que sais-j(; ':' 11 n'(!st point de suppositions qu'elle ne fit, une fois lancée dans le champ des conj(!ctures.

Toute femme qui pouvait exercei" une influence quelconque OU contrc-balancer la sienne, était jiour elle un ennemi qu'elle cherchait à combattre, soit

ouvertement, soit par la voie des insinuations et des réticences. Un mais... accompagné d'un geste de la tête que rien ne saurait traduire, produisait dans ces circonstances un effet merv^eilleux. Accablée de dettes et donnant toujours, elle ne dépensait presque rien pour elle, vivait simplement, ne recevait que des amis avec lesquels elle ne Taisait aucune cérémonie, avait le plus profond mépris pour la toilette, et portait jusqu'à l'excès la négligence sur ce point. Poursuivie par les fournisseurs ou les prêteurs, elle était contrainte de faire de nouvelles dettes pour payer les anciennes, et ne laissera probablement pas après sa mort de quoi se faire enterrer. Quoiqu'elle fût peu aimée, et généralement redoutée, elle exerçait, par la puissance magnétique de son esprit, une sorte d'attraction irrésistible sur ceux même qui étaient le plus en garde contre elle. Et, peu à peu, elle vous tirait du fond du cœur jusqu'à votre dernier secret. Peu de femmes ont reçu plus de coniidences qu'elle. Elle semblait non seulement ne pas les rechercher, mais les éviter, et aiguisait ainsi la confiance de ceux qui s'entretenaient avec elle. Les esprits médiocres et légers pouvaient seuls échapper à ses séductions, dont la puissance, par un singulier privilège, augmentait en proportion du degré d'intelligence de ceux sur qui elle l'essayait. Les hommes succombaient encore plus vite que les femmes, les jeunes donnaient dans le piège au bout de quelques minutes. Et pourtant elle n'était pas joli'e. Sa figure, au contraire, était plutôt désagréable. La lèvre supérieure avançait beaucoup sur l'autre, et l'intervalle entre la bouche et la base du nez était considérable. Ces deux signes annonçaient au physionomiste une volonté indomptable et un amour infini de la domination. Mais sa voix vibrait comme la corde d'une harpe et produisait en ceux qui l'écoutaient comme

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une secoufi.s(* ('lectrique. Qii;in«l elle chantait ons'ac- (•(»ni|>a<4niiiit hui" le jtiano, vous croyi»'/- <'nt<'n(lre un ange. Il y avait comme des larmes dans s;i voix : les Kons qui s'échappaient do ses lèvres ressemblaient à des soupirs mi'lodieu.v inspirés j)ar la prière. Ses lèvres sentroux raient à [leint; ; ses doigts erfl(!uraient les touches du piano avec une inexprimable légèreté. Vous auriez dit une harpe éolieniio caressée par le vent. Mais de ces lèvres presque fermcics, de ces touches à peine agitées, il sortait des sons si doux, si veloutés, si profonds, qu'ils vous plongeaient dans une sorte d'extase. Elle chantait du piano plutôt quelle n'en jouait. Car, sous ses doigts, ci^t instrument si léger, si pou sérieux, si sautillant, pi'enait une expression tendre et ses sons ressemblaient à un chant. Elle avait été célèbre comme: nnisiciennci dans sa jeunesse. Mais, depuis longtemps, elle ne jouait que très rarement, et pour donner le dernier coup à ceux qu'elle voulait conquc-rir. Cette femme extraordinaire avait un tahmt merveilleux pour apprivoiser les caractères les plus féroces. Son mari, qu'elle avait épousé sansFaimer, était renommt' dans toute la Pologne pour la violence de son caractère : elle en avait fait un agneau. Le grand-duc Constantin lui-même, ce tigre d(''gnisé en homme, avait subi son iniluence et recherché j)lus d'une fois ses conseils. Elle l'avait connu par la princesse Lorricz, sa femme, avec qui elle était très litWj. Car elle s'attachait de prél'érence à ceux qui, par leur position ou leur intellig(!uce, pouvaient olTrir à son activité un but digne d'(!ll(\ (]'est pour cela que ]>lus lard elli; s"((tait liée avec la duchesse d'Anlialt. .Mais comme son influence ne pouvait lutter contre celle du P. Hecks, elle s'était bientôt éloignée d'elle et peul-ôtrc son animosité c(jntro les .b'suites venait-elle «mi partie de C(^tte circonstanee on ils l'taieul assurément bien innocents.

Mais, chez les femmes de ce caractère, les impressions les plus profondes et les plus opiniâtres viennent souvent de causes bien frivoles et qu'elles se cachent à elles-mêmes,

La femme qu'elle aimait le plus parce que c'était celle qui s'abandonnait davantage à son influence, c'était la duchesse de Lucques, filh- du feu roi de Sardaigne et soiur jumelle do l'imjjératrice d'Autriche. C'était une femme angélique, d'une beauté et d'une grâce parfaites, d'une admirable douceur de caractère. Ses dispositions à la piété avaient encore été développées par les peines profondes et secrètes qui accablaient sonàmc. Et comme elle ne pouvait avoir que Dieu pour confident de ses douleurs, le malheur l'avait rapprochée de lui et l'avait rendue plus docile à sa grâce. Pauvre femme! elle souffrait comme épouse, elle soulfrait comme mère ; et ses affections les plus profondes étaient devenues pour elle comme autant d'épines qui ensanglantaient son âme. La comtesse L... avait gagné sa conliance et était la dépositaire de tous les secrets qu'elle pouvait confier à d'autres qu'à Dieu. Elle avait esjiéré pendant quelque tem)>s soumettre à son influence le duc de Lucques, mais elle s'était bientôt aperçue qu'il n'y avait rien à gagner avec un homme aussi léger d'esprit et de caractèi'e et dont les excentricité'S faisaient craindre parfois qu'il n'eût pas la plénitude de ses facultés.

C'est chez elle que j'ai connu le prince de Hohenlohe, quand il venait à Vienne. Nos dévotes, en le -voyant, auraient été bien étonnées d'apprendre que c'tHait là ce prêtre qui faisait tant de miracles, et dont les prières guérissaient tant de malades. Il n'avait nullement l'e.xtéricmr ni les manières d'un thaumaturge. C'était un prêtre excellent, plein de foi, attaché à ses devoirs, mais dont la piété, à en juger par les apparences, aurait passé chez nous pour très

ordiniiirc. 11 ne portait la soutane i[nii Véf:;\\se. On le trouvait chez lui vêtu d'une belle robe de clianibrc, assis sur un sopha et fumant, dans une longue pipe, d'cxcollonl fnbncdo [I(»iii;rie. Le soir, il allail ])r('n<lr(' le thé dans (picl(|ut' salon où il savait (Mre aimable, sans jamais s'écarter des convenances de son état. Ses manières, comme celles de la jdupart des jirélres en Allemagne, manquaient de gravité et de dignité. Il était, je crois, plus étonné que personne de sa renommée ; et loin de se poser comme thaumaturge, Topinion qu'on avait de lui sous ce rap[)Oi't semblait le gêner au contraire.

Elle voyait aussi très souvent Tabbé Horni, un respectable prêtre, directeur du séminaire de Vienne, qui gémissait en secret sur le di'plorable état de TEglise en Autriche, sur l'impuissance à laquelle une législation inepte et tracassière condamnait son ministère et sur l'inefficacité de ses elïorts peur allumer un peu le feu sacn'' dans les jeunes âmes qui lui étaient confi(''es. Sa position, ses raj)ports, le désir même de ne pas rendre trop difficile le bien qu'il pouvait faire, lui avaient imposé une prudence et uneréserve (jui lui étaient devenues comme naturelles et qu'il poussait cjuelquefois jusqu'à la timidité.

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