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Cet ouvrage doit efifaeer tout ce qui l'a précédé sur ce sujet.
Je crains seulement deux choses :
V Que M. Louis Dubois n'ait un peu fait son héroïne à son image, en lui prêtant une nuance de républicanisme beaucoup plus intense que celle dont il semble qu'elle ait pu s'accommoder ;
2° Qu'il ne l'ait mêlée, un peu au-delà du vrai et du plausible, h des souvenirs, plus ou moins fidèles, de ses relations avec la société Lévêque et de déjeuners de quinze personnes (sans autres femmes), le tout après avoir remarqué, ce qui est d'ailleurs généralement connu, que ce n'était que par hasard qu'on la rencontrait dans le monde ; qu'elle quittait peu M*"* de Bret te ville, sa tante, et que Tune et l'autre vivaient ensemble dans un état de retraite à peu près complet, etc.
Du reste, M. Louis Dubois a pris au sérieux ce que, dans sa lettre à Barbaroux, Charlotte dit de cette revue de M. de Wimpffen, dont le résultat l'avait charmée. 11 ne savait pas quel avait été ce résultat. Je l'ai suffisamment fait connaître ailleurs. Si l'on veut qu'il ait, en effet, charmé Charlotte, il faut apposer qu'elle ne l'a pas compris.
Il existe de Charlotte de Corday beaucoup de pwtraits la plupart composés de fantaisie, et, par conséquent, sans aucun trait de ressemblance.
Le seul qui nous paraisse en avoir assez heureusement rendu l'ensemble, est du peintre Brard, qui Tesquissa dans le trajet de la prison h Féchafaud et
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' racheva ensuite de mémoire. Elle y est peinte dans son négligé de prison et déjà drapée de la chemise rouge des assassins. L'auteur de ce portrait l'avait donné à M. Philippe Delleville, alors Fun des députés du Calvados, et dont la veuve le conserve avec un soin tout particulier.