SUIVEMKS 1)K ji:uM:8t«i
avec elle sa lillc atlullcrinc, Cécile, née à I^aris vers lycS/'j, revenue a j)rès mille vicissitudes auprès de sa mère, qui, sous un nom supposé, la (il élever avec ses autres filles. La distinction de Cécile, les chaiines de son esprit, la beauté de sa voix, lui valurent, parmi beaucoup d'autres hommages, ceux de son propre tVci-e, (jui, sans la connaître, voulut l'épouser, et ]tlus tard, du t/.ar Alexandre, qui lui avait voué un culte, auquel il resta (idèle jusqu'à la fin de sa vie.
En compagnie d'Ourowski, Eloi Jourdain visita l'Italie, la l'rance et l'Auglclerre, étudiant les hommes, se renseignant sur les idées et sui" les événements, remplissant sa pensée et sa mémoire d'une foule d'observations.
En iS3-S, les deux voyageurs se séparèrent, Eloi Jourdain entretint avec l'ami éloigné une correspondance, qui, par la pente naturelle de sou esprit, se trouva entrahiée vers les questions les plus hautes, et d'oîi sortit le premiei- ouvrage île notre auteur, qu'il signa du pseudonyme de CJiarles Sainte-Eoi : Le Livre des peuples el des rois.
Dans ce livre, Jourdain, par delà les contingences de la politique, envisageait les questions sous leur coté social, nu)ral, jiliilosophiquc et religieux. A tous ceux qui, dans la société, tiennent unr place et ont une r('sj>onsabilité, prêtres, nobles, soldats, inslilul('Ui-s, évr4^ues, peuples, rois, j)ape lui-même, Jourdain donnait des conseils empreints d'uti rljristianisme sincère et actif : « ]\out» avons
voulu, disait-il, ranimer, autant qu'il nous était possible, cet esprit dans le cœur de nos frères; et pour cela nous avons ramené toutes les institutions, toutes les fonctions, tous les droits, tous les devoirs, toutes les professions, au Christ, comme à leur source, à leur principe, à leur exemplaire et à leur fin. »
La forme de l'ouvrage reproduit celle des Paroles d'an croyant ; mais si Jourdain s'est essayé, après Lamennais, aux accents de visionnaire et de prophète, il n'a pu lui prendre son lyrisme éclatant, ses images hautaines, sa puissante originalité.
Entre les peuples et les rois, l'auteur s'efforce de tenir la balance égale : ceux-ci, il les met en garde contre les abus ; à ceux-là, M apprend à se défier des révolutions. Pourtant, dans cette réconciliation du pouvoir et de la liberté, l'on entend vibrer comme un écho des anathèmes enllammés, qui partaient de la Chesnaie contre les tyrans.
L'influence de Lamennais se manifeste encore dans les préoccupations sociales : Sainte-Foi a lu les Paroles cl un croyant et le Livre du peuple, parus au temps où Thiers, pour ridiculiser Lamartine veaant siéger à la Chambre, s'écriait sur un ton de suffisance ironique : « Voilà le parti social qui entre. » C'est en vain que Jourdain a rompu avec le maître devenu hérétique ; la généreuse pitié que le cœur de Lamennais épandait sur les déshérités de la vie, anime encore l'ancien disciple, qui s'écrie : « Le riche pille le pauvre, et on le laisse faire parce qu'il est riche, le fort opprime le faible, et on n'ose le condamner parce qu'il est fort. Mais si le pauvre prend, au riche un morceau de pain, il est
jugé coiiime un voleur; cl si le faible se défend contre le fort, il est condamné comme un séditieux. »
De môme c'est renseignement de Lamennais qui a révélé à Jourdain la conceplion d'une France, vers laquelle se tournent les yeux des peuples foulés par un vainqueur barbare : « France, dit-il, élargis ton amour et dilate tes entrailles, car voici qu'il t'arrive des malheureux et des opprimés de toutes les parties de la terre. L'homme du Nord et celui du Midi viennent te demander à la fois un asile ; et tous les peuples de l'Europe se reconnaissent pour frères sur ton sol, et ne forment plus qu'une seule et même famille, sous la puissante protection de tes lois et de ta gloire. «
Lamennais lui avait appris à voir dans Rome le symbole de la lumière pour les nations du moyen âge, le centre de foi et d'amour, d'où est sortie l'idée sublime d'associer tous les peuples dans un môme intérêt comme ils l'étaient déjà dans une même croyance. yVussi ilit-il à son tour: «Que reprochez-vous à Rome, o peuples de la terre ? N'a-t-elle pas été le berceau de votre histoire ? Pouvez- vous regarder en arrière sans que vos souvenirs rencontrent sa charité ? Quand vos constitutions se sont-elles formées ? Quand ont-elles disparu ? Oui les a protégées? Qui les a délruitcs? Lors(iue vous étiez esclaves, qui vous a rendus serfs? Lorsque vous étiez serfs, cpii a poussé les rois et les seigncuis h vous alTranehir ? »
Ce livre est donc, en même temj)s cpie le n'-sumé des observations faites par Jourdain au cours de ses voyages, un hommage au maître, qui avait ébranlé
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sa jeune imagination et préparé l'essor fécond de sa pensée. Ne nous étonnons donc pas si le chapitre le plus ému de l'ouvrage est une prière pour « l'homme de génie dont l'Eglise pleure aujourd'hui la perte » : « Vous lui pardonnerez, dit-il au Seigneur, parce que beaucoup ont été injustes envers lui; et vous lui serez indulgent, parce que plusieurs lui ont été ingrats. Et l'injustice a révolté son âme, parce qu'elle était droite ; et l'ingratitude a aigri son cœur, parce qu'il sentait profondément. Vous le ramènerez à vous, parce qu'il vous en a ramené plusieurs; et vous le rendrez à votre Eglise, parce qu'il l'a défendue... La vérité reviendra le chercher, parce qu'il l'a aimée ; et elle lui dira : Reconnaismoi, je suis ta fiancée. Et il la reconnaîtra ; et il lui tendra la main, et ils marcheront ensemble, comme il était autrefois. »
Lorsque, en iS/jO, les anciens rédacteurs du premier Correspondant se groupèrent de nouveau pour opposer «l'enseignement immuable de TEglise » à u l'anarchie intellectuelle et morale », où se poursuivait la dissolution de la société, Charles Sainte-Foi travailla à la rédaction du Nouveau Correspondant avec ses amis, Cazalés, Carné, Henri Gouraud, Montrcuil, Champagny, Eugène Bore et Louis Veuillot.
Sous le titre d'Aphorismes politiques, il y développa des vues philosophiques sur l'histoire et sur
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la destinée des peuples, où parfois il allri^Dail à réloquence.
Dans un article inlilul»' Mn^sionprovidcnliclle de la France, il disait noblement: « Le salut de la France est dans sa foi; crois donc, ô pcîuple! loi en qui Dieu sème toujours, comme dans le meilleur terrain, les germes de vie qui doivent ranimer les nations épuisées. Rappelle en ton Ame ton antique foi ; et de là, elle se répandra comme un levain puissant dans les lois et les institutions, dans le caractère, les habitudes et les mœurs; et la gloire fermentera jusqu'au fond le plus intime de la nation française, et son histoire se soulèvera comme une pAte travaillée par le levain, et tous les peuples, en voyant (îes choses, s'écrieront en levant les yeux.au ciel : Espérons, et consolons-nous; car la France croit, et Dieu la visite dans sa miséricorde et son amour. »
Mais déjà Charles Sainte-Foi avait commencé la série de ses Heures sérieuses {d'un Jeune homme, du Jeune âge, d'une Jeune personne, d'une Jeune femme, etc), modestes pui)li<'ali<)ns, qui, mieux que les grands livres, servirent son ambition de faire du bien aux Ames, de consoler quelques douleurs, d'inspirer de bonnes actions, d'élever les ))cnsées au-dessus de la terre et des intérêts matériels : « Vos fonctions sont sublimes, disait-il aux écrivains, en 1 838... Si vous mentez A votre conscience!, si vous cherchez moins A enseigner qjiA jilaire; si vous llattez les passions au lieu de les diriger ; oh ! vous n'êtes point les pasteurs des ])cuples. ni les anges des nations : mais vous n'en êtes que les valets et les esclaves. » Pour sa part, il se plut h
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rédiger ces petits livres, qui, plus sûrement que ses Essais de philosophie métaphifsiqne, auxquels il renonça bientôt, trouvèrent des lecteurs dans tous les âges et dans toutes les classes de la société. Les Heures sérieuses crun jeune homme devinrent pour la plus grande partie de la jeunesse catholique, le livre préféré, qui, des heures de la première communion à celles de la virilité, aida les cœurs à triompher des séductions mauvaises et des faux plaisirs. Les Heures sérieuses cl' une Jeune femme entrèrent dans la plupart des corbeilles de noce, et les nouvelles mariées s'y instruisirent de leurs devoirs, de la nécessité de Tesprit de sacrifice, et de toutes les vertus qui font la dignité de la femme et la préparent à la mission si noble de la maternité. Les Heures sérieuses cF une Jeune personne reprenaient le même thème, allégé de certaines considérations que la prudence conseille de taire dans un âge où le cœur risque d'être la dupe de l'imagination, oi^i la volonté trop souvent obéit aux suggestions de la sensibilité. Avec quel tact l'auteur peignait les charmes de la jeunesse, « cette joie pure, franche et pleine de candeur, qui prenait sa source dans l'innocence du cœur, dans les témoignages d'une bonne conscience » !
Un juge délicat caractérise ainsi ces diverses Heures sérieuses : « Tenant à la fois et du charme du genre ascétique et de la solidité des ouvrages de doctrines, elles conviennent également aux âmes recueillies qui savent déjà goûter les douceurs de la piété et aux personnes plus distraites par la vie du monde dont l'intelligence a besoin d'être frappée par quelque idée d'un ordre supérieur, par un
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raisonncmonl qui les engage à rétlôcliir, à engager leur cœur cl à leur apprendre qu'il y a autre chose à aimer que des biens })érissHbles K »
Dans l'intervalle de ces publications, Charles Sainte-Foi participait à Lyon à la création de 17ns- ////// culholi(jiu\ et à Paris à la fondation du dorreapondanl.
Vers iH/jO de jeunes Lyonnais, unis par leurs croyances et par leurs aspirations, se rassemblaient chaque soir dans des causeries intimes: bientôt ils se formèrent en association, l'Institut catholique, et se donnèrent pour but : « i"de favoriser le développement et de nourrir le goût des études religieuses en particulier et de toutes les éludes graves en général ; 2'' de travailler à répandre les doctrines catholiques et à les défendre contre toute attaque. »
Toutes les fois qu'un catholique illustre, Lacordiare, le P. de Ravignan, traversait Lyon, cesjcunes gens l'invitaient à venir au milieu d'eux, et à les entretenir de leur programme de régénération intellectuelle cl religieuse. Kn iS-'i^, ils eurent l'idée de fonderunc Revue. Surcesenlrefailes,CharlesSaintc- Foi s'arrêtait à Lyon : on lui demanda sa collaboration. La réponse de Sainlc-Foi parut en tôle du premier numéro; il acceptait comme un honneur le litre de membre de l'Institut catholique, et promettait d'envoyer quelques articles h la nouvelle Revue-. « Il y a, disail-il, peu de villes assurément
1. HkHicumond dkVaulx, préface Ac^Dcrnières Ueiiresscrieiises,
p. VII.
2. L'Inslilul rnllinlique, revue religieuse, philosophique, scienlili<liuv arlisliqiie et lillérairc, a paru de \i^i'2h ISl."); la collcrtioii fcu'ine 7 vol. iii-8.
en France, où l'association vers le bien soit aussi facile qu'à Lyon, la ville des aumônes et des bonnes œuvres, car il en est peu oii il y ait un aussi grand nombre d'hommes religieux, animés d'une même pensée, tendant au même but, et disposés à s'unir pour l'atteindre plus vite et plus sûrement. »
Sa collaboration ne fut pas très active ; du moins s'honora-t-il de laisser figurer son nom sur la liste des membres de l'Institut catholique de Lyon '.
Charles Sainte-Foi participa aussi à la fondation du Correspondant, qui Y^avutlc lojanvier i843, et qui s'est continué sans interruplion jusqu'à nos jours. Ses articles, sur le P. Lacordaire, sur les Institutions liturgiques de dom Guéranger, sur le probabilisme prouvèrent que son esprit n'avait rien perdu de sa vigueur, à descendre au niveau des manuels de piété.
Mous ne nous arrêterons pas au Livre des âmes ou La oie du chrétien sanctifiéepar la prière et par la méditation (1840)'-.
Mais nous dirons quelques mots de la Théologie à r usage des gens du monde, que l'archevêque de Bordeaux, Mgr Donnet, déclarait d'une « ortho-
1. Parmi les membres titulaires ou correspondant^J, nous relevons les noms de Ballanche, d'Henri de Bonald, de Blanc Saint-Bonnet, du marquis de Cavour (qui fit connaître à la société les travaux de Rosmini), de Lacordaire, de l'abbé Noirot (célèbre professeur de philosophie), dOzanam, de Reboul (de Nîmes), de Silvio Pellico. Le cardinal de Bonald avait accepté le titre de président perpétuel.
2. En adressant la 2' édition au cardinal Donnet, archevêque de Bordeaux, il écrivait: « C'est un livre de méditations et de prières que je puis vanter sans vanité, puisque je n'ai guère eu d'autre mérite que celui de choisir dans les ouvrages de Bossuet et des saints ce qui m'a paru le plus beau et le plus onctueux. >> (26 juin 1850.) Lettre inédile, due à l'obligeante communication de M. le docteur Mondan, neveu de Mgr Doimct.
soivKNfRs m: JKUNEssi:
doxie parfaite », et ({ue le cardinal Gousset recommandait comme utile <• à ceux qui désiraient avoir une connaissance exacte de la relig-ion, de ses dogmes, de son culte et de sa morale ». dette Théolofjie parut suspecte aux jansénistes de Lyon, et l'un d'eux écrivait : <( Composée par un homme du monde {c'e»[ l'auleur qui se qualifie ainsi), à rrifiarjc des r/ensdu monde, cette théologie ne jtouvait être que mondaine, et elle l'est en mille endroits... En morale il adopte leprohabilisme liguorien; en dogme, il met souvent la bonne foi au-dessus et à la place de la foi, jusqu\^ recommander expressément comme une faute à éviter de ne pas entrer en dispute avec les proleslanls de bonne foi, dans la crainte de les tirer de leur bonne foi, dans la crainte de les i-amener au catholicisme... En un mot, cet ouvrage renferme tout le venin du berruyerismc et du molinisme le plus relâché '. »
Nous avons tenu à citer cette critique, «pii fut en partie reproduite par la Bévue ecclésia»li(/ne, parce qu'elle révèle un état d'Ame très rare au dix-neuvième siècle. Molina, Berruyer, Liguori,([uelesjansénistes ont toujours considérés comme les patrons de la morale relâchée, avaient donc inspiré celle Théologie ; mais les gens du monde n'y regardèrent pas de si près, et, comme autrefois dans Vlniroduclion à ht vie dévole du doux et tolérant François de Sale, la j)iété mondaine y trouva un idéal ({ni, sans se hausser ù la perfection des saints, s'a<laplail à ses aspirations.
1. LcMro ilii 1.". Mitùl 1X4.") (!)r4hives de In I'(Mil<' liulisi' do I,vnn\
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En 1848, Charles Sainte-Foi fit paraître : le Chrétien dans le monde, étude sur les devoirs du chrétien dans la famille et dans la vie publicfue, et un traité des Devoirs envers les pauvres, 011 il prédit certains événements qui allaient se produire.
Nul, en effet, n'était plus ouvert que Charles Sainte-Foi à toutes les questions d'actualité : à l'école de Lamennais, il avait appris que le devoir consiste, non pas à s'isoler de la vie contemporaine, mais à s'y livrer pour l'orienter vers le bien. Aussi donnait-il son adhésion à cette admirable tentative de Lacordaire, qui, au lendemain de la révolution de 1848, fondait F Ere nouvelle pour réconcilier la religion et la liberté. C'était l'ancien programme de /'/ii'en/r débarrassé des exagérations qui avaient été dénoncées dans l'encyclique Mirari vos. Le nom de Charles Sainte-Foi voisine sur le prospectus du journal avec ceux de Lacordaire, de l'abbé Maret, d'Ozanam, de Coux, de Lorain, de Labaume, de J. P. Teissier et d'Henri Gouraud.
« La nation, disent les rédacteurs, veut la République. Pourquoi l'empôcherions-nous ? Est-ce que l'Evangile ou l'Eglise ont jamais réprouvé une forme quelconque de gouvernement?... Quelle raison divine y a-t-il de s'opposer à l'établissement d'une République en France ? x\ucune assurément. »
Charles Sainte-Foi était donc fidèle à son passé, quand il s'associait au programme de l'Ere nouvelle : « Nous attendons, disaient ces hommes généreux^ nous devons attendre de la République, qu'elle emploiera sa puissance au soulagement des misères du plus grand nombre de ses enfants... Nous attendons d'elle aussi qu'elle prendra sous sa
proleclion les peuples qui ont perdu leur nationalité par des conquêtes injustes que le temps n'a point ratifiées, et ces autres i)enples (pii, suivant de loin nos exemples, aspirent ù leur alVrancliissement politique et moral. »
Charles Sainte-Foi avait commencé la rédaction de ses Souvenirs (1849), lorsqu'une grave nudadie l'arrêta ; et désormais il se réduisit au rôle plus modeste de traducteur.
Aidé par la collaboration de sa femme, — il s'était marié en i(S/|3, — il prolita de ses connaissances linguistiques pour présenter aux lecteurs français des ouvrages latins, italiens et allemands.
Deux de ces traductions sont particulièrement remarquables : la Mijutitjiie de Gœrres et la Vie de Jésus-Christ, parSepp.
Le livre de Gœrres, qu'un bon juge a appelé « la protestation la plus ferme et la plus vigoureuse que la science catholique ait faite de nos jours contre le rationalisme des temps modernes ' », posait avec éclat l'existence du surnaturel; mais la lecture en était hérissée de diflicultés, et plus d'une fois la traduction en avait été essayée, sans qu'elle ])ùtêtre conduite jusqu'au bout. Sainte-Foi, pour qui les mystères de la symi)oli(pie n'avaient pas de secret, appliqua son admirable connaissance de la langue allemande à la traduction de cet ouvrage obscur et profond.
Sainte-Foi s'exprimait ainsi sur la l'/V de Jésus- Chrisl: « Ce livre a eu un retentissement considérable en Allemagne, et produit des elTels merveil-