GIREY-DUPRÉ
Girey n'était point député, mais écrivain politique, employé par Brissot, comme son collaborateur, dans sa rédaction du Patriote Français.
Il était d'une taille médiocre et d'une figure ordinaire, et devait avoir 24 ans. Son instruction était
des plus remarquables, et son caractère solide autant que gai.
Girey paraissait en rapport habituel de travail avec Barbaroux, qui Taimait beaucoup et l'appelait son aigle, en se comparant plaisamment lui-même à Jupiter. De là le quatrain adressé par le premier au second, à la suite d'une querelle supposée entr'eux :
A Jupin Barbaroux Tespiègle Je donne ma démission ; Je ne suis pas assez dindon Pour être plus longtemps son aigle.
Girey composa pour notre insurrection normande, un hymne calqué sur les formes de la Marseillaisej à TefiFet duquel il ne manquait que d'être aussi heureusement rythmé sur les coupes du chant. Je me rappelle le début :
Enfants de la fiëre Neustrie, Courageux défenseurs des lois, C'est vous qu'implore la patrie; Levez-vous, marchez à sa voix (bis).
Rappelez-vous Taotique gloire Des héros en vous renaissants ; Allez cueillir aux mêmes ebamps Tous les lauriers de la victoire.
On connaît assez généralement le noël satirique où dès longtemps il avait si rudement stygmatisé toutes les hautes renommées de la Montagne. Je me bornerai à en mppeler ces cinq derniers vers :
Pour bercer Tenfant-Dieu
GoUol lit 1 Inconnue ; On siffle, on baille, Tou s'eudort, El Tâne seul veillait encor Quand la pièce fut lue.