‹ Souvenirs de l'insurrection normande, dite du fédéralisme, en 1793Chapitre 38 sur 45 · Ww/oiVev, p · texte numérisé non relu

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Quant aux royalistes qui se trouvaient mêlés dans linsurrection, le fait n'est pas douteux. Les témoignages contemporains l'affirment comme Louvet, et les nonibreux fédérés qui suivirent Puisaye en Vendée le prouvent suffisamment. Tous ceux qui fondaient quelque espoir sur la chule de la Convention s'enrôlaient avec les partisans de la Gironde. M. Pezet a dit avec raison qu'on peut éclairer ce moment de notre histoire passée par celle des temps récents * : lorsque, aux fatales journées de juin 1 848, les gardes nationales se levèrent en masse, ce ne furent pas seulement les républicains qui marchèrent sur Paris ; on compta dans leurs rangs des hommes de tous les partis.

Page 46, lig, 19. — Louvet nomme ici un bataillon de la Mayenne dont je n'ai conservé aucun souvenir.

Louvet a raison. Puisaye cite le bataillon de la Mayenne dans le compte rendu que nous avons donné plus haut (voir p. 2ù5) ; il en est aussi question dans les Affiches du Calvados (voir, p. 265. )

Page 48, lig. 1. — M. de Wimpffen. . .

Gomme pour le récit de Louvet, nous avons mis en italique, dans celui de Wirapfl*en, les mots que M. Vaullier a cru devoir changer, et entre crochets ceux quil a omis.

« Bayeux à la fin du XVII I' siècle, p. 30a.

Page 63, lig. 5. — Voici la liste alphabétique de leurs noms. . .

M. VauUier a omis, dans sa liste, les deux noms de Lahaie et de Duval , et il y fait entrer à tort celui de Tex-constituant Boutidoux qui, à la vérité, était venu à Caen, mais en qualité de grenadier dans le bataillon d'ille-et-Viiaine dont il faisait partie ^ On a vu, p. 141, que ce fut lui qui rédigea, le 22 juillet , le dernier arrêté de la Société des Carabots. Boutidoux s'était fait remarquer ix l'Assemblée Constituante. Puisaye fait ainsi son portrait : « Avec une assez mauvaise télé, défaut dont « le malheur et l'âge ont dû le corriger, il avait un cœur excel- « lent, qualité qui ne se perd jamais. » Il ajoute ensuite : « J'ai c( su que, depuis celte époque, il est venu se rejoindre à l'ar- « mée royaliste de Bretagne , pendai l mon premier voyage en « Angleterre ; mais je ne l'y trouvai plus h mon retour. JI avait « signé des préliminaires de pacificalion, et s'élail retiré, par « des principes que j'ai toujours suivis moi-mêfne ; que lors- « qu'on adonné sa parole, il faut la tenir. J'ai souvent entendu « charger son nom d'épithètes peu convenables, suivant l'usage « de lesprit de paiti ; pour moi, je lui déclare qu'il n'a jamais « perdu mon estime, et que c'est avec plaisir que je consigne (( ici les obligations que je lui ai ^. »

L'estime de Puisaye, est-ce bien suffisant ?

1 Archives du Calvados.

' 2 Mémoires de Puisa ye, t. 2, p. 181.

Nous rétablissons la liste des députés réfugiés d'après les Affiches du Calvados du 7 juillet 1793.

Liste des députés qui se trouvent dans le département du

Calvados,

Barbaroux , du département des Bouches-du-Rhône ; Bergoing, de la Gironde; Buzot, de l'Eure; Cussy, du Calvados; Duval, de la Seine inférieure; Giroust, d'Eure-et-Loir; Gorsas, de Seine-et-Oise ; Guadet, de la Gironde; Kervélégan, du Finistère; Lahaie, de la Seine-Inférieure; Larivière, du Calvados; Le Sage, d Eure-et-Loir ; Louvet, du Loiret; Meillan, des Basses-Pyrénées; "Mollevault, delà Meurthe; Pétion, d'Eureet-Loir ; Salles, de la Meurthe ; Valady, de TAveyron.

Page 71, lig, 12. — Girey composa pour notre insurrection Normande un hymne . . .

L'hymne de Girey-Dupré, imprimé d'abord dans les Affiches du Calvados \ puis dans la forme des publications éphémères que les imprimeurs désignent sous le nom de Canards^ et sans la signature de l'auteur ^, a été publié de [nouveau, en 1838, par M. Louis Dubois, à la suite de sa Charlotte Corday % et, en 1847, dans la Revue de Roucn\ par M. André Pottier, sous le titre de la Marseillaise des Normands,

L'article, dont le savant bibliothécaire de Bouen, M. Pottier, a fait précéder cette pièce, renferme plusieurs erreurs, qui nous étonnent de la part d'un homme aussi érudit : d'abord il l'attribue à Biouffe ou à Valady ; ensuite il paraît croire à l'enthousiasme populaire pendant la revue du 7 juillet, puis il ajoute foi

* N« du 30 juin 1793.

2 Collection de M. Abel Vautier.

* P. 71 et suiv.

^ Revue de Rouen^ 18^7, p. 565 et saiv.

au prétendu document historique fourni par WimplTen à Toulongeon, enfin il oublie que le Chant républicain qu'il appelle la Marseillaise des Normands^ a déjà été réédité par M. Dubois, dans le plus répandu de ses livres.

Malgré ces deux réimpressions, nous croyons devoir reproduire encore une fois cette pièce.

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